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samedi 1 mai 2010

La gayté animal est-elle un mythe ?


L’homosexualité chez les animaux

Par Delphine, étudiante en biologie

vendredi 1er décembre 2006

N’en déplaise à certains et certaines qui prétendent que l’homosexualité n’est qu’une anomalie de la nature et une perversion, il existe dans le règne animal de nombreux exemples qui tendent à nous montrer que cette pratique est toutefois naturelle.

Non je ne vous parlerais pas du phoque, qui malgré l’adage populaire : « Pédé comme un phoque » ne semble pas, malgré une sexualité précoce, montrer des signes d’activité homosexuelle.

Commençons par le dauphin, charmant Flipper qui réjouissait nos yeux de ses aventures et de ses prouesses à se faire comprendre du genre humain par des petits cris stridents. Et bien oui, ce même Flipper, comme certains de ces congénères vivant en captivité, a fait l’observation de rapports homosexuels. De là à passer ces aventures sous la signalétique "Interdit au moins de 12 ans", il n’y a qu’un pas que les prudes censeurs américains pourraient franchir.

Beaucoup plus proche de nous sur l’arbre de l’évolution, on trouve les bonobos, sous espèce de chimpanzés aux moeurs sexuelles tellement libérées qu’ils seraient capables de faire rougir une spécialiste de la libération de semence mâle. Ces charmants petits primates comptent environ 100 000 membres dans leur communauté. Dès leurs découvertes, de nombreux scientifiques, lubriques autant que curieux, se mirent à les étudier. Un scientifique, Frans de Wal, a noté leur intérêt pour les jeux érotiques et la fréquences de leurs rapports sexuels (envieux le scientifique ?).

Notez la précison des notes du Monsieur : « Entre mâles, les schémas allaient de montes rapides par-derrière à des embrassades excitées face à face accompagnées de brandissements et de frottements de pénis" de plus, il note que "A l’état sauvage, comme en captivité, les bonobos femelles ont des contacts sexuels intenses entre elles ».

Mais les mammifères ne sont pas les seuls représentants de la gay attitude de mère Nature, les lézards du genre Cnemidophorus sont très intéressants à de nombreux égards. En effet, cette espèce (peut être représentative du futur du genre humain) ne possède plus de mâles. Et pourtant, l’espèce perdure. Par quels mécanismes me direz vous ?
La parthénogénèse : reproduction sexuée sans fécondation. Mais si les demoiselles n’ont plus besoin de ces messieurs pour assurer leur retraite, leur ovulation se doit tout de même d’être "excitée" par un accouplement. Rien de plus simple pour ces lézardes inventives, qui se travestissent chacune leur tour pour aider leur copine à fabriquer ses petits oeufs.

D’autres exemples peuplent notre planète, alors à tous ceux qui pensent que tout ça n’est pas naturel, y’a que les cons qui changent pas d’avis.

Pour les plus intéressés : La vie amoureuse et érotique des animaux de Sparks John (Edition Belfond, 1978)


lundi 12 avril 2010

Un souvenir hommagé de Lulu..et de Benoit Marleau


http://farm4.static.flickr.com/3339/3596110168_012cf697bc.jpg



Benoît Marleau était un acteur québécois né le 17 mars 1937 et décédé le 3 juin 2009 à l'âge de 72 ans. Il est connu du jeune public pour avoir prêté sa voix à divers personnages des Simpson (saison 1 à 17, incluant le film), dont celle de Moe Szyslak, et à Boule Goyette dans la série Henri pis sa gang(King of the Hill). Il a pris sa retraite de la télévision à l'âge de 70 ans en 2007. Benoît Marleau s'est fait connaître au petit écran, particulièrement à Radio-Canada. Il a tenu son premier rôle dans l'émission La pension Velder, en 1957. 20 ans plus tard, il incarnait le personnage de Jean-Paul Bordeleau dans la comédie Chez Denise, en compagnie de Denise Filiatreault.

Suivra le rôle de Jean-Paul dans Le 101, ouest, avenue des Pins. Avec le tandem Denise Filiatreault-Dominique Michel, il a participé à de nombreux Bye Bye dans les années 1970. Il avait pris sa retraite de la télévision il y a deux ans.

Benoît Marleau était aussi un homme de théâtre. Il s'est fait remarquer dans de nombreuses productions du Rideau Vert, dont Le songe d'une nuit d'été et La veuve enragée d'Antonine Maillet.

Benoît Marleau a fait beaucoup de doublage. Il a notamment prêté sa voix à divers personnages dans les productions Nic et Pic, Les Simpson et Les Pierrafeu. C'est d'ailleurs en doublant la voix de Moe Szyslak de la série télévisée Les Simpson que le comédien a pris définitivement sa retraite il y a deux ans.

La voix française de Boule Goyette dans la série Henri Pis sa gang (King of the Hill), c'était encore Benoît Marleau. Au cinéma, il a joué dans Y'a toujours moyen de moyenner de Denis Héroux.

1960-1964 : Filles d'Eve
1960-1966 : Pierrafeu, Les
1961 : La pension Velder (série TV)
1961-1962 : Kanawio
1961-1962 : Mors aux dents, Le
1962-1965 :Pain du jour, Le
1964 : Solange dans nos campagnes de Gilles Carle ( Cinéma )
1966-1967 : Mini-fée
1968-1998 : Bye Bye
1971 : Nic et Pic (série TV)
1972 : Les Chiboukis (série TV)
1973 : Y'a toujours moyen de moyenner ! : de Denis Héroux
1974 - 1976 : La petite patrie : Juju
1974 : Metric (voix)
1974 : Qui perd gagne (TV) : Valmore Duplessis
1976 : Le petit castor : Finaud et Dr Bouc (voix)
1976 : Un jour, ils eurent l'idée de s'acheter une maison
1977 : Les as (série TV) : Dr Beauregard
1977-1978 : As, Les
1977 : Chez Denise (série TV) : Jean-Paul Bordeleau
1977 : Lancer-frapper : Reggie Dunlop (voix)
1978 : Fascination
1978-1978 :Télévision du bonheur, La
1978-1979 : Peur du voyage, La
1982 : Satanic Question (voix)
1984 : Le 101, ouest, avenue des Pins (série TV) : Jean-Paul
1989 : La misère des riches (Série TV)
1990-1991 : Denise... aujourd'hui
1992-1992 : Montréal, ville ouverte
1992-1992 : Misère des riches (II), La
1994 - 1995 : MégabogueS : Mégabête (voix)
1990 - 2007 : Les Simpson : Moe Szyslak (voix)
1997-2000 : Henri pis sa gang ( King of the Hill ) (Voix )

http://archives.emissions.ca/artisan_458.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Marleau

Benoît Marleau a interprété avec bonheur ce rôle Lulu dans le téléroman La Petite patrie de Claude jasmin ( 1974-1976 ). Il fut un des premiers gay touchant de notre télévision. Certes il était triste, mélancolique, terriblement mal dans sa peau. Mais l'action du feuilleton se situait tout juste après la deuxième guerre ans un quartier populaire. L'homophobie avait pignon sur gens encore davantage qu'aujourd'hui. L'omni religiosité n'aidant pas. Les personnes homosexuelles de l'époque étaient vraiment ostracicés. Nous aujourd'hui, à côté d'eux c'est rien, on est flatté mais non frappés.

Certes, aussi, Lulu était très stéréotypé : Il était couturier,intraverti
, efféminé, s'habillait secrètement en femme, etc.. mais on l'aimait, on l'adoptait, on avait envie de le prendre dans nos bras, de le consoler, et de lui dire q'il avait le droit de vivre, lui aussi.

dimanche 11 avril 2010

Jésus était-il gay ?

Jésus était-il gay? Elton John ravive un fantasme vieux de 2000 ans!



Dans une interview exclusive et potentiellement explosive accordée au magazine américain Parade, Elton John, la rock star par excellence, le garant éternel du trash but class, la reine mère de la pop british qui a traversé pépère quatre décennies entières gardant intact son charisme légendaire, se confesse et dresse sans complexe le bilan de ses années sexe, drogue & rock’n'roll

Outre les révélations sur sa vie privée, le luxe et la luxure, l’amour de sa vie, ses amis disparus, sa dépendance à la coke, son rapport au statut d’idole, ses “been there, done that” et autres “pourquoi-tant-de-haine-dans-le-monde?”, Elton, et c’est là le point le plus croustifondant de l’interview, cause religion et fait une déclaration sacrément choc: “Je crois que Jésus était un gay compatissant, super-intelligent”.

La déclaration a instantanément fait le tour du web dès sa publication sur le site de Parade. Sachant que l’entretien dans son intégralité est encore à paraitre ce dimanche dans la version papier gratuite tirée à pas moins de 33 millions d’exemplaires et distribuée encartée avec plus de 400 titres de journaux qui couvrent tous les États-Unis (dont: The Washington Post, The New York Post, The San Francisco Chronicles, etc.), on peut raisonnablement s’attendre à un effet boule de neige. Bill Donohue, président de la Ligue Catholique déplore dans un communiqué les propos du chanteur mais déclare ne pas avoir l’intention de demander des excuses. Ouf!

Elton John déclare donc qu’il pense que Jésus était gay? Et super intelligent de surcroît? Formidable! Mais attention, le vrai message d’Elton n’est pas là mais dans la suite de la citation: “Sur la croix, il a pardonné à ceux qui l’avaient crucifié. Jésus voulait que l’être humain soit amour et pardon. Je ne sais pas pourquoi les gens sont si cruels.”. Une phrase qui, prise indépendamment de la précédente, ressemble plus à une prédication qu’à une sortie provoc’. Alors, Elton John est-il entrain de “cooliser” Jésus en affirmant qu’il était gay? Lui qui en 2006 affirmait vouloir interdire toutes les religions? Intéressant. Les plus cool dirons: “on s’en fout, il dit que Jésus était gay, et c’est ça qui compte!”

En tous cas, voilà de quoi raviver chez certains un fantasme vieux de deux mille ans. L’homosexualité présumée du fils de la Vierge est d’ailleurs une question récurrente qui suscite des théories mystico-romantiques se basant notamment sur l’éventualité que Saint-Jean, l’apôtre chouchou, désigné texto dans les Évangiles comme “le disciple que Jésus aimait”, souvent représenté dans l’art chrétien sous des traits fins, voire féminins, et en contact physique avec Jésus, fut l’amant de ce dernier. Blasphème! Le livre du chercheur et théologien américain Theodore W. Jennings Jr., The Man Jesus Loved, expose très sérieusement cette théorie.

Mais c’est un mystérieux texte manquant de la Bible, les fameux Évangiles de Saint-Marc, qui pique la curiosité de ceux que la théorie du gay Christ fascine. Parmi eux un certain Peter Tatchell de l’association britannique LGBT OutRage! qui affirmait en 1998 en plein James Whale Show, émission radio britannique à grande écoute, qu’un passage de ces écrits relate explicitement une aventure homosexuelle du Christ avec un éphèbe.

A la fin des années 90, Terrence McNally, l’auteur du très populaire Love! Valour! Compassion!, va encore plus loin dans la provoc’ avec sa pièce de théâtre Corpus Christi dans laquelle il met en scène un Christ homo qui couche non seulement avec Jean mais avec tous les autres apôtres! Sacrilège! Scandale! Avant même d’être jouée, la pièce avait généré un déluge de protestations violentes de la part de mouvements chrétiens conservateurs qui ont culminé en menaces de mort et ont entrainé l’annulation des représentations. Ci-dessous le reportage de la Fox en 1998:

L’auteur et humoriste anglais Pat Condell, connu pour sa croisade anti-religions, notamment à travers ses chroniques cinglantes sur sa chaine YouTube, développe dans une de ses vidéos, au ton très gay-friendly, sa réflexion sucrée-salée sur la question “Was Jesus gay?”.

http://www.yagg.com/2010/02/20/jesus-etait-il-gay-elton-john-ravive-un-fantasme-vieux-de-2000-ans/

vendredi 19 mars 2010

Plus cela change plus c'est pareil 1




Agence France-Presse
Washington

Un ancien général américain du corps des Marines et ex-commandant de l'OTAN a affirmé jeudi que l'incapacité des Casques bleus néerlandais d'empêcher le massacre de Srebrenica en 1995 s'expliquait en partie par la présence d'homosexuels dans leurs rangs.

Ces conclusions ont été vigoureusement rejetées par l'ambassade des Pays-Bas aux États-Unis.

John J. Sheehan s'exprimait lors d'une audition parlementaire consacrée à la loi baptisée Don't Ask, Don't Tell (Ne rien demander, ne rien dire), qui impose aux militaires homosexuels américains de ne pas dévoiler leur orientation sexuelle, et que le président Barack Obama a promis d'abroger.

Après la chute de l'Union soviétique, «des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas croyaient fermement qu'il n'y avait plus besoin de capacités de combat», ce qui a débouché sur «une libéralisation de leurs forces armées, y compris l'ouverture aux homosexuels déclarés, et le fait de se concentrer sur les opérations de maintien de la paix», a déclaré le gradé à la retraite.

«En conséquence, les forces armées étaient mal préparées pour la guerre», a-t-il souligné, en donnant l'exemple de Srebrenica (est de la Bosnie).

«Quand les Néerlandais ont reçu l'ordre de défendre Srebrenica contre les Serbes, le bataillon était sous-équipé, faiblement dirigé, les Serbes sont arrivés, ont menotté les soldats à des poteaux téléphoniques et ont emmené les Musulmans pour les exécuter», a raconté le général quatre étoiles.

Selon lui, le chef d'état-major de l'armée de Terre néerlandaise de l'époque lui a affirmé que la présence de soldats homosexuels dans ce bataillon était «une partie du problème».

Le 11 juillet 1995, près de 8 000 hommes et garçons musulmans ont été tués après la prise de l'enclave bosniaque de Srebrenica par les forces serbes de Bosnie, malgré la présence de Casques bleus néerlandais mandatés par l'ONU pour protéger ces civils.

L'ambassadrice des Pays-Bas à Washington, Renée Jones-Bos, a vivement protesté contre ces allégations, dans un communiqué envoyé à l'AFP.

«La mission militaire des soldats néerlandais de l'ONU à Srebrenica a été étudiée et évaluée de façon exhaustive à l'échelle nationale et internationale. Rien dans ces rapports ne suggère un lien entre les homosexuels servant dans l'armée et le massacre de musulmans bosniaques», écrit-elle.

«Je suis fière du fait que des gais et lesbiennes servent ouvertement depuis des décennies dans les forces armées néerlandaises, comme c'est le cas actuellement en Afghanistan», ajoute-t-elle.

Le sénateur américain Carl Levin, président de la commission de la Défense, s'est également indigné des propos de M. Shehaan.

Les Néerlandais «étaient entraînés pour des missions de maintien de la paix», a concédé M. Levin, mais «de glisser ensuite sur l'idée que les homosexuels ne sont pas de bons combattants... C'est complètement faux».

Le Sénat avait également invité deux ex-militaires relevés de leurs fonctions en raison de leur homosexualité, venus plaider pour une abrogation de la loi.

Michael Almy a été exclu de l'armée de l'Air en 2006 malgré de brillants états de service, après qu'un collègue eut découvert son homosexualité dans un courriel personnel adressé à sa famille.

«J'ai respecté la loi, je n'ai jamais révélé ma vie privée», a souligné l'ancien officier.

«Etre mis dehors après 13 ans de carrière m'a complètement anéanti. Je me suis senti trahi par mon pays, malgré le fait d'avoir risqué ma vie plusieurs fois», notamment en Irak, a-t-il affirmé.

mardi 16 février 2010

L'arbre, la forêt et ..le silence


L'arbre et la forêt ou le «silence» des homosexuels déportés




Présenté à la Berlinale, L'arbre et la forêt des cinéastes français Olivier Ducastel et Jacques Martineau, évoque la déportation pour homosexualité, longtemps taboue et peu portée à l'écran.



Déjà lauréat du prix Jean Vigo en France où il sort le 3 mars, le film est programmé dans la section Panorama, où il concourt pour le Teddy Bear qui récompense le meilleur film à thématique gaie ou lesbienne.

On y suit Frédérick (Guy Marchand), sylviculteur en Alsace. Cet homme solitaire et bourru, amateur de Wagner à plein volume, n'apparaît pas aux obsèques de son fils aîné, suscitant l'ire du cadet (François Négret).

Réunis dans la propriété familiale plantée d'arbres, sa femme (Françoise Fabian) sa belle-fille (Catherine Mouchet), sa petite-fille (Sabrina Seyvecou) et le compagnon de celle-ci (Yannick Renier) tentent de le comprendre.

C'est alors que Frédérick révèle la vraie raison de sa déportation dans un camp de concentration, environ quarante ans plus tôt : l'homosexualité.

«Il n'y a, semble-t-il, pas eu de politique de persécution des homosexuels dans la France gouvernée par Vichy : ni de la part des Allemands, ni de celle de Vichy», rappelle Jacques Martineau dans un entretien à l'AFP.

«En revanche, il existe des preuves que des Alsaciens ont été internés au nom du paragraphe 175» du Code pénal allemand, abrogé en 1969, qui punissait «la fornication entre deux hommes», précise-t-il.

Car à l'instar de la Lorraine, l'Alsace annexée par le IIIe Reich en 1940 fut soumise à la législation allemande.

«Nous avons choisi de parler d'un Alsacien pour cette raison-là. Mais les historiens ont du mal à trouver des éléments, nous n'avons eu accès à rien».

Les deux cinéastes se sont surtout basés sur le récit-témoignage de Pierre Seel publié en 1994, Moi Pierre Seel, déporté homosexuel.

«Mais son vécu était trop romanesque et nous voulions plutôt imaginer une histoire autour de ces gens qui n'ont pas témoigné, qui n'en ont pas parlé autour d'eux pendant toutes ces années», dit Olivier Ducastel.

«Nous voulions faire un film sur le silence : pourquoi ce silence, pendant si longtemps?» renchérit Jacques Martineau.

«Les déportés homosexuels ont tous eu la même expérience : comme les autres, ils ont été déportés pour des motifs délirants. Mais quand ils sont sortis, ils ne pouvaient pas ouvrir la bouche : il y avait encore des législations discriminatoires en Allemagne et en France», souligne Olivier Ducastel.

«Pierre Seel n'a pas pu faire reconnaître son statut de déporté : il n'y avait pas de case «homosexualité» à cocher dans les papiers administratifs!»

Pénalisée en 1942 en France, l'homosexualité y a été classée «fléau social» en 1960. L'État français a reconnu pour la première fois le 26 avril 2001 les persécutions subies par les homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale, dans un discours du Premier ministre d'alors, Lionel Jospin.

Selon les associations, il y aurait eu 66 cas certains de déportés pour homosexualité en France. Ils seraient 90 000 à 100 000 en Allemagne dont 10 000 à 15 000 ont péri dans les camps, estime le Mémorial américain de l'Holocauste.


Source : Agence France-Presse,Berlin

dimanche 20 décembre 2009

«Kisses for Christmas», un chant de Noël très… gay!

VIDÉO. Découvrez des images tournées au «kiss-in» parisien, dans ce clip aux accents de carte de vœux pour les fêtes. Adorable...

Le magazine gay gratuit Sensitif propose cette délicieuse carte de Noël, filmée lors du kiss-in parisien du 12 décembre. De bien belles images, sur la chanson Kisses for Christmas de Thomas Anders (l'un des deux membres du groupe Modern Talking)… Joyeux Noël!

Vidéo: Jozsef Tari pour Sensitif.

CLIQUEZ


http://www.tetu.com/actualites/media/kisses-for-christmas-un-chant-de-nol-tresgay-16170

mercredi 16 décembre 2009

À Berlin, même le père Noël est gay

La place de Nollendorf accueille un marché de Noël homo.

Alors que toutes les villes d'Allemagne se recouvrent de petites cabanes de bois groupées autour d'un sapin pour former, comme chaque année à la même date, les traditionnels marchés de Noël, Berlin a encore une fois innové. Place de Nollendorf, en plein cœur de la cité, le marché ressemble de loin à tous les autres, à ceci près qu'il se nomme "Winterpride". Eh oui, il s'agit du premier marché de Noël homo au monde! Le passant y trouve non seulement l'indispensable vin chaud, le pain d'épice et des saucisses, mais également une librairie et une agence de voyage LGBT. "Nous avons engagé comme pères noël uniquement des acteurs homosexuels car nous nous sommes absolument fidèles à notre devise", commentent avec humour les organisateurs. Jusqu'au 31 décembre, une scène reçoit chaque soir les plus divers événements, dont un concert du chœur homo berlinois et une présentation des collections de vêtements sport 2006. Maintenant il faut s'attendre à voir apparaître l'an prochain des anges lesbiennes et un traîneau tiré par des rennes gay!


http://www.tetu.com/actualites/international/-Berlin-meme-le-pere-Nol-est-gay-9127

mardi 24 novembre 2009

Amour dépassant les âges

Michel Tremblay offre une rentrée saisissante pour le théâtre Jean Duceppe avec sa toute nouvelle pièce, Fragments de mensonges inutiles, racontant l'histoire de deux jeunes qui vivent leur homosexualité à travers le temps.

Amour dépassant les âges

La toute nouvelle création de Michel Tremblay, Fragments de mensonges inutiles, a pris l'affiche, cette semaine, au théâtre Duceppe de la Place des Arts. Fragments de mensonges inutiles, c'est l'histoire de deux jeunes, Jean-Marc (Olivier Morin) et Manu (Gabriel Lessard), qui s'aiment à travers le temps. Oui, vous avez bien lu, à travers le temps, car le premier vit en 1959 et le deuxième en 2009. Comment est-ce possible? Le talent de Michel Tremblay a réussi cet exploit. La scène, virtuellement divisée en deux partie, voit évoluer les deux époques simultanément. D'un côté, un mur beige, orné d'un crucifix; de l'autre, un mur noir, vide. Huit chaises qui se déplacent comme sur un échiquier. Huit personnages: deux mères, deux pères, deux amoureux, un psychologue et un aumônier. Le tout se déroulant en miroir, par duos, quatuors et parfois solos.

Deux époques, mêmes réalités

Dans une mise en scène impressionnante, les répliques s'enchainent et se croisent de part et d'autre de la scène. On a parfois l'impression que les deux jeunes sont aux deux endroits en même temps, surtout quand ils ont affaire au psy/prêtre. Le texte est touchant, empreint de colère, de tristesse et d'amour fou. La détresse des deux jeunes est palpable et le coming out de Manu, qui fond en larmes dans les bras de sa mère paralysée, est terriblement réaliste.Les deux protagonistes, qui tentent d'accepter leur homosexualité, se retrouvent tous les deux seuls face à leur situation. Le premier est pris dans le silence et le mensonge, dans l'impossibilité de révéler au grand jour la peine qui l'afflige. Le second, sorti de l'ombre, se retrouve tout autant face au silence, incompris de sa mère et surprotégé par son père, à qui il ne veut pas se confier. On se rend compte à quel point, malgré les époques, la solitude homosexuelle demeure aussi grande. La réaction de leurs parents, confrontés à cette nouvelle situation, est impressionnante, surtout dans le cas de Nana (Maude Guérin), qui veut tout faire pour protéger son fils de la cruauté autres et qui confronte l'aumônier de manière remarquable dans un monologue à serrer le cœur.
Jeu réaliste des acteurs

Si l'histoire et les textes nous font vite entrer dans l'histoire, l'entremêlement des répliques amène parfois la confusion, surtout lorsque les deux côtés de la scène ne traitent pas du même sujet. La musique de genre opéra est également parfois un peu agaçante. Les nombreuses scènes d'affection entre Manu et Jean-Marc sont grandement appréciées et leurs caresses parfois placées dans des monologues d'autres personnages nous rappellent que l'amour est au centre de cette histoire. Deux jeunes qui s'aiment par-dessus tout, un premier amour fou qui dépasse même le temps.
Une bonne introduction à Michel Tremblay

Cette pièce est une bonne idée de sortie, malgré son prix rédhibitoire, pour les jeunes qui veulent une première expérience de théâtre gai, tout autant que pour les habitués du domaine - même les hétéros - qui désirent se plonger dans un drame classiquement à la Michel Tremblay.
Fragments de mensonges inutiles est présenté au théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts jusqu'au 17 octobre, puis en tournée du 24 octobre au 12 décembre.

Merci à AlterHéros pour le texte.
J'ai manqué cette production, lors de sa création, mais je compte bien me reprendre, puisqu'elle est en tournée, en ce moment. Pour les dates, on peut les avoir sur le site de La Compagnie Jean Ducceppe.






mardi 22 septembre 2009

deux papas pingouins gays déchaînent les passions






D'aucuns considèrent, aux États-Unis, le livre illustré pour enfants «And Tango Makes Three» comme la tendre histoire d'un couple de pingouins gays adoptant un bébé. Mais pour d'autres, c'est un texte dangereux qu'il faut bannir à jamais des bibliothèques.
Le livre, destiné à apprendre ( ... ) qu'il existe aussi des couples de parents homosexuels, est en tête de la liste des «titres les plus contestés» dressée chaque année par l'American Library Association (ALA) à l'occasion de la «semaine des livres interdits», qui aura lieu du 26 septembre au 3 octobre. L'ouvrage fait des remous aux États-Unis et des plaintes ont été enregistrées dans des librairies d'au moins 15 États pour obtenir, sinon son interdiction, au moins que le livre comporte des avertissements de lecture, ou encore qu'il soit rangé dans d'autres rayons que ceux pour les bambins, dénonce l'ALA.


Pour Deborah Caldwell Stone, une responsable de l'ALA, ces manoeuvres rendent d'autant plus nécessaire la semaine des livres interdits.
Ce rendez-vous annuel a été lancé en 1982 pour souligner le fait que des livres sont «toujours interdits ou remis en cause» aux États-Unis ou «retirés des bibliothèques parce que des gens ne sont pas d'accord avec leur contenu», explique Mme Caldwell Stone.
«Nous estimons que nous n'entendons parler que de 25% des livres contestés», dit-elle. «Il arrive qu'un parent se plaigne et que le livre soit retiré de la bibliothèque et que nous n'en entendions jamais parler».
Les plaintes portent de «plus en plus» sur des livres ayant trait à l'homosexualité ou au sexe, poursuit-elle.

AH LALA ! QUI A DIT, QUE L'HUMANITÉ ÉVOLUAIT ?


Sara HUSSEINAgence France-PresseWashington

jeudi 10 septembre 2009

L'intimité ou la volupté,la conscience de vivre

L'intimité a ses exigences. Elle veut d'abord et avant tout qu'on soit bien dans sa peau et que l'esprit soit libéré de toute contrainte. Elle veut qu'on puisse se montrer tout nu, corps et âme, sans rougir.
Ce petit travers encombrant que j'essaie de cacher à tout le monde risque de prendre, dans l'intimité, des proportions considérables. Aussi bien l'assumer totalement puisque je ne saurai le masquer plus longtemps. Cet orteil un peu crochu qui faisait s'esclaffer les amis en ce temps de l'adolescence où nous découvrions et comparions nos corps ne pourra plus échapper à l'attention de qui structura mon corps dans toute ses articulations et ma peau dans tous ses replis.

Et comment ne pas fair étalage de cette vieille frustration que je traîne depuis des années puisque je trouve enfin l'occasion de , peut-être de m'en défaire ? Et pourquoi ne ne dirais-je pas enfin tout net tout ce qui me trotte dans la tête d'inavouable.

L'intimité, de par sa nature même, nous force à aller très loin dans la connaisance de soi et des autres. Elle exige franchise et générosité. elle exige curiosité.

Et avant de réussir à être intime avec quelqu'un d'autre, il faut d'abord arriver à l'être avec soi-même: se connaître d'un travers à l'autre, vivre avec soi-même en permance, en évitant les fuites hors de son corps et de son esprit.

Qu'on soit intime avec les choses qui font le quotidien : pouvoir faire le tour de sa maison les yeux fermés parce qu'on sait de mémoire où on a posé l'objet précieux ou le fauteuil confortable ou le Proust qu'on s'apprête à relire. Tout ce qu'on a regardé et touché longuement , tout ce peuple d'objets apparemment inanimés qui se sont usés lentement autour de moi , qui se sont patinés sous les yeux troop souvent distrait des amis, des amants , des maîtresses.
Ce tableau devenu familier à force de vivre dedans, autour, derrière. Cette orchidée dont j'ai fini par connaître le jour excat de la floraison annuelle. Cette vieille chemise qui ne tient plus que par un fil mais dans laquelle je me trouve si confortable. N'a-t-elle pas fini par s'animer un peu à force de m'entendre battre le coeur ?

Et moi ? N'ai-je pas reconnu qui j'étais vraiment, en profondeur ?
N'ai-je pas enfin accepté d'être celui-là - et personne d'autre ? Beaucoup moins que je l'aurais souhaité, beaucoup plus que je l'aurais imaginé. À la fois plus simple et plus complexe..mais tellememnt moins compliqué - QUE J'AIME CETTE FORMULATION. JE DIS SOUVENT CELA ! .

L'intimité, c'est la barrière qu'on met entre soi et les autres - !!!!!!!, et si vrai - . C'est ce qui
n'appartient à personne qu'à soi-même. C'est tout ce que j'ai de précieux ou de futile pour l'étaler à la face du monde.

On comprendra facilement, dès lors, la générosité, qu'il faut pour décider soudain de partager son intimité avec quelqu'un d'autre. Et la curiosité qu'il faut pour avoir envie d'arracher à quelqu'un d'autre tous ses masques, et découvrir, dans un éclairage cru, souvent cruel, une vérité qui jusqu'alors ne se dévoilait que pudiquement devant des regards qui ne faisaient que, presque toujours, qu'en effleurer la surface.
L'intimité à deux, c'est la recherche infinie de la complémentarité des êtres.

L'intimité à deux c'est, plus que faire l'amour,prendre son bain ensemble. C'est se découvrir l'un l'autre, non pas dans le paroxysme de l'orgasme, toujours un peu trompeur, mais dans la simplicité du geste ordinaire, du mot qui n'essaie pas de convaincre ou de séduire, de la peau non exaltée par l'amour ou pas l'orage. C'est découvrir un pénis qu'on avait cru plus grand , un sein qu'on avait cru plus ferme.

L'intimité, c'est se reconnaître les yeux fermés parce qu'on a déjà fait l'expérience de se bien regarder et se bien voir. C'est la complicité qui unit deux êtres au millieu d'une foule, certains qu'il sont d'être les seuls à savoir ce qu'ils pensent et ressentent. C'est la frontière qu'ils érigent entre eux et le reste du monde. C'est le secret. C'est aussi la sécurité totale.

En effet, je ne crains plus qu'on découvre chez moi quelque malformation du corps ou quelque vice de l'esprit puisque cette étape a été franchie depuis longtemps. Je n'ai pas peur non plus, de voir soudain apparaître le diable devant moi puisque j'ai déjà accepter de partager ma vie avec le diable.

Le sentiment qu'on a d'être intime avec quelqu'un ne fait pas partie de cette panoplie de sentiments qu'on appelle grands . C'est un tout petit sentiment , quotidien, presque banal, et qui pourtant nous permet , plus que bien d'autres d'aller plus loin et plus profondément .
Et ce n'est pas parce qu'il est petit qu'il se laisse facilement saisir. Je reprends le mêm exemple pour constater qu'il est souvien plus difficile de prendre son bain que de faire l'amour avec quelqu'un. Il faut beaucoup plus de simplicité et de générosité pour laver un dos que pour s'enfiler un brèche béante.

La simplicité n'est pas donnée à tout le monde. Certains ne se complaisent que dans le grandiose, le banal les déconcerte. Ils ne voient que pauvreté dans un quotidien où les richesses, pour ne s'épanouir qu'une à une et lentement, ne sont pas moins présentes.

L'intimité, C'est le droit au quotidien.

Il n'est pas besoin d'être amoureux pour partager son intimité avec quelqu'un. Mais, par contre, on peut être follemment amoureux sans jamais arriver à être intime.
Je connais des gens qui ont passé leur vie ensemble et qui se connaissent encore aussi mal à la fin qu'au début. Ils se sont arrêtés un jour à la surface de l'être et ils en restés là. ls habitent leur maison de la même façon. Ils entretiennent si peu de familiarité avec les objets,les bêtes ou les fleurs qui les entourent qu'on croirait entrer dans un grand magasin quand on entre chez eux.

Le quotidien, pour eux, n'est qu'un désert inhabité. Ils vivent dans l'attente du grand jour, de la grande passion qui les jettera hors d'eux-mêmes dans une extase où ils seront , sans le savoir, absents.

L'intimité c'est être avec soi.
Comme on ne peut partager que ce qu'on possède...
L'intimité , c'est être avec soi dans l'autre. On ne peut donc pas être plus ou moins intime : On est intime ou on ne l'est pas.

L'intimité, c'est s'arrêter un moment pour entendre abttre son coeur.. C'ets plus que vivre, c'est avoir la conscience de vivre.
Pierre Bourgaut
"L'intimité ou la volupté du quotidien ",
Écrits polémiques 1960-1963
Lanctôt éditeur, 1996

mercredi 8 juillet 2009

Et voilà ce que c'est que d'être la prima donna


(Leeds) Rufus Wainwright a plus l'air d'un bûcheron que d'un auteur-compositeur acclamé en cet après-midi de juin frisquet. Échevelé, il porte une barbe de plusieurs mois et une veste de laine. On peut lui pardonner son air de coureur des bois : l'artiste bûche à temps plein sur Prima Donna, son premier opéra. L'oeuvre sera présentée en première mondiale au Festival international de Manchester le 10 juillet. ( MERDE Rufus ! )
«Je travaille comme un forcené dans la maison de campagne que j'ai louée. En fait, nous sommes en avance dans notre horaire», dit-il avec confiance.
Il faut dire que Rufus Wainwright a eu l'idée de son premier opéra il y a déjà trois ans. Ce jour providentiel, il regardait le documentaire Conversations avec Maria Callas.
«Elle était assise dans son appartement parisien avec sa coiffure pas possible et sa robe de scène médiévale et elle a juste dit : "Et voilà ce que c'est que d'être la prima donna". Je ne me souviens plus du contexte, mais à cet instant, mon opéra s'est incarné dans mon esprit.»

Prima Donna raconte donc la journée d'une chanteuse vieillissante alors qu'elle prépare son retour sur scène. Sa rencontre avec un journaliste dans son appartement chamboulera sa vie.
Une semaine après avoir trouvé le synopsis, Rufus Wainwright reçoit une commande du nouveau directeur du Metropolitan Opera de New York, Peter Gelb. Une coïncidence qui ne ment pas.
Dire non au Met
Dès l'écriture, l'auteur-compositeur déterre ses racines : sa diva, Régine St-Laurent (en hommage à la soprano Régine Crespin), est montréalaise. Et elle chante en français!
Un point dont l'homme de 35 ans n'a pas voulu démordre. Le Met, rebuté à l'idée de présenter un nouveau spectacle chanté en français, lui demande de traduire son libretto en anglais. Après quelques essais, Rufus Wainwright a le culot de dire non.
Le chanteur explique : «Les paroles me venaient naturellement en français. J'essayais de m'imprégner du Paris de Berlioz. Et plus je travaillais en français, plus j'étais inspiré. La langue enrichissait même la musique. Alors Peter Gelb, qui ne m'avait jamais précisé de faire l'opéra en anglais, a préféré se désister. Étrangement, il a fallu que je vienne en Angleterre pour faire mon opéra en français...»
Après Manchester, Prima Donna sera présenté l'année prochaine à Melbourne, Londres et Toronto (au festival Luminato).

D'ailleurs, même si Rufus a acquis ses lettres de noblesse grâce à la pop, il n'a pas composé un opéra rock. Ce n'est ni du «Figaro ! Figaro !» ni de l'opéra intellectuel et inaccessible, prévient-il.
«C'est très conventionnel, lyrique et sophistiqué. Mes références sont Strauss, Wagner, Puccini, Janacek... Je veux revigorer le genre.»
Source : Cyberpresse

dimanche 17 mai 2009

Dany Turcotte, le champion anti-homophobie

Photo Jean-Luc Barmaverain

Comme Janette Bertrand qui a parlé d'homosexualité dès les années 1960 à la télé et Pierre Elliott Trudeau qui a permis le vote du bill omnibus, décriminalisant l'homosexualité entre deux adultes consentants, Dany Turcotte a reçu le prix Lutte contre l'homophobie 2009.
On lui a remis cet honneur notamment parce qu'il a choisi d'avouer publiquement son homosexualité et permis de démystifier cette orientation sexuelle aux yeux de milliers de téléspectateurs.
«Je suis très touché de ça, a-t-il commenté. Si ma participation à Tout le monde en parle a permis l'autodérision et permis de dédramatiser tout ça, tant mieux.»

Le coanimateur et humoriste était surpris de l'ampleur de l'événement auquel assistaient environ 250 personnes, dont «toute la communauté gaie de Montréal», a-t-il spécifié, de même que plusieurs politiciens et l'abbé Raymond Gravel.
La ministre a rappelé la simplicité, le courage et la candeur du coanimateur, des qualités qui ont littéralement conquis le public.
«Je ne suis pas le Che Guevara de la cause homosexuelle, a lancé Dany Turcotte avec humour, quelques minutes avant la cérémonie, mais je suis content de faire évoluer la cause. Changer les mentalités, c'est plus difficile que les lois, c'est long. Ça prend plus qu'une génération pour y arriver, et il y a toujours du travail à faire. En Iran, il n'y a pas d'homosexualié, semble-t-il», a-t-il dit, ironique.
«Dans les cours d'école, la première insulte des jeunes, c'est de traiter les p'tits gars de fif ou de tapette. Après, des jeunes hommes comme David Fortin – je ne dis pas que c'était son cas − disparaissent.»
Pour l'événement, Dany Turcotte était accompagné de son conjoint des dix derniers mois, l'artiste-peintre Alexis Martin Courtemanche, le même qu'on a pu voir à ses côtés lors du gala Artis.
«Au gala, on nous a montrés souvent à la caméra, souligne Dany. On est un des rares couples gais officiels. Après le gala, j'ai reçu des commentaires et témoignages, dont ceux des jeunes hommes de petites villes du Québec. J'ai eu l'impression qu'on a été une sorte de modèles pour eux.»

Dany Turcotte a toujours su qu'il sortirait un jour ou l'autre publiquement du placard et il dément qu'on lui a forcé la main. À Tout le monde en parle, le temps était tout simplement venu. «Si j'ai réussi à faire monter le mouvement gai d'une marche sur le grand escalier, tant mieux.»

Il y a longtemps que Dany Turcotte a avoué son homosexualité à sa famille. À l'âge de 17 ans, lors d'un réveillon de Noël, il avait éclaté en sanglots devant ses proches et lâché le morceau.
«Nous (les personnalités publiques), on doit faire deux coming out, dit-il. Un dans notre vie personnelle et un autre en public. Il y a déjà quatre ans que j'ai fait le mien, en 2005.»

Dany Turcotte recevait son prix dans le cadre de la Journée internationale contre l'homophobie (le 17 mai) initiée par la Fondation Émergence et son président Laurent McCutcheon, également président de Gai Écoute.



Écrit par Agnès Gaudet

jeudi 30 avril 2009

Clichés signés Sacha Baron Cohen



Après Ali G et Borat, le comédien Sacha Baron Cohen prépare un retour au grand écran, avec un autre de ses avatars télévisuels, le sémillant Bruno. Présentateur vedette de la jeunesse autrichienne avec son émission tendance, il connaîtra ainsi une aventure cinématographique dont la forme s'accordera à celle du reporter kazakh, entre observation documentaire et expériences à la Jackass. à saveur homosexuelle.

Sortie en Europe fin juillet 2009

dimanche 19 avril 2009

Onuphre : Un saint chrétien et ...transsexuel !!



D'après la légende, Saint Onophrius, avant de devenir un transsexuel et un saint, a commencé sa carrière comme femme, une très jolie prostituée en fait. Elle entendit l'appel du Seigneur et se convertit, abandonnant bien sûr son métier de prostituée. Mais cela n'empêchait pas ses anciens clients de continuer à l'accoster pour lui demander ses faveurs. Constamment importunée, elle pria Dieu de la rendre laide, et Dieu accéda à sa demande: Il la transforma en hermaphrodite, elle garda ses seins mais Dieu lui fit pousser une barbe, ce qui semble avoir découragé les clients qui continuaient de la harceler. Les peintures représentant Saint Onophrius abondent de détails anatomiques.


Extrait de : 05-01-2009
Un saint chrétien transsexuel: Onophrius Ονούφριος sur Gay Kosmopol

samedi 21 février 2009

Jeunes et saints : Pier Giorgio Frassati1


Bienheureux Pier Giorgio FRASSATI
6 avril 1901- 1925
C'est en flânant sur la toile, encore une fois, que je fis la connaissance de cet homme. Superbe, au demeurant, c'est ce qui me frappa d'emblée, mais au fil de mes lectures, je le découvrai davantage, l'aimai et en fis un ami, un phare de plus dans ma cosncience.

La porte grince comme une âme en peine, et livre passage au chef de famille. Un détail insolite saute immédiatement aux yeux de son épouse : Tommaso tient en main un journal. Depuis quand a-t-il la prétention de lire des pages et des pages d’articles écrits en minuscules caractères, lui qui pourrait à peine déchiffrer les gros titres ? « Que se passe-t-il, Tommaso? » demande Giovanna envoyant son air atterré. En guise de réponse, son mari lui tend La Stampa. « Ça date d’aujourd’hui, tu vois : 5 juillet 1925 », articule péniblement l’ouvrier turinois.
L’exclamation consternée de leur mère attire alors les enfants, qui viennent se presser autour d’elle. Sur la première page, une grande photographie est encadrée de noir. Un beau jeune homme souriant pose sur eux un regard franc et vif. C’est Pier Giorgio, « la bonté incarnée », le précieux ami de la famille.
Au sortir de la guerre, alors que Tommaso et Giovanna se battaient contre la pauvreté, ce garçon plein d’entrain était arrivé chez eux, on ne sait comment, un panier de provision sous le bras. Giovanna est fière, elle n’aurait jamais accepté qu’une dame de bonne famille vienne lui « faire la charité ». Mais le sourire enchanteur de Pier Giorgio avait été désarmant de simplicité, sa joie de vivre contagieuse, et Giovanna avait très vite considéré comme l’un de ses fils ce garçon de dix-huit ans, qui avait presque l’air d’un gamin. Les visites de Pier Giorgio étaient l’occasion de grandes réjouissances. Quand les enfants l’entendaient gravir quatre à quatre leur escalier pourtant périlleux, ils se précipitaient vers la porte, ne lui laissant même pas le temps de reprendre son souffle. Ce garçon, dont ils ne savaient pas d’où il venait, mais dont ils soupçonnaient qu’il habitait les quartiers les plus riches de Turin, avait l’art de leur faire oublier qu’il n’était pas un voisin de palier.-
À ce qu’il paraît, Pier Giorgio était le fils de Frassati, le directeur de La Stampa, prononce Tomaso d’une voix enrouée.
- Mais comment ? Pourquoi? balbutie sa femme.
- J’ai pas réussi à lire, mais j’ai demandé au marchand de journaux. Il est mort hier d’une sale maladie, la polio quelque chose, en quelques jours.
Le lendemain, Giovanna et ses enfants se mêlent à la foule immense qui assiste à l’enterrement de Pier Giorgio Frassati. On leur désigne, à l’autre bout du parvis, un couple en grand deuil : ce sont les parents du jeune homme. Giovanna les regarde avec une profonde compassion. Avoir eu un fils qui semblait réunir toutes les qualités du monde, et le perdre si brutalement ! Comment pourrait-elle se douter que les Frassati, en vérité, ont dû attendre cette journée tragique pour connaître Pier Giorgio? En sortant de l’automobile qui les a amenés au pied de la cathédrale, ils ont été stupéfiés de découvrir un parvis noir de monde.
Pour eux, Turin était une petite ville qu’habitait un nombre restreint de familles « fréquentables ». Ils ignoraient qu’aux yeux de leur fils, Turin était aussi et surtout peuplée par une multitude de pauvres. Alors qu’ils s’attendaient à voir assister à l’enterrement quelques centaines de membres respectables de la bourgeoisie, les voilà devant une foule venue des quatre coins de la ville, et même –constate le père du défunt en fronçant le sourcil,- de ses bas quartiers. C’est donc au fil des condoléances qu’ils reçoivent et des témoignages émus qu’ils entendent qu’ils apprennent enfin qui était vraiment ce garçon mystérieux.
Pier Giorgio est né le 6 avril 1901 dans cette ville de Turin où l’on porte aujourd’hui son deuil. Son père n’est pas n’importe qui. Alfredo Frassati, fondateur du quotidien La Stampa, est l’une des grandes figures du libéralisme italien. En 1913, il devient le plus jeune sénateur du pays, et sa nomination comme ambassadeur à Berlin en 1920 rehausse encore son prestige politique. Un an après la naissance de Pier Giorgio, une petite sœur Luciana, vient compléter le foyer. Les deux enfants reçoivent une éducation rigoureuse, qui leur inculque le sens du devoir et de l’honnêteté. Mais la haute bourgeoisie dont ils sont issus ne met presque plus les pieds à l’église. Pier Giorgio, futur héritier d’un père illustre, destiné à un brillant avenir, aurait toutes les raisons du monde de rester indifférent à la Bonne Nouvelle de l’évangile. La façon précoce dont il s’éprend de Dieu n’est donc pas l’aspect le moins étonnant de son enfance.
Sa famille ne se rendra jamais compte de la profondeur de sa foi. Aux yeux de ses parents, il reste, jusqu’à sa mort, un fils discipliné et facile à vivre, qui fait leur fierté, car de toute évidence il a oublié d’être bête. Il est un peu distrait, sans doute, mais tellement charmeur! La seule chose qui agace Alfredo Frassati est de trouver son fils à genoux au pied de son lit. Cela arrive trop souvent à son goût, et ne laisse pas de l’inquiéter. Pier Giorgio serait-il une graine de bigot? Le caractère joyeux et l’entrain du garçon dissipent ses appréhensions.
Le parcours scolaire de Pier Giorgio n’a rien d’extraordinaire. Renvoyé de l’école publique pour ses mauvais résultats en latin, il entre à douze ans dans un institut tenu par des jésuites, où il rencontre le Père Lombardi, qui sera pour lui un directeur spirituel précieux. À treize ans, il commence à communier tous les jours, engagement sérieux que Pie X a vivement recommandé.Pier Giorgio ne se prend pas au sérieux. Ses parents le voient souvent à califourchon sur une branche d’arbre, d’où il déclame des vers de Dante d’une voix d’outre-tombe, quand il n’est pas à quatre pattes dans le jardin en train d’herboriser. Des innombrables passions de son fils, l’alpinisme est celle que son père encourage le plus vivement. Ce sport d’élite est digne d’un héritier Frassati. S’il se doutait que l’enthousiasme de ce dernier pour la plus haute montagne est directement lié à sa joie de se sentir plus près du ciel, sans doute son inquiétude au sujet de la piété excessive de son fils renaîtrait-elle…
En 1919, Pier Giorgio entame des études d’ingénieur. L’Italie, qui avait espéré être mieux récompensée de sa participation à la défaite de l’Allemagne, sort de la guerre avec le sentiment d’une « victoire mutilée ». Ce mécontentement entretient une grande effervescence dans le milieu étudiant. Pier Giorgio a le sentiment d’entrer sur un champ de bataille. Mais la discrétion qui le caractérise, et qui explique que ses parents ne connaissent pas vraiment leur fils, lui fait fuir les rôles de premier plan. Pier Giorgio n’est pas pour autant un garçon effacé. Il s’est constitué un groupe d’amis d’une solidité à toute épreuve, avec qui il fonde un cercle dont le but est de s’aider mutuellement à vivre en chrétiens. Sa générosité le fait vite remarquer à l’université. Certains n’hésitent pas à en abuser. Il est commode d’adresser des requêtes à un garçon si serviable dont le père est si haut placé.
Le jeune homme se nourrit quotidiennement de l’évangile et de l’Eucharistie. Quant à manquer une messe les jours de fête, il n’en n’est pas question, dût-il pour cela renoncer à une course en montagne. Cet amour de la prière lui permet de se lancer dans l’action. Pier Giorgio, tenant passionné de la démocratie, rêve d’une société équitable. Comme nombre de catholiques, il s’engage en1920 dans le Parti populaire italien, dont il devient militant, au moment de la montée spectaculaire du fascisme. Pier Giorgio ne trouve pas de mots assez durs pour fustiger le mouvement de Mussolini, dont le programme est aux antipodes des idées républicaines qu’il défend. Quand Pier Giorgio n’est ni chez ses parents, ni à l’église, ni dans un rassemblement politique ou religieux, on a toutes les chances de le trouver dans les logements misérables des bas quartiers de Turin. Membre des conférences Saint-Vincent-de-Paul, il prend sa tâche au sérieux. Entrer dans un taudis est, à ses yeux, s’approcher du Christ. On comprend donc aisément que ce garçon nanti ne fasse preuve d’aucune condescendance envers des « amis » que son père n’aimerait pas le voir fréquenter.
Les derniers mois de sa vie sont pourtant un chapelet d’épreuves. Ses parents s’acheminent vers le divorce. Luciana, qui tentait avec lui de préserver une unité familiale précaire, épouse un diplomate polonais en janvier 1925 et part à l’étranger. Pier Giorgio, quant à lui tombe amoureux fou d’une certaine Laura, mais sait que cette obscure orpheline n’aurait pas l’heur de plaire à son père, qui s’étoufferait à l’idée de voir son fils épouser quelqu’un d’autre qu’une riche héritière. Sa mère, par esprit de contradiction, prendrait peut-être le parti de son fils, et les derniers vestiges d’ententes conjugales voleraient en éclat. Aussi, le jeune homme préfère-t-il se taire, même devant sa bien-aimée. Ses parents ne se douteront jamais de ce sacrifice, dont seuls ses amis les plus proches sont au courant.
Au moment où ses espoirs politiques sont définitivement broyés par la poussée irrésistible du fascisme et les compromis qu’acceptent de nombreux membres du parti populaire avec ce mouvement honni, son père lui fait demander, n’osant pas le faire lui-même, d’entrer à La Stampa. Pier Giorgio baisse la tête et dit oui, renonçant ainsi à une carrière d’ingénieur envisagée avec joie.À la fin du mois de juin, il ressent les premiers symptômes d’un mal foudroyant. D’une main à moitié paralysée, il rédige un dernier billet pour s’excuser auprès des familles pauvres auxquelles il ne peut aller rendre visite, et s’éteint sereinement le 4 juillet.
La maisonnée préoccupée par l’agonie de la grand-mère de Pier Giorgio, n’a même pas le temps de se rendre compte que le jeune homme est en train de mourir. Ainsi s’achève une courte vie, que les témoignages entendus le jour de ses funérailles font apparaître au grand jour, comme une mosaïque dont les multiples facettes reflètent la gloire du Seigneur, et qui vaudra à Pier Giogio Frassati d’être béatifié par Jean-paul 11 le 20 mai 1990.

mercredi 21 janvier 2009

Juste pour Tony 1

Anthony Perkins naît le 4 avril 1932 à New York.
Fils du comédien Osgood Perkins (1892-1937), il ne connaît pas vraiment son père qui disparaît brutalement d'une crise cardiaque alors qu'il n'a que 5 ans.
Il passe ses études dans le Massachusetts avant de partir en Floride pour raisons de santé. Il entre au Rollins College où il travaille comme un forcené pour devenir comédien comme son défunt père.
Pendant 3 années, l participe à des spectacles amateurs. Parmi eux, “Years ago” doit être porté à l'écran. Sautant sur l'occasion, il se rend à Hollywood et bénéficiant du soutien actif d'un ami de son père devenu producteur à la MGM qui parvient à tourner un bout d'essai.
6 mois plus tard, il est convoqué et fait ses débuts dans “The actress” (1953) de George Cukor avec Jean Simmons et Spencer Tracy. De retour à New York, il passe une audition devant Elia Kazan à la recherche de l'interprète d' “A L'Est D'Eden” (1954) mais il perd le rôle au profit de Paul Newman tout d'abord avant que James Dean se voit offrir le rôle de sa vie.
Toutefois, Elia Kazan lui propose de reprendre au théâtre de “Thé Et Sympathie” qui sera succès sur les planches penant l'année 1955. En 1956, il tourne dans “La Loi Du Seigneur” avec Gry Cooper où il parvient à imposer son personnage d'adolescent austère.
Il est en pleine ascension avec des films comme “Prisonnier De La Peur”, “Du Sang Dans Le Désert” (1957) ou encore “Psychose” (1960) d'Alfred Hitchcock avec Janet Leigh.
En 1958, pendant le tournage de “Barrage Contre Le Pacifique” (1957) avec Silvana Mangano où il entre pour la 1ère fois en contact avec le cinéma européen. Amoureux de Paris, il tourne “Aimez-Vous Brahms ?” (1961) avec Ingrid Bergman et Yves Montand, qui fixe à tout jamais son visage d'adolescent torturé.
Sans avoir atteind la notoriété qu'il souhaitait, il tourna dans quelques grands films comme “Le Procès” (1962) d'Orson Welles avec Romy Schneider, “Paris Brûle-t-il ?” (1966), “WUSA” (1970) avec Paul Newman et Joanne Woodward, “Le Crime De L'Orient Express” (1974) avec Lauren Bacall ainsi que les 3 suites de “Psychose” dont il réalisa le n°3.
Le 9 août 1973, il épouse Betty Berenson (1948-2001) jusqu'à son décès le 12 décembre 1992. Ils eurent 2 enfants : Osgood est devenu acteur et Elvis chanteur.
Longtemps considéré comme homosexuel, son mariage suscita de nombreuses questions. Il devient même végétarien après son mariage.
En 1985, il développe le virus du SIDA. Si discret, certains de ses proches ne connaîtront son mal qu'après sa mort.
Quelques mois après sa mort, il accorda plusieurs interviews. Les journalistes le décriront comme un homme vieillit, méconnaissable, faible.
Son personnage de Norman Bates lui collera à la peau tout au long de sa carrière. Il ne se verra jamais confier des rôles à la hauteur de son talent et n'atteindra jamais l'immortalité de Cary Grant, James Stewart ou John Wayne mais son talent demeure encore pour longtemps.
Anthony Perkins est décédé le 12 décembre 1992 des suites d'une pneumonie et souffrait du SIDA à Hollywood, en Californie.
Betty Berenson est décédée dans les attentats du 12 septembre 2001, elle était à bord d'un des appareils qui se crasha dans les tours.
Quelque unes de ces citations :
“J'ai appris plus au sujet de l'amour et de la nature humaine depuis que j'ai le SIDA que lorsque je vivais dans le monde impitoyable d'Hollywood”
Sur une lettre à se fils : “ne cherche pas une femme aussi merveilleuse que ta mère sinon tu reteras célibataire toute ta vie”




Si je le trouve beau, mignon, mon genre. Disons : un peu..beaucoup !


vendredi 16 janvier 2009

Chanson de Maxence


Aviez-vous remarqué ,qu'ici, très dernièrement, le temps était rose et gai. Je ne sais trop pourquoi, d'ailleurs.

Je vous présente une chanson phare pour l'Atalante que je suis.

Elle représente ce qu'est l'idéal de l'amour pour moi.

C'est peut-être parce qu'il en est ainsi, que je suis , et ai été, si souvent célibataire dans ma vie. L'oiseau..est trop rare..justement, pour que le trouve.




















Je l'ai cherchée partout j'ai fait le tour du monde
De Venise à Java de Manille à Hankor
De Jeanne à Victoria de Vénus en Joconde
Je ne l'ai pas trouvée et je la cherche encore
Je ne connais rien d'elle et pourtant je la vois
J'ai inventé son nom j'ai entendu sa voix
J'ai dessiné son corps et j'ai peint son visage
Son portrait et l'amour ne font plus qu'une image
Elle a cette beauté des filles romantiques
Et d'un Botticelli le regard innocent
Son profil est celui de ces vierges mythiques
Qui hantent les musées et les adolescents
Sa démarche ressemble aux souvenirs d'enfant
Qui trottent dans ma tête et dansent en rêvant
Sur son front, ses cheveux sont de l'or en bataille
Que le vent de la mer et le soleil chamaillent
Je pourrais vous parler de ses yeux, de ses mains
Je pourrais vous parler d'elle jusqu'à demain
Son amour, c'est ma vie mais à quoi bon rêver?
Je l'ai cherchée partout je ne l'ai pas trouvée
Il pourrait nous parler de ses yeux, de ses mains Il pourrait nous parler d'elle jusqu'à demain
Son amour, c'est sa vie mais à quoi bon rêver?
Il l'a cherchée partout il ne l'a pas trouvée
Est-elle loin d'ici?
Est-elle près de moi?
Je n'en sais rien encore mais je sais qu'elle existe
Est-elle pécheresse ou bien fille de roi?
Que m'importe son sang puisque je suis artiste
Et que l'amour dicte sa loi



Les Demoiselles De Rochefort ( Michel legrand et Jacques Demy )

Chanson De Maxence





jeudi 15 janvier 2009

Antonin Ivanovitch et les jeunes hommes 1

J'ai fais la découverte de cet artiste par hasard, tout à fait, par le biais d'un d'une première de couverture, d'une édition de " Les amitiés particulières " de Roger Peyfritte. Imprégnez-vous spirituellement de ces visages. En attendant que je vous reparle de leur créateur. Je sais, il y a de la gai attitude derrière tout cela.