mercredi 11 novembre 2009

Le bleu du coeur






Bleu cœur

De la couleur d’un ciel nu
Bleu
Nu-tête
De la couleur du cœur
Les nuages se sont tus
Il n’y a plus de gris
Plus de gris-noir
Sans fins

Il n’y a que du blanc infiniment
Et des anges en cohorte

Du ciel sur la terre
De la mer bleue pure large
A boire
A rire
A horizonner

Il fait bon vivre
Fait vrai vivre
Fait beau à deux

Sans oublier le chant des oiseaux

Il fait deux sur la terre
Doux deux
Deux doux êtres
S’aimentent
Se fermentent
Se creusent dans le feu
Se désabîment
S’allument
Se débrument
Se remplument
Se donnent de l’eau comme du lait
De l’amour comme de l’eau de vie
L’amour-d’air
L’amour d’aide

Ils s’entraiment
S’entraînent dans le bleu de l’eau
De l’autre
Dans le creux de l’aube de l’autre
Dans le bleu cœur

Les larmes de la solitude n’aversent plus
L’espérance à venir est déjà là
La paix coule dans les veines
Comme le sang
Les heures sont des émeraudes à chérir
Les matins des plages de sable
Où l’on s’étend à merveille
Des nuits de cocons à n’en plus finir

La patience à l’attendre éveillé

26-27 décembre 96 – 29 juillet 09






En général, les gens ne comprennent pas grand chose à ma poésie. Cela crée un malaise. Pourtant c'est plein de moi exprimé. Ne pas chercher à comprendre le sens de mes mots me blesse, parfois. C'est comme si on ne voulais pas entendre l'essence de mon être, ma fibre poétique. Enfin...






Je dois avoir hâte de retomber en amour,aussi, en ayant choisi de publier ce texte, aujourd'hui..

mardi 10 novembre 2009

Donner du pain


" Bonjour !
Comment allez-vous ?
Je vous offre du pain ?
Préférez-vous le blanc ou le brun ? "

Mercredi, j'ai passé ma soirée à donner du pain.
Du pain tranché blanc, du brun. Du pain de ménage. Du pain d'épautre.
Pendant deux heures, je donné du pain.
J'ai nourri des corps, mais des âmes aussi.
J'ai vu des yeux s'allumer à la vue des pains.
Au toucher des miches.
Au contact de leurs bienfaiteurs nourrissiers.
J'ai vu des traits s'alléger, se déraidir.
Des sourires naître.
Des êtres renaître.
Parce qu'on leur donnait du pain.
Simplement.

Celui qui manipule des pains, pour les offrir ainsi, ou qui les fabriquent,
sait-il, qu'à chaque fois, il touche à la vie, à la survie, qu'il en perpétue l'essor.
Dans La donation, que j'ai pu voir, hier, il y un personnage qui fait du pain, et en donne quelques uns à Jeanne pour lui signifier qu'il est son allié et qu'il veut devenir son ami.
Ce dernier lui raconte qu'il a quitté la grande ville, interrompu ses études pour relever son père malade à la boulangerie familiale. Et qu'il y est resté après le passage de la grande faucheuse.
Il se sentait utile de faire du pain quotidiennement et de le donner jusqu'à moins faim.

En plus de donner du pain, j'en ferais moi-même si la vie le voulait. Comme elle a voulue, la semaine dernière, que dans le cadre de mon bénévolat pour une banque alimentaire, je sois confiné au déaprtement..du pain..de la donation du pain.

lundi 9 novembre 2009

Pour la commémoration du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, le 9 Novembre 2009



Photographie "The Wall": un mur de poésie...

Une atmosphère sombre, pesante...

Des camps, des barrières, des barbelés...

Mais alors des voix s'élèvent, des lignes s'écrivent,

indéchiffrables messages d'espoir,

à l'encre d'un bleu aussi léger que l'oiseau de paradis...

Le griffonnage vibre, s'amplifie,

se transmet sur l'onde, sur les ondes...

Une fissure apparaît, le flot de la liberté s'engouffre,

le mur de l'incompréhension chute...

Réconciliation entre les peuples,

les hommes de l'Est, ceux de l'Ouest:

L'humanité n'est plus qu'une!

Vingt ans plus tard…

Même combat!

(...)


Claude Delmas

http://claude-delmas.com


La goutte d'eau sait peut-être qu'elle est dans l'Océan

mais sait-elle aussi que l'Océan est en elle?

Dicton oriental

clic clic d'Arvida 1 !

Je me casse la tête en ce moment. Pour faire changement, vous allez me dire. Hihihi !
Je me tracasse un petit peu, car je souhaite ne jamais être ennuyant ici.
Et un simple défilé systématique de diapos, de photographies pourrait être trop ordinaire, non ?
Je ne sais plus.
Ah oui, maintenant je sais.
Parce que je me sens un peu paresseux en ce moment, pour rédiger une longue prose et que je préfères, sur le sujet de mon enfance procéder par thème comme d'habitude, voici ma proposition, cette fois-ci, du moins, je commenterai par mots-clefs interposés.
Bon visionnement des photos, prises par moi, avec l'appareil de mon amie Louise- dans ma foulée de vols, de cet été, j'ai perdu le mien - et bonne lecture, itou.
Tourelou ! :)








Ancien employeur de mon paternel - Boulevard ou rue Lasalle - Derrière chez-nous ou presque -

GrasAncien centre-ville de St-Jacques d'Arvida - Boulevard la Salle- Petit désoeuvrement. Développé juste d'un côté - Surprenant -





Coupes rases bol - Enfance -

Ancien- Teminus - Autocar -

Regardez-moi donc ces cloches !






dimanche 8 novembre 2009

Montréartdéco

Bien peu de gens le savent, mais Montréal compte parmi les plus importantes villes d'architecture Art déco de la planète. Le problème, c'est que ce patrimoine bâti est trop souvent négligé, quand il n'est pas carrément démoli, comme ce fut le cas l'an dernier du mythique Ben's Delicatessen.
«Les gens ne réalisent pas l'importance de cet héritage, souligne Sandra Cohen-Rose, auteure du livre Northern Deco: Art Deco Architecture in Montreal. Au delà de sa valeur historique, c'est une richesse qui pourrait rapporter beaucoup d'argent au plan touristique. Selon Mme Rose, d'autres villes dans le monde exploitent déjà avec succès leur patrimoine Art déco. C'est le cas de South Beach en Floride, de Napier en Nouvelle-Zélande et de Saint-Quentin en France, qui l'ont mis au centre de leurs programmes touristiques.
Avec des lieux aussi connus que le cabaret du Lion d'or, la Casa d'Italia, le Cinéma Empress, le théâtre Le Château, l'église Saint-Esprit, l'Université de Montréal ou le mythique 9e étage de chez Eaton, Montréal a tout ce qu'il faut pour jouer dans les mêmes ligues, croient M. et Mme Cohen-Rose. Mais encore faut-il que le politique s'en soucie, ajoutent-ils.

Si certains de ces édifices sont aujourd'hui protégés (Eaton's, le Château), la plupart ne bénéficient d'aucun statut, ce qui les rend encore vulnérables. Le cas de Ben's, détruit il y a peu, est encore frais dans les mémoires. Mais on pourrait aussi mentionner le théâtre York, le théâtre Snowdon, l'ancien Woolworth. l'ancien Kresge ou l'hôtel Laurentien, que Sandra et Colin ont vu disparaître, en tout ou en partie, pendant le dernier quart de siècle.

Consacré à Paris en 1925, l'Art déco (pour Art décoratif) a connu son heure de gloire jusqu'au milieu des années 50. Fait intéressant, Montréal a adopté très tôt ce style architectural en vogue, parce que plusieurs architectes allaient étudier en France. C'est le cas d'Ernest Cormier, à qui l'on doit certains des plus prestigieux édifices du genre, à commencer par le pavillon central de l'Université de Montréal, son grand oeuvre, dont la construction dura plus de 12 ans.
Autre fait intéressant: l'Art déco canadien avait aussi sa propre couleur, ou plutôt son absence de couleur! Moins flamboyants qu'en Floride et moins mégalo qu'à New York, les constructions montréalaises se caractérisent généralement par leurs dimensions modestes (l'édifice Aldred, sommet du genre, ne fait que 24 étages) et leur côté «pierreux» un peu gris. Ironiquement, ce sont nos églises qui ont été les plus excentriques. Les créations du moine français Dom Bellot, surnommé le «poète de la brique» sont, à ce chapitre, très impressionnantes, notamment l'abbaye Saint-Benoît-du-Lac avec ses mosaïques de briques colorées.
«L'architecture Art déco reflète le contexte social et économique d'une certaine période, souligne Sandra Cohen-Rose. Les églises voyaient gros et cherchaient à se moderniser. On remarque aussi des bas-reliefs très éloquents sur les édifices publics, qui représentent souvent l'époque ou un certain folklore propre à l'histoire du Québec.» C'est pourquoi il est vital de préserver ces bâtiments, conclut-elle. «Ils sont attirants pour les visiteurs, mais aussi importants pour les générations futures qui voudront comprendre d'où l'on vient...»
Jean-Christophe Laurence
La Presse
Montréal art-déco en 13 adresses
1. Pavillon principal de l'Université de Montréal.
2. Oratoire Saint-Joseph.
3. Théâtre Snowdon.
4. Cinéma Empress.
5. Neuvième étage de chez Eaton
6. Pavillon central du Jardin botanique
7. Cabaret le Lion d'or (rue Ontario, angle Papineau)
Cinéma l'Empress
Théâtre Corona
8. Théâtre Le Château (angle Saint-Denis et Bélanger)
9. Casa d'Italia (angle Berri et Jean-Talon)
10. Église Saint-Esprit (angle Rosemont et 8e Avenue)
11. Cinéma Impérial

12. Théâtre Corona




13. Le Théâtre des variétés

Le restaurant du Eaton

Le Cinéma Rialto

Le Cinéma Outremont

La casa d'Italia

Cinéma Snowdon
Cinéma Le Château

samedi 7 novembre 2009

Du confort glacé de l'hiver québécois à la chaleur tragique d'Haïti.




C'est un jury Médicis endeuillé qui a remis, mercredi 4 novembre, ses trois distinctions : romans français, étranger et essai. En 2009, la mort a frappé à deux reprises les jurés avec la mort, en janvier, de Marcel Schneider et, le 9 octobre, de Jacques Chessex. La nomination en juin de Frédéric Mitterrand comme ministre de la culture a aussi privé le prix de l'un de ses membres. L'écrivain et juré Denis Roche étant excusé, ils n'ont été que six à se prononcer. Des épreuves qui n'ont pas empêché de présenter un palmarès plus qu'honorable.

Dany Laferrière, écrivain canadien d'origine haïtienne, a reçu le prix Médicis du roman pour L'Enigme du retour (Grasset). Il a été désigné au premier tour par quatre voix (celles de Christine de Rivoyre, d'Anne Wiazemsky, de Dominique Fernandez et de Patrick Grainville) contre la voix de Michel Braudeau, qui a soutenu Alain Blottière pour Le Tombeau de Tommy(Gallimard), et celle de Pierre Leroy, donnée à Mauvaise fille, de Justine Lévy (Stock).
Le prix Médicis étranger est revenu, à l'unanimité, à l'écrivain américain Dave Eggers pour Le Grand Quoi, et le Médicis essai à Alain Ferry pour Mémoire d'un fou d'Emma (Seuil fiction et compagnie), roman librement inspiré d'Emma Bovary, de Flaubert.


Ecrivain atypique et attachant, Dany Laferrière, né Windsor Kléber à Port-au-Prince en 1953, a quitté, à l'âge de 4 ans, son île natale et a été élevé par sa grand-mère au Québec, début d'un ballottage entre deux patries et deux cultures. L'Enigme du retour est un roman sur la famille, l'exil, l'identité et le temps qui passe. Dans ce livre écrit en alternance en vers libres - d'où une très grande musicalité et poésie -, l'écrivain retourne en Haïti à la suite de la mort de son père, exilé dans les années 1960 par le dictateur Papa Doc.


Auteur d'une vingtaine de livres - pas tous édités en France -, Laferrière est aussi poète, scénariste et cinéaste, après avoir fait ses classes dans le journalisme. Son premier roman, en 1985, s'intitulait Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, et un de ses plus récents, Je suis un écrivain japonais, a provoqué un immense émoi au pays du Soleil-Levant.
Ce qui caractérise Dany Laferrière pour Charles Dantzig, son éditeur chez Grasset, c'est "sa grande élégance de forme". Déjà vendu à 15 000 exemplaires en France, le livre de Laferrière caracole sur les listes de best-sellers au Québec- 20 000 exemplaires pour une population de près de 8 millions d'habitants.
"Ce prix constitue un grand événement pour Haïti, qui va être en ébullition, et, pour le Québec, cela va provoquer une onde de choc dans la francophonie", précise Pascal Assathiany, PDG de la maison canadienne Le Boréal et coéditeur de L'Enigme du retour.


Alain Beuve-Méry

vendredi 6 novembre 2009

Devant la dureté du monde contemporain, la seule issue est de créer des rencontres.





Devant la dureté du monde contemporain, la seule issue est de créer des rencontres. Tel est le message du réalisateur et scénariste Bernard Émond. Voix singulière dans le cinéma québécois, il conclut avec La donation sa trilogie sur les vertus théologales

Après la foi et l'espérance, la charité. Dans La donation , Bernard Émond retrouve le médecin en proie au désespoir de La neuvaine, Jeanne Dion (Élise Guilbault). L'urgentiste montréalaise quitte Westmount pour l'Abitibi, où elle remplace pendant un mois un médecin de campagne, le docteur Rainville.

«La solution que trouve Jeanne à son mal de vivre est le don de soi», dit Bernard Émond, rencontré la semaine dernière. Plus optimiste dans sa résolution que le très sombre Contre toute espérance, La donation n'épargnera toutefois pas à Jeanne des coups du destin.

«Vous savez, on meurt tous à la fin de l'histoire, soutient Bernard Émond, la finitude fait partie de la condition humaine. On peut beaucoup, mais on ne peut pas tout. Dans La donation, il y a une acceptation de cela.»

Auteur de films plus silencieux que bavards, Bernard Émond se montre très disert en entrevue. Passionné par le cinéma, Bernard Émond l'est sans aucun doute. Mais le sujet qui le passionne peut-être au moins autant, c'est le Québec, un sujet que cet anthropologue de formation ne se lasse pas de contempler dans ses évolutions.

«Toute l'idée de la trilogie vient du sentiment de perte que j'éprouve face à la disparition du complexe (culturel) québécois», dit-il. Si La neuvaine était un film inspiré par Sainte-Anne de Beaupré; Contre toute espérance était un film consacré à la banlieue. La donation doit, quant à lui, son existence à l'Abitibi.

En 2005, Bernard Émond accompagne La neuvaine au Festival de cinéma de Rouyn-Noranda. «Une nostalgie profonde s'empare de moi devant le paysage», dit Bernard Émond. «C'est métaphoriquement très fort: cet Abitibi est emblématique de la fin d'une histoire québécoise.»

C'est dans l'ancienne ville minière de Normétal qu'atterrit le docteur Dion, et avec elle, le plateau de tournage de La donation. L'ex-documentariste retrouve la ville où Gilles Groulx avait tourné en 1959 (La ville ne dort pas), mais vidée d'une partie d'elle-même, «comme si quelqu'un flottait dans des vêtements trop grands», selon Émond.

À Normétal, pendant près de deux mois, Bernard Émond tourne dans des «lieux réels», ce qui fait de La donation l'un de ses longs métrages de fiction les plus marqués par le documentaire.

«C'est surtout parce que l'on a pu tourner dans de vrais lieux, dans un hôpital encore en fonction, dans une vraie boulangerie, dans un vrai bureau de médecin», croit-il.

La donation parle donc d'un Québec trop individualiste, d'un monde où les individus sont condamnés à la solitude.

«C'est vrai que c'est un film de rencontres. Le thème du film est vraiment la quête de sens, la rencontre, la transmission. Devant la dureté du monde contemporain, la seule issue est de créer des rencontres», explique Bernard Émond.

Mais c'est aussi de lui-même que parle son dernier film, mettant en parole le reproche souvent adressé à ses films comme à l'Abitibi: l'apparente hostilité.

«C'est beau», dit Jeanne, contemplant le paysage, corrigée par le docteur Rainville: «C'est austère. Y'a beaucoup de gens qui n'aiment pas ça.»

Bernard Émond s'amuse à cette évocation qu'il dit inconsciente. On lui fait remarquer aussi que dans le monde d'Émond, les boulangers sont mélomanes, les intérieurs sont dépourvus de téléviseurs et les patients à l'hôpital lisent tranquillement saint Augustin.

«On ne me refera pas, sourit le cinéaste. Toutes les fois où j'ai voulu mettre des télés, cela a été, sur le plateau, des complications sans fin pour montrer des niaiseries. Pour ce que ça donne! Quant à saint Augustin, c'est un simple hasard.»

Bernard Émond persiste et signe avec sa trilogie. «Ce sont des films qui respectent leur public. On ne fera pas 2 millions au box-office: So what? Ce que j'attends d'une oeuvre d'art, c'est que je puisse chercher quelque chose d'important, un questionnement moral et une expérience esthétique.» Et de revendiquer: «Je ne veux pas plaire. Si je voulais plaire, je ferais autre chose.»

Filmographie de Bernard Émond

Les deux premiers volets de sa trilogie théologale

> La neuvaine (2005)

Jeanne (Élise Guilbault) est le témoin du meurtre d'une femme et de son enfant. Bouleversée par sa propre impuissance, elle quitte Montréal et roule, la nuit, jusqu'à Sainte-Anne de Beaupré où elle rencontre François (Patrick Drolet), qui essaie de sauver sa grand-mère par la prière. Le film a remporté plusieurs prix, dont le Jutra de la meilleure actrice. Patrick Drolet a remporté le Léopard de bronze à Locarno.

> Contre toute espérance (2007)

Un couple (Guylaine Tremblay et Guy Jodoin) emménage dans une nouvelle maison. Les promesses de bonheur se muent vite en grands malheurs : maladie, handicap, chômage. Le désespoir mène le couple dans une voie sans issue. Présenté à Locarno, le film n'a pas remporté de prix, mais a valu à Guylaine Tremblay le Jutra de la meilleure actrice.

Autres fictions:

> La femme qui boit (2002)

> 20h17, rue Darling (2003)

Documentaires:

> Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces (1992)

> L'instant et la patience (1994)

> La terre des autres (1995)

> Le temps et le lieu (2000)

À noter: les éditions Médiaspaul viennent de faire paraître un livre d'entretiens entre Simon Galiero et Bernard Émond. Le cinéaste y revient, entre autres, sur ses années de formation, sa trilogie théologale et son rapport à la culture et à la transmission.


La Presse

Donation d'Émond




Écrit et réalisé par Bernard Émond, le film est la troisième partie d’une trilogie entamée par La neuvaine et poursuivie par Contre toute espérance, et qui illustre les trois vertus que sont la foi, l’espérance et la charité.

La donation raconte l’histoire de Jeanne Dion, une urgentologue de Montréal interprétée par Élise Guilbault, qui accepte d’aller remplacer, pendant quelques semaines, le docteur Rainville, un vieux médecin de Normétal, en Abitibi-Témiscamingue. À la mort de ce dernier, Jeanne devra décider si elle reste ou non au village.

La sortie du long métrage au Québec est prévue pour aujourd'hui-même.


jeudi 5 novembre 2009

Le bon sens sur respirateur


Je connais bien les armes à feu. Je suis témoin des dommages qu’elles peuvent causer. J’ai perdu des consœurs lors de la tuerie à l’École Polytechnique. Et j’ai longtemps côtoyé les familles des victimes pour travailler avec elles dans le but d’améliorer le contrôle des armes. J’ai donc été estomaquée d’apprendre qu’une majorité de députés ont appuyé un projet de loi privé visant l’abolition du registre des armes à feu.L’intention du Parti conservateur d’abolir le registre n’a jamais été un secret.
Depuis ses débuts, lorsqu’il s’appelait le Parti réformiste, l’idéologie «Touche pas à mon arme!» était omniprésente. Or, sans majorité, les nombreuses tentatives des conservateurs pour détruire le registre ne menaient nulle part.Mais qui a besoin d’une majorité quand deux des chefs de l’opposition décident de tourner le dos aux victimes des armes à feu, aux femmes violentées, à la sécurité des générations futures?Michael Ignatieff et Jack Layton ne sont pas naïfs. Ils savent très bien que le projet de loi C-391 est un projet de loi gouvernemental déguisé. En permettant un vote libre, ils ont rendu leurs députés vulnérables aux incroyables pressions du lobby des armes, surtout dans les compté ruraux de l’Ouest.
Les conservateurs ont même diffusé des annonces publicitaires à la radio visant spécifiquement les députés de l’opposition dans ces régions. Le résultat de ce manque de leadership était tout à fait prévisible.Mais, il n’est pas trop tard. Le vote était la deuxième lecture. C’est la troisième qui compte. Si jamais il était temps d’envoyer un message aux libéraux et aux néo-démocrates, ce serait maintenant. Moi, je vais leur demander : Où est votre leadership? Où est votre conscience? Où sont les valeurs de votre parti?
Depuis l’entrée en vigueur des mesures de contrôle plus sévères, les décès par balles au Canada ont systématiquement diminué, passant de 1441 en 1991 à 818 en 2005 — une baisse de 43 % en six ans!Il revient maintenant à messieurs Ignatieff et Layton de décider s’ils veulent maintenir cette tendance, ou s’ils veulent marquer des points avec le lobby des armes au dépend des futures victimes d’armes à feu.

Heidi Rathjen, Montréal

Pour deux certaines directrices..





Jamais encore la vérité ne s'est accrochée au bras d'un intransigeant.

Friedrich Nietzsche


Extrait de Ainsi parlait Zarathoustra