mercredi 24 décembre 2008

Adolescence au coeur 5 : Noël à Arvida



Chère Tante Béatrice, du haut de votre désormais patelin céleste, vous vous souvenez sans doute, de ce Noël 1976 où moi-même, votre neveu, le fils de votre soeur Stella, fût votre hôte et qu'il vous vint directement de la ville de Québec. Il cherchait alors à se rapprocher de toute sa famille élargie. Cet ado allongé ( J'étais grand et si maigre ! ) rêvait d'un temps des fêtes , entourée d'une trâlée familiale, grouillante, aimante et chaleureuse. Je n'avais pas eu à tordre le bras de mes parents tellement puisque cette période n'était que très peu fêtée dans ma famille, sauf quand les enfants étaient petits. On se couchait tôt...les assiettes du repas se vidaient en un temps record, les conversations n'étaient pas plus palpitante qu'à l'accoutumé, nous quittions la table avec beaucoup d'empressement.
J'avais donc envie, d'aller voir ailleurs..si l'esprit de Noël était encore de ce monde.
Et c'est chez-vous que je me retrouvai.
Je nichai chez mon parrain et ma marraine, qui habitaient cette maison d'Arvida ( aujourd'hui fusionné dans la grande Ville de Saguenay) . Je ne l'avais encore jamais vu. Je leur en connaissais une autre, dans un quartier voisin. C'était la maison paternelle.
Voici la marraine en question.

Et le parrain en question.



Et sa plus jeune.



Sa troisième.

C'est chez toi, ma tante, que nous avions réveillonnés. C'est dans votre grand salon que les étrennes s'échangèrent. Sans Père-Noël, mais avec des robes de chambre, des mononcles, des matantes, des cousins, des cousines...que j'étais si heureux de revoir.
Vous m'aviez accueillis sans chichi. Avec gentillesse et avenance. Comme un des leurs.
Je vois la télévision au fond, et je repense au jeu télévisé de Télémétropole de ces années-là : Qui dit vrai, que nous avions écouté en attendant que tous les invités arrivent.

J'eus l'impression, autour de cette table, cette fois-là, matante, de retomber en enfance, et de vous revoir tous, comme dans le temps où nous habitions, Arvida, avec la famille. C'était agréable comme sentiment. Absolument agréable.

D'autres souvenirs de ce 24 décembre, et de ce séjour, surgissent, à mesure que j'écris.
Ma première fois en ski de fond, les disques d'André Gagnon et de Morricone que Tante Agathe et Oncle Bertrand m'avaient offert.
Le film : tu seras un homme mon fils, sur la musique, avec Tyrone Power que j'avais écouté avec avec mon cousin Jean.
Les recommandations de sa mère, au sujet de la douche, pour ne pas faire de dégats dans la salle de bain, etc...
Ce 24 m'a aussi rappellé celuin que j'avais passé en compagnie de la famille de mon père, quelques années auparavant.
Quand je suis seul, en ce jour, comme cette année, je revis, tout cela, en songe.
Et je me console..un peu.

5 commentaires:

doreus a dit…

Ah! Les inimitables décors des années soixante-dix!

Pourquoi l'ado dégingandé sourit-il plus que tout le monde sur les photos?

atalante a dit…

Pacrce qu'il est gai, voilà tout.

doreus a dit…

Hé hé! Mais il ne le savait pas à l'époque...

Je viens de remarquer que la lampe au-dessus de la table chez ta tante était la même que celle chez mes parents (avant qu'ils installent un plafonnier-ventilateur).

atalante a dit…

Sans vouloir t'offusquer D, La décoration chez tes parents est parfois d'une autre époque. Cela fait son charme, aussi.

doreus a dit…

Je sais... Et je connais la cause de cet état de fait. Elle a pour nom JPP.