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vendredi 4 mars 2011

ILLUSION DEMOCRATIQUE ?

EGYPTE

TUNISIE

LIBYE



ILLUSION DÉMOCRATIQUE

Ils diront que je suis vacillante
Et même que je suis mourante
Que je perds ma lumière divine
Comme un grand jour qui décline

Ils diront que je suis désabusée
même à l'aube de nouvelles libertés
que je suis faible et lâche
Comme un seigneur sans panache

Ils diront que je suis traîtresse
Et même que j'oppresse
Que je suis sans ombres
comme un astre sombre

Ils diront qu'il n'y a plus d'espoir
Et même qu'il n'y a plus rien à croire
Que je suis décapitée par la mondialisation
moi forgée par la révolution

Ils diront que les politiques
Sont des pantins mécaniques
Et même que les votes
c'est de la camelote

Ils diront que je parade
Et même que je ne suis qu'une façade
Le pouvoir a changer de main
Je suis disent-ils dans le déclin

Ô Vaishali !
La plus ancienne démocratie
Puisses tu entendre ma litanie les hommes, leurs infamies
Ô Vaishali

Puisses tu au fin fond de ton paradis
Faire surgir l'unanime défi contre le feu et la tyrannie

Texte de F. Sall

vendredi 5 mars 2010

Va planter des arbres, Kevin, Va !


(Granby) «Je suis blessé en dedans, je suis craintif, je suis mal dans ma peau. Tu me demandes si je suis prêt à remonter sur scène, je te dis que oui. Il faut que je dise que je suis prêt. Mais non, je ne le suis pas. Si c'était juste de moi, Marie-Ève, je prendrais le temps de me reposer, ce que je n'ai pas eu le temps de faire. Pendant tout ce temps-là, c'était juste les médias.»

Kevin Parent en avait lourd, très lourd sur le coeur, hier, lors de l'entrevue qu'il a accordée à La Voix de l'Est en prévision du spectacle qu'il donnera demain soir au Palace. Le lendemain de sa prestation au Club Soda de Montréal, c'est-à-dire le premier spectacle après son congé forcé dû à une commotion cérébrale causée lors d'une altercation sur la Grande Allée, à Québec.

Car ce n'est pas parce qu'il a finalement déposé une plainte au service de police de la Ville de Québec et qu'il foulera à nouveau les planches des diverses salles de spectacles de la province que l'auteur-compositeur-interprète gaspésien s'est remis de son agression. «Tu n'as qu'à aller voir les symptômes d'une commotion cérébrale sur internet pour comprendre que je suis loin de la rémission complète», a-t-il laissé entendre, la voix éteinte.

Seulement par le ton dans sa voix, ça s'entendait que le chanteur, l'homme, le père, était sorti meurtri de cet incident.

Pour tout vous dire, la journaliste se sentait un peu démunie au bout du fil, hier après-midi. Elle avait envie de lui dire, à Kevin, de se reposer, de prendre son temps, d'aller voir son fils, comme il en a manifesté le désir... et elle l'a fait. Mais de l'autre côté du combiné, elle a dû faire face à un lourd silence. Suivi d'hésitations... et de confidences.

«Tu sais, j'ai commencé à écrire des chansons pour sortir ce que j'avais en dedans. Mais là, je me rends compte que je suis rendu une '?$*!& de marionnette qui ne contrôle plus rien. J'ai juste le goût de tout laisser tomber, de changer de pays, de changer de nom. Il y a tellement de jeunes qui poussent de toute façon! Je pourrais aller planter des arbres, je pourrais faire du bénévolat... je pourrais faire n'importe quoi pour me faire oublier.»

Hier après-midi, Kevin donnait vraiment l'impression d'être un animal sauvage qu'on aurait mis en cage. Ou si vous préférez, d'un libre-penseur/créateur à qui on aurait imposé le carcan du show-business. À travers toutes ses confidences, il avait l'air du type qui avait besoin d'un break de sa vie, de vacances de lui-même, d'air pour respirer, ne serait-ce que pour survivre.

«Mais tu sais, Marie-Ève, ma job, c'est d'écrire des chansons, de les présenter au public. J'ai une équipe qui attend de moi que je mette du beurre sur leur pain. Et si vendredi soir, les sept personnes qui vont être présentes à mon show sortent avec le sourire, ça sera au moins ça de gagné. Alors oui, je vais lever la tête pour faire face à la lumière, je vais faire du mieux que je peux pour donner un bon show, mais je n'ai aucune idée de ce à quoi ça va ressembler. Je suis juste pas là.»

Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

Tu as eu mal dans ton corps, Kevin.
Et maintenant, c'est dans tes tripes, dans les confins de ton on amour salie, que tu souffres.
Quand on se fait battre, on se fait aussi voler son âme.
Il faut que tu l'as retrouve avec tes amours, tes silences et ta Gaspésie.
Et va planter des arbres, Kevin, Va.
Et tu vas voir, tu vas guérir. Lentement. Mais sûrement.

jeudi 14 janvier 2010

Si Dieu existe, quel est son problème avec Haïti?

Séisme en Haïti :Dany Laferrière, sain, sauf mais éprouvé


Sentir le sol se dérober sous ses pieds, voir sa ville disparaître dans un nuage de poussière grise, dormir sur un terrain de tennis de peur que l'hôtel où l'on loge s'écroule et nous engloutisse, apprendre que des amis sont ensevelis sous les décombres et n'en sortiront pas vivants, partir à la recherche de sa mère et de sa soeur dans des rues défoncées, jonchées de débris et de cadavres, voilà à quoi a ressemblé la journée de Dany Laferrière hier au lendemain de la pire catastrophe naturelle et humanitaire à frapper Haïti.


Dany Laferrière au court de tennis de l'hôtel Karibe, où des matelas ont été sortis en catastrophe dans la première nuit qui a suivi le séisme.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Laferrière

Dire que pour Dany Laferrière, ce séjour de deux semaines dans son Port-au-Prince natal s'annonçait comme une fête. Déjà, avant Noël, au début de décembre, Dany se faisait une joie de commencer l'année avec ce retour à Port-au-Prince: un retour non pas énigmatique comme le titre de son dernier roman, mais un retour joyeux, amical et festif où il revenait chez lui à titre de coprésident du festival littéraire Étonnants Voyageurs.

En attendant l'arrivée d'une cinquantaine d'écrivains venus d'Afrique, d'Europe, d'Asie, d'Amérique et même du Québec, Dany et l'écrivain et ami montréalais Rodney Saint-Éloi étaient allés préparer le terrain.

Ils avaient fait le tour des radios puis des cafés et des écoles où devait se dérouler le festival avec d'autant plus de fébrilité que c'était la deuxième fois que les Étonnants Voyageurs, créé à Saint-Malo en 1990, tenait une présentation spéciale chez eux à Port-au-Prince.

Depuis une semaine, en raison de problèmes récurrents avec les lignes téléphoniques, Dany communiquait tous les jours par courriel avec sa femme Maggie, restée à Montréal. Les nouvelles étaient bonnes, le ciel était bleu, l'hiver québécois loin, tout baignait. Dany se faisait une joie d'accueillir ses amis écrivains au théâtre Rex, à l'hôtel Karibe, à l'Institut français et dans les jardins verdoyants du ministère de la Culture et des Communications. Pas une fois pendant cette semaine de préparation, ne s'est-il douté de la terrible catastrophe qui devait s'abattre sur son pays et le dévaster.

Maintenant, dans les jardins verdoyants où Dany devait aujourd'hui même prononcer un discours et boire un verre à la santé de la littérature, tout n'est plus que silence, ruines et dévastation. Le festival a été annulé. Les fondations de l'hôtel Karibe où demeurait Dany menacent en tout temps de s'écrouler. Des matelas ont été sortis en catastrophe et lancés comme des balles sur les terrains de tennis dans la première nuit de noirceur et de terreur qui a suivi le séisme. Maggie croit que cette nuit-là, son mari a tenté à au moins cinq reprises de l'appeler. Le téléphone sonnait, Maggie décrochait et presque aussitôt la communication coupait. Ce n'est qu'hier en fin de matinée, après une nuit d'angoisse et d'insomnie, qu'elle a reçu un courriel de Dany lui annonçant tout simplement et sans effusion ni détails que tout allait bien. Pour l'épargner, Dany n'a pas dit à sa femme qu'une partie de l'hôtel où il logeait s'était effondré. En revanche, il lui a fait part de son inquiétude au sujet de sa mère et de sa soeur dont il était sans nouvelles depuis le séisme.

Et puis hier matin, après avoir survécu à cette terrible première nuit et à avoir fait le deuil des cafés littéraires, des échanges et des discussions sur la littérature qu'il aurait dû être en train d'avoir, Dany est parti à Delma à la recherche de sa soeur et de sa mère.

L'écrivain Alain Mabanckou, un copain de Dany qui enseigne la littérature en Californie, devait être de la fête. Il est resté bloqué à l'aéroport de Miami et en a profité pour inaugurer un nouveau blogue où il a écrit: «Au fond, c'est à présent que le sublime roman de Dany, L'énigme du retour, prend un sens prophétique. Je le relis et les mots ne sont plus les mêmes. Quelque chose se tramait dans ce livre. Nous ne l'avions pas vu. Nous ne l'avions pas décrypté. Et la nature vient de nous le rappeler...»

Je ne sais pas si Dany serait d'accord avec cette interprétation. Son pays dévasté a connu tellement d'épreuves qu'il ne pouvait pas imaginer ni même pressentir qu'après les quatre ouragans de l'année dernière, il pouvait y avoir pire. Mais Dany serait sans doute d'accord avec ces deux questions que se posent bien des gens. Si Dieu existe, quel est son problème avec Haïti? Et si Dieu éprouve ceux qu'il aime, pourquoi aime-t-il tant Haïti?



Nathalie Petrowski
La Presse

mercredi 13 janvier 2010

Destin fragile du peuple haïtien

La nouvelle du séisme d'hier en Haïti est terrible. Terrible. Ce pays accumule les désastres et les malheurs depuis des années et des années. Quelle injustice.
Ils sont résiliants, j'en conviens. Mais tout de même.
Pensons fort à eux. Je suis sans mots.
Il ne reste que la prière. Quelle soit païenne ou religieuse.

mercredi 6 janvier 2010

CINQ RAISONS DE DÉSESPÉRER EN 2010 !!!

CINQ RAISONS DE DÉSESPÉRER

1. Le Proche-Orient est sur les dents

La colère gronde aux frontières d'Israël. Côté libanais, le Hezbollah nargue l'État hébreu et le quotidien Ha'Aretz croit que la région «pourrait s'enflammer au printemps ou à l'été». À Gaza, le Hamas perfectionne ses roquettes. Les divisions politiques minent toujours les Palestiniens: les élections du 24 janvier pourraient être repoussées. Quant aux Israéliens, ils ne semblent pas pressés de relancer les pourparlers de paix.

Proche-Orient Obama

2. Le Pakistan semble impuissant

«Occupez-vous des talibans, ou nous nous en chargerons.» C'est le message lancé par Barack Obama au Pakistan. Basés dans le nord du pays, les insurgés talibans mènent des raids en Afghanistan. Une intrusion étrangère sur son territoire ne risque pas d'aider le président Asif Ali Zardari, dont le pouvoir est déjà affaibli. À moins que l'intrusion ne ligue tout le Pakistan contre les États-Unis, comme en 2008.

3. La Somalie s'enfonce

Ses pirates terrorisent les navires de l'océan Indien. Ses islamistes, les shebab, qui se réclament de l'idéologie d'Al-Qaeda, contrôlent tout le sud du pays et une bonne partie de la capitale, Mogadiscio. Et au début décembre, un attentat a tué 24 personnes dans un quartier de la capitale pourtant considéré sécuritaire. Réputée pour être le pays le plus dangereux au monde, la Somalie ne montre aucun signe d'apaisement.

http://www.lepoint.fr/content/system/media/6/20091207/photo_1260202188437-3-0.jpg

4. Le Yémen dans la ligne de mire

Ses rebelles chiites du Nord et du Sud ont l'appui de l'Iran. La guerre civile qu'ils mènent contre le gouvernement central de Sanaa a même débordé en Arabie Saoudite. Mais par-dessus tout, Al-Qaeda y a installé la base de ses activités terroristes dans le Moyen-Orient et dans le monde. Depuis l'attentat raté du 25 décembre, le Yémen est devenu LA nouvelle destination à la mode... pour la chasse au terroriste.

http://estb.msn.com/i/5C/85FBCDB80CFCA93F35246A73E9D.jpg

5. La faim sans fin

Les objectifs adoptés depuis 10 ans pour combattre la faim dans le monde sont abandonnés alors que 1,2 milliard de personnes souffrent de la faim sur la planète. Pour Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, «toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire dans un ou deux ans sont réunies».

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/ouganda-famine/1105861-1-fre-FR/ouganda-famine_articlephoto.jpg


Tiré du site : http://www.cyberpresse.ca/international/201001/04/01-936169-ils-feront-le-monde-en-2010.php


jeudi 24 décembre 2009

Désespérant !!

Alcool au volant: l'entourage intervient rarement



Les Québécois sont peu nombreux à intervenir pour... (Photo: Le Soleil)

Les Québécois sont peu nombreux à intervenir pour empêcher un proche de prendre le volant, selon un sondage.


En cette période de festivités, vous avez la mauvaise habitude de conduire après avoir consommé de l'alcool ? Ne comptez pas sur votre entourage pour vous remettre sur le droit chemin.

Les Québécois sont peu nombreux à intervenir pour empêcher un proche de prendre le volant, selon un sondage commandé par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). En 2009, 14% des conducteurs se sont fait prodiguer de tels conseils après avoir bu au moins un verre d'alcool.

Il s'agit du plus bas niveau depuis 2000, révèle le sondage que La Presse a obtenu grâce à la loi sur l'accès à l'information. Le coup de sonde a été mené par la firme Léger Marketing auprès de 1150 conducteurs du 23 juin au 9 juillet derniers.

Les Québécois interviennent plus souvent auprès des conducteurs qui risquent d'être en état d'ébriété. Environ 25% des répondants se sont fait avertir après avoir bu au moins deux consommations dans l'heure précédant leur départ ou plus de cinq en une même occasion.

«Les gens se sentent parfois embêtés d'intervenir auprès des autres, constate Lyne Vézina, directrice des études et des stratégies en sécurité routière à la SAAQ. C'est certain que la SAAQ devra relancer le message pour que ça devienne une habitude.»

Sans déresponsabiliser les conducteurs, Lyne Vézina invite les hôtes à s'assurer que leurs invités sont en état de conduire. D'autant plus que l'intervention des proches fonctionne : 94% des répondants ont accepté de ne pas conduire quand un proche le leur a suggéré, selon le sondage.

Mme Vézina suggère également aux hôtes d'offrir des boissons non alcoolisées à leurs convives pour leur permettre de varier leurs consommations.

Alcool et drogue au volant

Plus d'un répondant sur 10 a avoué avoir pris au moins deux consommations dans l'heure précédant son départ au cours des 12 mois précédant le sondage. Par ailleurs, 3% des conducteurs ont admis avoir conduit après avoir consommé plus de cinq verres d'alcool pendant la même occasion. «Ces proportions sont en continuité avec celles des sondages des deux dernières années», indique Lyne Vézina.

- Catherine Handfield

Avec la collaboration de William Leclerc



mardi 22 décembre 2009

David Fortin présent au match du Centenaire?

Le jeune David Fortin d'Alma, porté disparu depuis dix mois, aurait été aperçu lors du match du Centenaire du Canadien de Montréal, au Centre Bell.


Au cours d'une entrevue télévisée avec Guy Lafleur réalisée par RDS, on distingue en arrière-plan tout juste par-dessus l'épaule gauche de l'ancien hockeyeur un garçon qui ressemble à l'adolescent de 15 ans.

L'entrevue a été filmée vers 21 h le 4 décembre au troisième étage du Centre Bell, devant la loge 3.66.

La Sûreté du Québec lance donc un appel à la population afin d'identifier le garçon. Toute personne qui détient des informations peut communiquer avec la SQ au 1-800-659-4264.

Les parents de David Fortin ont d'ailleurs lancé un message à leur fils sur les ondes de LCN mardi pour le convaincre de revenir chez lui pour Noël.

Émue, sa mère Caroline Lachance lui a déclaré que Noël est une fête spéciale et qu'ils ne peuvent la passer sans lui.

Depuis la disparition de David Fortin, plusieurs informations ont été acheminées à la police à l'effet que l'adolescent se trouverait dans la région de Montréal.

Ses parents sont venus une vingtaine de fois dans la métropole afin de le retrouver, mais ces visites ont malheureusement été infructueuses.

À plusieurs reprises au cours des 10 derniers mois, ils lui ont lancé un cri du cœur par le biais des médias.

(source: Cyberpresse, Canoë)

jeudi 12 novembre 2009

Non, non. Au secours ! Pitié, surtout !!!!

Denis Coderre veut diriger le Parti libéral


Denis Coderre estime que la venue d'un nouveau chef de cabinet au bureau de... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)

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Photo: Robert Mailloux, La Presse


Hugo de Grandpré
La Presse

Denis Coderre estime que la venue d'un nouveau chef de cabinet au bureau de Michael Ignatieff lui donne raison d'avoir dénoncé la trop grande influence de Toronto dans les affaires du Parti libéral du Canada, lors de sa démission comme lieutenant, il y a un peu plus d'un mois.

À l'émission Christiane Charette à la radio de Radio-Canada, le député de Montréal a aussi clairement exprimé son désir de devenir un jour chef du Parti libéral - moins de deux jours après les résultats médiocres obtenus par sa formation lors des quatre élections partielles qui se sont tenues au pays.

M. Coderre, qui a réitéré son appui à Michael Ignatieff, a encore une fois indiqué qu'il ne regrettait pas la manière dont il a remis sa démission à titre de lieutenant du Québec, il y a un peu plus d'un mois.

Le député de Bourassa s'était attiré les foudres de plusieurs de ses collègues libéraux en dénonçant le contrôle de l'establishment de Toronto sur les affaires du parti au Québec.

«J'ai lancé un message clair par rapport à un certain processus et trois semaines plus tard, M. Ignatieff procédait à un changement en règle de son cabinet. Donc, il y a une réalité là», a souligné M. Coderre.

Il y a deux semaines, le chef de cabinet de M. Ignatieff, Ian Davey, un avocat de Toronto, a été remplacé par l'ancien directeur des communications de Jean Chrétien, Peter Donolo. Bien que certains n'aient pas encore dévoilé leurs intentions, il y a fort à prévoir que M. Davey et son entourage reprendront le chemin de la capitale ontarienne.

Questionné par l'animatrice pour savoir si l'arrivée du nouveau chef de cabinet lui était entièrement attribuable, M. Coderre l'a en partie nié. «Pas juste à cause de moi, a-t-il dit. Mais c'est sûr que la venue de Peter Donolo me donne raison et pour moi, c'était un geste draconien mais qui pouvait devenir une opportunité pour M. Ignatieff, et je pense qu'il a saisi la balle.»

Par ailleurs, M. Coderre a exprimé de manière on ne peut plus claire sa volonté de devenir un jour chef du Parti libéral du Canada. «Je n'ai jamais caché que je voulais mener la destinée de mon parti, mais j'ai toujours été loyal envers mes chefs», a-t-il indiqué.

Mais «la vie nous apprend à être patient», a ajouté le député.

Denis Coderre s'est dit encouragé par la réaction de la population et les nombreux témoignages d'appui qu'il a reçus sur le site de réseautage Facebook, dont il est un utilisateur assidu.

«J'ai toujours dit que je voulais faire de la politique et que je voulais être une voix pour ceux qui n'en avaient pas, ceux qui en avaient moins. Alors, je suis député toujours», a-t-il lancé.

mercredi 26 août 2009

Le Retour des p'tits chars ?



Le trolleybus pourrait être de retour au Québec, plus de 40 ans après sa disparition.
La Ville de Laval, en partenariat avec Hydro-Québec, a annoncé plus tôt cette année , qu'elle étudiait la possibilité d'implanter sur son territoire un réseau d'autobus complètement électriques, et ce dès l'an prochain.
Il s'agit d'une première au Québec, où les trolleybus ont quitté définitivement le paysage urbain en 1966. Et il s'agit également d'une première pour Hydro-Québec, qui prépare un important virage vers l'électrification des réseaux de transport collectif, comme le révélait La Presse en novembre dernier.


«Nous sommes la première ville au Québec à étudier sérieusement la faisabilité de ce type de transport, a souligné le maire Gilles Vaillancourt. J'invite par le fait même toutes les municipalités dotées d'un réseau de transport à emboîter le pas.»
Ce dernier a d'ailleurs précisé que les maires de certaines des neuf grandes villes du Québec s'étaient déjà montrés intéressés par son étude sur les trolleybus, dont les conclusions sont attendues d'ici la fin 2009. Le premier trolleybus pourrait rouler à Laval à l'automne 2010.
Dans la même veine, le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, a ajouté que plusieurs autres projets de transport en commun électrique étaient à l'étude au sein de la société d'État. Mais il n'a pas voulu rentrer dans les détails.
M. Vandal a présenté l'entente avec Laval comme le «point de départ» vers une électrification du transport terrestre, en particulier les réseaux de transport collectif de la province. «Notre souhait, c'est que cette initiative s'étende à d'autres sociétés de transport au Québec», a-t-il indiqué.




Présenté comme «un moyen de transport écologique», le trolleybus vit une certaine renaissance dans le monde (il est présent dans 343 villes, dans 47 pays). De nombreuses villes, comme Rome par exemple, se sont récemment laissé (re)séduire par les avantages de cet autobus relié à une ligne de contact aérienne.
Trois raisons expliquent cet engouement : le trolleybus est électrique, donc non polluant; il s'implante très rapidement, contrairement à un prolongement de métro par exemple; il coûte beaucoup moins cher que d'autres moyens de transport, comme le tramway.




Les écologistes et les usagers du transport en commun ont applaudi à la nouvelle. Il s'agit d'«une très bonne nouvelle», selon Steven Guilbeault, d'Équiterre. Et d'«une excellente initiative», pour Normand Parisien, de Transport 2000, un groupe de défense des usagers.
Plusieurs intervenants ont noté la rapidité de l'échéancier de Laval, soulignant à mots à peine couverts que cela fait mal paraître la Ville de Montréal, où on attend toujours les fruits du plan de transport. «Montréal ne bouge pas très vite, a indiqué M. Parisien. Le leadership politique de Laval maintient une certaine pression.»
L'Administration Tremblay, pour sa part, rejette ces critiques. Elle soutient que l'implantation d'une première ligne de tramway va bon train. Objectif: 2013. Quantau trolleybus, elle souligne n'avoir pas écarté cette option, notamment pour la desserte du boulevard Pie-IX, selon Darren Becker, porte-parole du comité exécutif.

vendredi 21 août 2009

D'un triste





La récession frappe fort aux États-Unis. Même les morts écopent.
Le nombre de corps non réclamés atteint des niveaux record dans plusieurs comtés américains, certaines familles ne pouvant tout simplement plus se permettre les coûts associés aux rites funèbres.
Le magazine Time a remarqué un tel phénomène dans des villes comme Detroit, Los Angeles ou Las Vegas. Les comtés où sont situées ces villes doivent donc assumer les frais de crémation ou d'inhumation.
Los Angeles et Las Vegas notent des hausses de 36 et 22% cette année. À Detroit, près de 70 corps sont prêts à être enterrés par l'administration publique. Dans près de 40 cas, la famille a renoncé à reprendre le corps en raison des coûts qu'une prise en charge représenterait.
Il n'existe rien de tel au Québec, selon ce qu'a constaté La Presse Affaires.
Martin Bolduc, propriétaire de Bleu Ciel, un centre funéraire de Montréal qui récupère les corps non réclamés, remarque une forte croissance du nombre de cas qui lui sont envoyés (190 sur une période de 12 mois, selon son dernier compte). Mais il attribue le phénomène plus à des raisons sociales (il y a davantage de gens qui vivent isolément) qu'à des raisons économiques.
«Et huit fois sur 10, la police finit par retrouver de la famille ou des amis qui veulent prendre le corps en charge», ajoute M. Bolduc.
L'État offre aussi, via l'aide sociale ou le régime des rentes, une aide financière de 2500$ pour aider les gens dans le besoin à procéder à des rites funéraires minimaux. «Souvent, c'est ce qui va faire la différence entre le fait que les gens s'en occupent ou ne s'en occupent pas», dit M. Bolduc.
source : Cyberpresse : Texte intégral
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Réveillez-vous..Étatsuniens. Réveillez-vous, le monde entier ! C'est inacceptable, révoltant. Je suis d'accord que les vivants sont plus importants que les morts, mais tout de même. Le respect de la mort, c'est aussi le respect de la vie, non ? Et les rites funéraires sont si essentiels pour les vivants...

vendredi 14 août 2009

De gueguerre lasse




Labeaume demande de couper les vivres aux FrancoFolies

Quitte à lui couper les vivres, Québec doit remettre au pas le président-fondateur des FrancoFolies de Montréal, Alain Simard, pense le maire de Québec, Régis Labeaume.
M. Labeaume est en furie contre le patron de l'Équipe Spectra qui a décidé unilatéralement de devancer la tenue du grand rendez-vous de la chanson francophone.
À compter de l'an prochain, les FrancoFolies se tiendront quelques semaines avant le Festival d'été de Québec, ce que refuse d'accepter le maire de la capitale.
En conférence de presse à l'hôtel de ville, M. Labeaume a accusé M. Simard d'avoir agi de la «pire manière qui soit» en ne se donnant même pas la peine de consulter la direction du Festival d'été.
Selon le maire, l'homme d'affaires cherche uniquement à augmenter ses profits et à s'assurer de la présence à Montréal des plus grandes têtes d'affiche européennes aux dépens du Festival d'été.
M. Labeaume demande au gouvernement de suspendre sa contribution financière aux FrancoFolies si M. Simard refuse de revoir sa décision.

Je ne lui donne pas entièrement tort. Demander une coupure de suvention à Montréal. On se calme. Pas sûr en opportuniste et mélagomane qu'il est, il ne ferait pa sla même chose. Mais enfin.. Les festivals devraient se consulter davantange. Sur les dates et sur bien des choses, en fait. Sutout ces deux manifeataions, qui ont, à peu près la même vocation. Elles se ressemblent trop en fait. Et Québec-Montréal, c'est pas très éloigné. Non ? Je vous en parlais justement dans un papier antérieur : http://lepetitmondeatalante.blogspot.com/2009/08/lete-dans-les-parcsil-faut-que-la.html
Et pourquoi revenir toujours à cette sempiternelle guerre des clochers entre ces deux villes. C'est puéril et stérile. Inutile surtout.
Et cette décison de déplacer les francofolie si tôt. Trop tôt..oui car un festival en été c'est bien pus profitable pour toutes et tous, non ? Mais en même temps, si ces deux événements sont raprochés, cela pourrait permettre aux artistes de tourner et d'être présents aux deux, à mon avis.
Mais un veut être meilleur que l'autre, comme un enfant dans une cour d'école. J'te dis.
Chicanez-vous donc les enfants, et parlez-vous comme des adultes responsables et entendez-vous !
Pour éviter le dédoublement, et offrir de la diversité, chaque festival devrait avoir sa couleur à mon avis.
Allez les méninges québécois et montréalais, planchez !
Pour ne pas faire de nous des casaniers de nos régions et des esprits de clocher sur deux pattes.

dimanche 2 août 2009

Peu flatteur pour nos cousins et rassurants pour nous, les canadiens


Les touristes français sont les pires au monde, selon les hôteliers


Les touristes français, pingres et mauvais en langues, sont les pires au monde, selon une enquête réalisée par l'institut TNS Infratest auprès des hôteliers.
D'après cette évaluation des touristes de 27 pays fondée sur neuf critères (de la politesse à la générosité), les Français se classent derniers, tandis que les Japonais sont les premiers pour la troisième année consécutive, devant les Britanniques et les Canadiens.
Les Français sont lanterne rouge pour l'ouverture aux langues étrangères, la générosité et les pourboires, et avant-derniers pour leur attitude générale et la politesse, selon cette étude internationale réalisée pour le compte du voyagiste en ligne Expedia auprès de quelque 40.000 hôteliers.
Ils se classent toutefois honorablement pour leur élégance (troisièmes), leur discrétion et leur propreté.
Les Japonais remportent la palme et se classent premiers pour les critères de politesse, propreté, discrétion, ainsi que pour leur attitude et leur faible tendance à se plaindre.
Les Britanniques sont en deuxième position pour l'attitude, la politesse, la générosité, la discrétion et l'élégance. Mais ils sont coiffés au poteau dans la catégorie "touristes les moins râleurs" par les Canadiens, qui décrochent une deuxième place.
Les Espagnols et les Grecs sont en queue de peloton, juste devant les Français au classement général.
Cette enquête a été réalisée par questionnaire du 10 au 23 juin dernier.


Source : AFP

jeudi 18 juin 2009

Une autre tempête dans un verre d'eau





Deux groupes anglophones du Québec sont engagés dans le quartier Rosemont à Montréal et doivent, le 23 juin, faire un peu moins d’une heure de show sur 6 heures de programmation. Tout de suite, c’est le tollé, on déchire sa chemise et on coupe les subventions! Pourtant, cela se passe à Montréal, une ville où on parle tout de même pas mal anglais, espagnol, chinois, etc. Pourquoi des Québécois anglophones n’aurait-il pas le droit de fêter lors de la Fête nationale? Car on parle bien de la Fête Nationale des Québécois depuis 1977 et non plus de la Fête de la St-Jean-Baptiste, celle des Canadiens-français.
La distinction est importante. Depuis que nous soulignons la Fête nationale, c’est bien celle de tous les Québécois peu importe leur langue. Si nous étions encore à fêter la Saint-Jean-Baptiste des Canadiens-français, ce serait différent, ce serait la fête du fait français. Mais voilà, Fête nationale, c’est différent, et ce fut instauré par le gouvernement péquiste de René Lévesque en 1977. Alors qu’on cesse ces enfantillages et qu’on permette a ces Québécois anglophones de participer au show. Ils sont représentatifs du Québec d’aujourd’hui, point à la ligne. Tout comme il pourrait y avoir du chant créole, amérindien, arabe, etc. C’est ça la fête nationale aujourd’hui en 2009.
Que les nationalistes obtus et prisonniers d’une vision du passé comprennent une chose : le Québec d’aujourd’hui et de demain, qu’il soit indépendant ou non, sera composé d’une multitude de cultures et de langues. Bien sûr il faut défendre le fait français, mais ce n’est pas en empêchant la diversité culturelle du Québec de s’exprimer qu’on peut y arriver. La censure linguistique au niveau des arts n’a pas sa place, où que ce soit dans le monde. Les pays où ça se fait sont des dictatures. Ça vous tente un Québec dictatorial? Pas moi.
Alors fêtons la Fête nationale en musique et en plaisir. Soyez assurés que ce sera à 95% francophone, nationaliste et indépendantiste. Mais pour une fois, il y aura aussi une ouverture à un autre Québec qui représente tout de même plus de 20% de la population et qui a tout à fait droit à la fête. Alors faisons le party, dans toutes les régions du Québec, avec des groupes francophones, anglophones, créoles, arabes, etc.

http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/21341

Les musiciens anglophones conviés à L'Autre Saint-Jean seront de la fête le 23 juin, en anglais... et en français! Les groupes montréalais Lake of Stew et Bloodshot Bill ajouteront une touche francophone à leur répertoire, a indiqué Julien Baudry, le porte-parole du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), qui orchestre les fêtes nationales dans la province.

C'est le compromis auquel sont parvenus le producteur C4 Productions, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le MNQ et l'Association culturelle Louis-Hébert. Ils se sont rencontrés dernièrement pour décider du sort des deux prestations de 25 minutes en anglais au parc Pélican, dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie.

samedi 23 mai 2009

Au tour de La Caméra d'or maintenant



Le Soleil
(Cannes) Le premier Festival de Cannes du Québécois Xavier Dolan se transforme en véritable conte de fées. Son premier long-métrage, J'ai tué ma mère, a raflé hier soir trois des quatre prix remis en marge de la Quinzaine des réalisateurs.
Le cinéaste de 20 ans a remporté le prix de la Société des auteurs et des compositeurs dramatiques qui récompense le meilleur film francophone, le prix d'Art et d'essai, remis par la Conférence internationale du cinéma d'art et d'essai, et, finalement, le prix Regards jeunes, remis depuis 2003 par un jury de sept jeunes cinéphiles. Cette récompense couronne l'excellence d'un premier ou d'un second long-métrage.
«C'est un conte de fées si vous voulez, mais un conte de fées sans fée marraine», a déclaré à La Presse Xavier Dolan, qui a scénarisé, réalisé et produit lui-même ce long-métrage, en y investissant toutes ses économies. «Je suis content de m'être battu, d'avoir été pugnace pour enfin atterrir ici. Être à Cannes, c'était mon rêve dès le tout début. Quand j'ai écrit l'apostrophe de J'ai tué ma mère, c'était mon rêve.»
Caméra d'or
Son rêve pourrait se poursuivre demain soir, alors que sera décernée la prestigieuse Caméra d'or, remise au meilleur premier long métrage du Festival de Cannes, toutes sections confondues. «Je tombe des nues, dit-il. On est tous soufflés par cette annonce. On n'avait aucune attente. Ces trois prix-là, c'est le paradis terrestre. Ça m'émeut beaucoup.»
Le Soleil(Cannes) Par Normand Provencher

mardi 7 avril 2009

IMAGINE : PETITE BALADE POUR LA PAIX



Petite femme toute menue, vêtue de noir, lunettes fumées au bout du nez, la tête couverte de son classique chapeau, Yoko Ono a lancé un message d'espoir et de paix hier, au Musée des Beaux-arts de Montréal. Quarante ans après son bed-in avec John Lennon, elle assistait à l'ouverture de l'exposition Imagine qui leur rend hommage.
Son message s'adressait particulièrement aux jeunes : «soyez vous-mêmes, restez en amour et continuez à danser», a indiqué Yoko Ono de sa voix à peine audible, souriant timidement.
Cette femme maintenant âgée de 72 ans est une icône, une star comme en font foi les réactions à sa présence dans une salle. Elle répondra à très peu de questions, demandera qu'on ne l'aveugle pas avec les caméras. Une dame lui répète les questions à l'oreille. Mais on sentira énormément de douceur et de paix dans tout son être.
Elle rappelle qu'elle était en lune de miel avec John lors de ce fameux bed-in en mai 1969. Elle dit d'ailleurs bien sentir sa présence dans la pièce du musée où une centaine de journalistes et photographes l'accueillent et épient chacun de ses gestes.
Y croire
Yoko Ono croit que «99% des gens veulent la paix. C'est ensemble que nous faisons la paix. Il faut y croire.»
«Imaginez-la et elle viendra à vous», clame Yoko Ono.
Elle se rappelle que le ciel montréalais était magnifiquement bleu les premiers jours du bed-in, «parmi les plus beaux moments de ma vie. J'étais en lune de miel», répète-t-elle en souriant.
À la fin de la courte période des questions, Yoko Ono se lèvera lentement et, comme si elle marchait sur le bout des pieds pour ne pas faire de bruit, disparaîtra derrière une grande porte du musée.
C'était sa petite balade pour la paix, quarante ans plus tard.
La veuve de John Lennon ne fait qu'une visite éclair à Montréal. En matinée, elle a donné cette conférence de presse et en fin d'après-midi elle inaugurait officiellement l'exposition en présence de plusieurs personnalités.
Elle devait repartir en soirée pour New York. Pas question qu'elle couche dans la fameuse suite 1742 au Reine Elizabeth, l'endroit l'émeut trop.
Imagine
Cette exposition Imagine, la ballade pour la paix de John & Yoko, est une initiative de Nathalie Bondil, la directrice du Musée des Beaux-arts. Cette femme accumule les expositions populaires à succès depuis son arrivée à la tête du musée, il y a deux ans. Elle a reçu l’appui d’Emma Lavigne, conservatrice du Centre Pompidou à Paris et de Thierry Planelle, directeur artistique et illustrateur sonore de l’exposition.
Deux gros coeurs rouges ont été installés devant les portes du musée et, dès qu’on entre dans la salle sous la fameuse musique de la chanson Give Peace a Chance, on voit des images de John et Yoko enlacés dans le lit au moment du bed-in.
Nathalie Bondil veut que cette exposition reprenne le message de paix encore très actuel et surtout «ne soit pas une commémoration et de l’idolâtrie. L’art c’est le message. Pour nous cette exposition est un projet social et communautaire réalisé grâce à 40 partenaires en ces temps difficiles. Imagine c’est aussi un message de paix que les baby-boomers passent aux plus jeunes.
«C’est l’action politique de John et de Yoko qui est ici exprimée. Avant d’être un héros, Lennon était un homme engagé. C’est son oeuvre collective que nous présentons et ce, gratuitement. À l’image de la générosité de ces deux êtres à la recherche d’un monde de paix», exprime Emma Lavigne.
Imagine sera présentée du 2 avril au 21 juin.




Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal

dimanche 22 février 2009

David Fortin aperçu dans Lanaudière


Disparu d'Alma il y a 11 jours, le jeune David Fortin aurait été aperçu dans le secteur de Berthierville, non loin de Joliette. La Sûreté du Québec a été contactée par un habitant de la région qui a pris l'adolescent en auto-stop, dimanche dernier.

Le garçon de 14 ans, victime d'intimidation à l'école, a quitté sa maison le 10 février dernier. Tout indique qu'il est en fugue.
Les policiers affirment qu'il a été aperçu à maintes reprises au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Mauricie dans les jours qui ont suivi sa disparition. Le 15 février, il aurait été pris en auto-stop entre Saint-Thomas et Berthierville, dans Lanaudière. Les témoins affirment que l'adolescent a ensuite poursuivi son chemin, toujours en auto-stop.

La SQ demande à quiconque aurait vu David Fortin d'appeler le 1-800-659-4264.
La Presse Publié le 21 février 2009

mercredi 18 février 2009

Quand le silence est un complice




Une autre disparition de trop dont nous sommes tous un peu responsable ?

L’histoire du jeune David Fortin nous touche tous: les parents parmi nous peuvent très bien imaginer le désespoir de la famille du jeune adolescent qui a disparu depuis une semaine. Le cauchemar.
On compatit avec leur souffrance quotidienne: c’est la crainte de tous les parents de voir leur enfant rejeté, exclu, sans ami. Si on se fie aux nombreux témoignages entendus jusqu’ici, la vie du jeune David Fortin était un véritable enfer et tout le monde était au courant. Comment une situation peut-elle se détériorer à ce point?

Ce drame met aussi en lumière le terrible conformisme qui règne chez les jeunes: les parents des enfants qui sont le moindrement différents le savent, la différence n’est pas tolérée. L’enfant un peu original, excentrique ou encore, qui s’adapte moins bien au milieu scolaire sera rapidement l’objet de railleries, de la petite violence verbale ordinaire de ses “camarades” de classe….Chez les adolescents, les rumeurs et la médisance font souvent partie du quotidien, à l’école comme dans le cyberespace.

Bien sûr, les directions d’école et les enseignants ont un rôle à jouer. Bien sûr, les parents (autant ceux des victimes que ceux des tyrans) doivent collaborer. Et bien sûr, dans un monde idéal, les jeunes témoins d’intimidation devraient s’élever contre ce genre de comportement et la dénoncer sur le champ. Malheureusement, il y a beaucoup d’indifférence et beaucoup d’enfants qui veulent faire partie de la gang, à n’importe quel prix…Bref, du silence et beaucoup de souffrance.

Nathalie Collard - Le blogue de l'édito de La Presse

dimanche 15 février 2009

Un peu de sobriété, SVP,MERCI !



La Presse CanadienneQuébec
Devant le risque d'affrontements violents entre souverainistes et fédéralistes, les autorités fédérales auraient abandonné l'idée d'une reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham, l'été prochain, à Québec.
Toute simulation de bataille aurait été écartée, en raison de menaces et propos extrémistes entendus récemment. Le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, doit expliquer mardi prochain de quelle façon sera souligné le 250e anniversaire de l'affrontement Montcalm-Wolfe. Il y aura des commémorations, mais elles ne seraient aucunement festives.


La Presse Canadienne
Québec

Quelle autre perte de temps politique et médiatique,ainsi qu'économique que cette histoire ! C'est quoi cette manie maladive de vouloir tout commémorer ? On a peur de devenir amnésique ou quoi ? Ou utilise-t-on simplement les événements du passé pour se donner bonne conscience ou pour se gargariser ?



Ma mère disait souvent que toute vérité n'est pas bonne à dire,



pour la paraphraser, j'ajouterais : N'est-il pas un peu malsain de célébrer la guerre, la violence, le despotisme ?

Car il s'agissait ici, non seulement de se rappeller, mais surtout de reconstituer dans ses ses moindres détails une tuerie. Historique, oui, mais une tuerie, néanmoins.

Et Ce jour là, le fait français en Amérique bien failli s'en aller "chez le bonhomme" à tout jamais.

Ce projet était une erreur, dès le début, une erreur de jugement, une erreur éthique, une erreur stratégique et politique.

Une sorte de mépris aussi pour les Canadiens-Français.

À tout le moins indélicat.


Je veux bien admettre que cette bataille fait partie de notre "patrimoine ", qu'il a été capital dans notre histoire "nationale",

qu'il burine, d'une certaine manière notre double allégeance, etc..etc..

Mais c'est d'une absurdité.

Surtout à Québec, une terre francophone dans notre pays.

Quand on sait également combien à l'époque de la conquète, qui a suivie la victoire des "Anglais" sur les "Français", ses habitants ont été baffoués juridiquement,linguistiquement, culturellemement.

Un bien bien triste anniversaire pour tous les descendants de ces victimes à qui ont demande du pain et des jeux, finalement...

Car ce sont eux, et quelques touristes, qui assisteraient, comme à une deuxième humiliation à toute cette mascarade.


En agissant ainsi, l'état, se sert de nous tous pour "glorifier" la guerre en quelque sorte, et la domination. Quelle bourde.


Se pourrait-il que l'état se prenne toujours pour un conquérant, qu'il a envie de rejouer à la guerre colonialiste ?


Ceci est mon humeur, qui refoule son sens de la nuance.

Pour crier : Un peu de sobriété, tout de même !

samedi 8 novembre 2008

Il fuit pour une histoire de IBox


Brandon Crisp est parti de chez lui à vélo le 13 octobre. Depuis, sa famille est sans nouvelles de lui.

Lorsque ses parents lui ont confisqué sa Xbox, Brandon Crisp a promis qu'il fuguerait si on ne la lui rendait pas. Son père, croyant qu'il bluffait, l'a même aidé à faire son sac à dos. Puis, le jeune Ontarien est parti à vélo. Le garçon de 15 ans, passionné de jeux vidéo, n'a pas été revu depuis.
La disparition de l'adolescent a donné lieu à une mobilisation sans précédent à Barrie, une ville-dortoir de 130 000 habitants située à 90 km au nord de Toronto. Près de 400 bénévoles venus de tout le sud de l'Ontario ont participé aux recherches, vendredi et hier, afin de localiser Brandon. Une cinquantaine de policiers sont aussi sur le terrain, et l'hélicoptère de la police provinciale a survolé pendant de nombreux jours la région.

Malgré ces efforts, on n'a trouvé aucune trace de l'adolescent. «En 10 jours, nous n'avons rien trouvé qui puisse nous mener à lui. Une dame a croisé Brandon sur un sentier trois heures après son départ; c'est tout ce que nous savons», explique le porte-parole de la police de Barrie, David Goodbrand. La bicyclette du jeune homme a été retrouvée en bordure de ce sentier, le 19 octobre.
Aux yeux de ses parents, cela ne fait aucun doute: il était «obsédé» et «complètement dépendant» du jeu Call of Duty 4: Modern Warfare, destiné aux plus de 17 ans. «Il obtenait des A" dans toutes les matières avant de sombrer dans l'enfer des jeux vidéo en 2006», affirme son père. Le jour où on lui a confisqué sa Xbox, Brandon a volé 20$ à sa soeur, et ses parents venaient d'apprendre qu'il s'était absenté de l'école pour jouer.


«Les amateurs de jeux vidéo peuvent s'attacher très fortement au monde virtuel parce qu'ils y vivent des expériences émotives intenses», explique le directeur du Laboratoire d'analyse des médias de l'Université Simon Fraser, Stephen Kline. «Tu fais partie d'une équipe. Mieux tu joues, plus tu es reconnu. Ce peut être très stimulant pour un adolescent.» Le problème, c'est que, afin d'obtenir de meilleurs résultats, nombre de participants délaissent peu à peu les autres activités - faire ses devoirs, voir ses amis, dormir, aller à l'école.


Microsoft, fabricant de la Xbox, a doublé la récompense de 25 000$ pour toute information qui permettra de retrouver le garçon. Mais le géant mondial de l'informatique tarde à partager les données des personnes avec lesquelles Brandon jouait, souligne la police.

La Presse Canadienne

Le corps de Brandon Crisp retrouvé?

La police de Barrie, en Ontario croit avoir trouvé le corps du jeune Brandon Crisp, l'adolescent de 15 ans qui était porté disparu depuis trois semaines.
Des chasseurs ont trouvé un corps au nord-est de Barrie, mercredi matin.
Les parents du jeune ont reconnu que la description des vêtements retrouvés sur le corps correspond à ceux que portait l'adolescent le jour de sa disparition. Le sergent Dave Goodbrand, de la police de Barrie, indique toutefois que des tests devront être menés pour déterminer si le corps retrouvé est bien celui de l'adolescent. Une autopsie sera effectuée vendredi et permettra de déterminer la cause de la mort du jeune.
Le jeune homme a quitté le domicile familial le 13 octobre à la suite d'une dispute avec ses parents, qui souhaitaient voir leur fils diminuer son temps d'utilisation de jeux vidéo.
Des centaines de personnes ont participé aux recherches pour tenter de retrouver l'adolescent. Seule sa bicyclette avait été retrouvée le 20 octobre. Le corps a été retrouvé à environ 2 kilomètres de l'endroit où le vélo a été découvert.