dimanche 21 juin 2009

Père et manque


Papa doit éviter de faire des heures supplémentaires. Ses enfants ont besoin de lui. Vraiment. Sa présence à la maison augmente leur estime de soi, leurs habiletés sociales et cognitives, et même leur santé mentale.
Par ailleurs, les enfants sans père sont susceptibles de connaître des états dépressifs et d'avoir des troubles de comportement. C'est ce que montrent plusieurs recherches auxquelles fait référence, dans son rapport 2007-2008, le Conseil de la famille et de l'enfance, un organisme qui relève du gouvernement du Québec.
Heureusement, les pères québécois sont plus présents que jamais. Alors que moins d'un père sur vingt se prévalait d'un congé parental en 1995, ils sont maintenant deux sur trois à le faire depuis l'adoption, en 2006, du Régime québécois d'assurance parentale. De plus, entre 1986 et 2005, ils ont augmenté le temps qu'ils consacrent aux soins de l'enfant de plus de 40 %, et aux travaux ménagers de plus de 65 %. Par contre, ils n'ont pas encore atteint la " parité " : les hommes ne donnent aux travaux ménagers que 60 % du temps que leurs conjointes y consacrent.
Les employeurs ont encore fort à faire pour ce qui est de la conciliation travail-famille. Les hommes, souligne le Conseil, invoquent souvent des " raisons personnelles " pour justifier des absences familiales qui passeraient mal auprès de leurs supérieurs. De plus, bon nombre de pères déclinent les promotions par crainte de manquer de temps pour leurs enfants.



http://www.lesaffaires.com/article/0/publication--affairesplus/2009-04-01/491250/pere-manquant.fr.html

Aucun commentaire: