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vendredi 30 avril 2010

À la source interprétative des Belles-Soeurs

1. Denise Filiatrault à l’époque où elle jouait Rose Ouimet dans la création des Belles-Soeurs. 2. Rita Lafontaine était devenue depuis peu la muse de Michel Tremblay. 3. La Germaine Lauzon (Denyse Proulx) de la création des Belles-Soeurs avait fait l’unanimité parmi le public et la critique du temps. 4. Marthe Choquette, inoubliable dans ses rôles comiques comme dramatiques. 5. Germaine Giroux était admirée par ses pairs, qui l’écoutaient attentivement avant de monter sur les planches. 6. Grande actrice, Luce Guilbeault a marqué la télévision et le théâtre québécois.

LES BELLES-SOEURS ONT 42 ANS

Que sont devenues les actrices de 1968?


Hélène Loiselle (Lisette de Courval)
Grande actrice de théâtre, elle a aussi joué au petit comme au grand écran. Plusieurs se souviendront de sa performance dans Les Chaises, d’Eugène Ionesco, avec Gérard Poirier dans une mise en scène de Paul Buissonneau, en 2000. Depuis quelques années, elle prend un peu plus de temps pour elle, mais n’a rien perdu de son amour du jeu. «Je me souviens des Belles-Soeurs comme d’un grand plaisir. Dans les coulisses et sur scène, on avait beaucoup ri. Et puis, je ne me doutais pas à ce moment-là que ça allait prendre autant d’ampleur au Québec.»

Rita Lafontaine (Lise Paquette)
Elle est très active à l’écran comme au théâtre. Elle est devenue la muse de Michel Tremblay et incarne ces jours-ci, seule sur scène, la Nana du Paradis à la fin de vos jours, nouvelle création de Michel Tremblay mise en scène par Frédéric Blanchette au Théâtre du Rideau Vert. Peu de temps avant la fameuse audition déterminante, elle mourait de timidité, voulait devenir médecin et n’était pas au meilleur de sa forme… «Les Belles-Soeurs m’ont donné confiance en moi pendant 40 années et les prochaines à venir, déclare-t-elle. Je crois aussi que ça en a aidé d’autres à s’émanciper. Le Québec et ses femmes en avaient bien besoin. J’ai été éblouie par ce texte dès la première lecture, je me suis dit que Tremblay était un grand auteur. Inconsciemment, je savais que je participais à quelque chose d’immense.»

Denise Filiatrault (Rose Ouimet)
Madame Filiatrault est toujours très active dans le milieu du showbiz, surtout à la mise en scène de nombreuses comédies musicales. Elle est la directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert. «C’était ma jeunesse, la vie de ma mère, de mes tantes, de mon quartier, de ce qu’on était. Si vous saviez tout ce que ça représentait! Et puis, pour moi, c’était l’époque de Moi et l’Autre, l’époque où j’étais encore jeune et belle. Toutes les filles avaient un monologue, à part moi. C’était le drame et je l’ai fait savoir à Tremblay. Trois jours avant la première, il m’en a écrit un, le monologue de ma vie. Ça a fait pleurer tout le monde dans la salle, moi la première.»

Nicole Leblanc (Olivine Dubuc)
Dame Leblanc passe l’été dans les environs de Trois-Pistoles. Récemment, elle jouait dans le téléroman Virginie. Elle caresse des projets d’écriture dramaturgique et aimerait encore jouer dans les prochaines années. «Je devais avoir près de 24 ans et je partageais la loge avec Germaine Giroux: je l’admirais tellement! Elle me racontait sa vie avec ses beaux yeux verts et son teint de pêche. C’est là aussi que j’ai mieux connu Marthe Choquette, qui était devenue mon amie. Elle est décédée. Les Belles-Soeurs s’en vont peu à peu…»

Odette Gagnon (Linda Lauzon)
Après avoir joué dans quelques pièces, avoir écrit et fait la mise en scène de certaines oeuvres, cette dame dans la soixantaine vit maintenant en retrait de la vie publique tout en poursuivant l’écriture de textes pour la radio et en gardant un souvenir précieux de ses complices des Belles-Soeurs. «J’avais 23 ans et je sortais de l’École nationale de théâtre. Je crois que j’étais le bébé de la distribution. C’était la première fois que je jouais comme actrice professionnelle. C’est moi qui rentrais la première sur scène, qui donnais le ton. Je n’oublierai jamais cet instant.»

Les disparues
Sont décédées:

  • Denyse Proulx (Germaine Lauzon)
  • Sylvie Heppell (Yvette Longpré)
  • Marthe Choquette (Marie-Ange Brouillette)
  • Germaine Giroux (Thérèse Dubuc)
  • Anne-Marie Ducharme (Angéline Sauvé)
  • Germaine Lemyre (Rhéauna Bibeau)
  • Luce Guilbeault (Pierrette Guérin)
Nous n’avons pu retracer: Lucille Bélair (Gabrielle Jodoin) José Beauregard (Ginette Ménard) Denise de Jaguère (Des-Neiges Verrette)

http://fr.canoe.ca/divertissement/arts-scene/nouvelles/2008/08/21/6530256-jdm.html

jeudi 22 avril 2010

Voici subjectivement parlant les douze plus grandes brûleuses de planches que le Québec ait compté.


KARINE VANASSE
Son interprétation que je préfère : Emporte-moi ( Léa Pool )


MONIQUE MILLER
Son interprétation que je préfère : L'amour avec un grand A -sur la différence d'âge dans le couple- ( Janette Bertrand )



PASCALE BUSSIÈRES
Son interprétation que je préfère : Ma vie en cinémascope ( Denise Filiatrault )

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/aout/30/3/schmidt10.jpg

GISÈLE SHMIDT
Son interprétation que je préfère : La petite patrie,téléroman d'après l'oeuvre de Claude Jasmin
DANIELLE PROULX
Sa prestation la meilleure : Aveux de Claude Desrosiers et Serge Boucher

http://a21.idata.over-blog.com/300x218/2/48/65/58/Images-tirees-des-films/rejeanne-padovani_luce-guilbeault.jpg

LUCE GUILBEAULT
Son interprétation que je préfère : Réjane Padovani ( Denys Arcand )

http://www.scena.org/lsm/sm9-8/images/louise_marleau_opera.jpg
LOUISE MARLEAU
Son interprétation que je préfère : Anne Trister ( Léa Pool )


RITA LAFONTAINE
Son interprétation que je préfère : Le soleil se lève en retard ( André Brassard )

SYLVIE DRAPEAU
Son interprétation que je préfère : Traces d'étoiles ( Théâtre )


DENISE PELLETIER
Son interprétation que je préfère : Virginie ( Marcel Dubé )

http://www.artsvivants.ca/img/thf/voir/2_2d-loiselle-cornellier.jpg
HÉLÈNE LOISELLE
Son interprétation que je préfère : Mon oncle Antoine ( Claude Jutra )

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ÉLISE GUILBAULT
Son interprétation que je préfère : La neuvaine ( Bernard Émond )

lundi 12 avril 2010

Un souvenir hommagé de Lulu..et de Benoit Marleau


http://farm4.static.flickr.com/3339/3596110168_012cf697bc.jpg



Benoît Marleau était un acteur québécois né le 17 mars 1937 et décédé le 3 juin 2009 à l'âge de 72 ans. Il est connu du jeune public pour avoir prêté sa voix à divers personnages des Simpson (saison 1 à 17, incluant le film), dont celle de Moe Szyslak, et à Boule Goyette dans la série Henri pis sa gang(King of the Hill). Il a pris sa retraite de la télévision à l'âge de 70 ans en 2007. Benoît Marleau s'est fait connaître au petit écran, particulièrement à Radio-Canada. Il a tenu son premier rôle dans l'émission La pension Velder, en 1957. 20 ans plus tard, il incarnait le personnage de Jean-Paul Bordeleau dans la comédie Chez Denise, en compagnie de Denise Filiatreault.

Suivra le rôle de Jean-Paul dans Le 101, ouest, avenue des Pins. Avec le tandem Denise Filiatreault-Dominique Michel, il a participé à de nombreux Bye Bye dans les années 1970. Il avait pris sa retraite de la télévision il y a deux ans.

Benoît Marleau était aussi un homme de théâtre. Il s'est fait remarquer dans de nombreuses productions du Rideau Vert, dont Le songe d'une nuit d'été et La veuve enragée d'Antonine Maillet.

Benoît Marleau a fait beaucoup de doublage. Il a notamment prêté sa voix à divers personnages dans les productions Nic et Pic, Les Simpson et Les Pierrafeu. C'est d'ailleurs en doublant la voix de Moe Szyslak de la série télévisée Les Simpson que le comédien a pris définitivement sa retraite il y a deux ans.

La voix française de Boule Goyette dans la série Henri Pis sa gang (King of the Hill), c'était encore Benoît Marleau. Au cinéma, il a joué dans Y'a toujours moyen de moyenner de Denis Héroux.

1960-1964 : Filles d'Eve
1960-1966 : Pierrafeu, Les
1961 : La pension Velder (série TV)
1961-1962 : Kanawio
1961-1962 : Mors aux dents, Le
1962-1965 :Pain du jour, Le
1964 : Solange dans nos campagnes de Gilles Carle ( Cinéma )
1966-1967 : Mini-fée
1968-1998 : Bye Bye
1971 : Nic et Pic (série TV)
1972 : Les Chiboukis (série TV)
1973 : Y'a toujours moyen de moyenner ! : de Denis Héroux
1974 - 1976 : La petite patrie : Juju
1974 : Metric (voix)
1974 : Qui perd gagne (TV) : Valmore Duplessis
1976 : Le petit castor : Finaud et Dr Bouc (voix)
1976 : Un jour, ils eurent l'idée de s'acheter une maison
1977 : Les as (série TV) : Dr Beauregard
1977-1978 : As, Les
1977 : Chez Denise (série TV) : Jean-Paul Bordeleau
1977 : Lancer-frapper : Reggie Dunlop (voix)
1978 : Fascination
1978-1978 :Télévision du bonheur, La
1978-1979 : Peur du voyage, La
1982 : Satanic Question (voix)
1984 : Le 101, ouest, avenue des Pins (série TV) : Jean-Paul
1989 : La misère des riches (Série TV)
1990-1991 : Denise... aujourd'hui
1992-1992 : Montréal, ville ouverte
1992-1992 : Misère des riches (II), La
1994 - 1995 : MégabogueS : Mégabête (voix)
1990 - 2007 : Les Simpson : Moe Szyslak (voix)
1997-2000 : Henri pis sa gang ( King of the Hill ) (Voix )

http://archives.emissions.ca/artisan_458.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Marleau

Benoît Marleau a interprété avec bonheur ce rôle Lulu dans le téléroman La Petite patrie de Claude jasmin ( 1974-1976 ). Il fut un des premiers gay touchant de notre télévision. Certes il était triste, mélancolique, terriblement mal dans sa peau. Mais l'action du feuilleton se situait tout juste après la deuxième guerre ans un quartier populaire. L'homophobie avait pignon sur gens encore davantage qu'aujourd'hui. L'omni religiosité n'aidant pas. Les personnes homosexuelles de l'époque étaient vraiment ostracicés. Nous aujourd'hui, à côté d'eux c'est rien, on est flatté mais non frappés.

Certes, aussi, Lulu était très stéréotypé : Il était couturier,intraverti
, efféminé, s'habillait secrètement en femme, etc.. mais on l'aimait, on l'adoptait, on avait envie de le prendre dans nos bras, de le consoler, et de lui dire q'il avait le droit de vivre, lui aussi.

mardi 23 mars 2010

Juju à Pointe-Calumet !


Ah b’en quand on a su ça! » Pas croyable « , disait ma mère épatée du fait: la fameuse Juliette Huot, louait un chalet à Pointe-Calumet, au bout de l’est, boulevard Lachapelle, pas loin du » Calumet Country Club « .

Quelle fierté pour le petit peuple de cette villégiature populaire des bords du Lac des Deux-Montagnes. Ça jasait, ça épiait. Ça racontait : » Imaginez-vous donc qu’on y voit souvent Gilles Pellerin, Serge Deyglun, Denis Drouin. Est très recevante. Paraît que Juliette Huot fait des spaghettis dont ils raffolent dans l’avenue Lamothe! » Nous avions su qu’un lot d’artistes allait dans le Maine, au bord de l’océan, d’autres, disait-on, allaient en Gaspésie au bord de la mer ou du côté du Bic, ou dans Charlevoix, mais avoir une vedette de la radio à Pointe-Calumet oh que c’était flatteur! »

La » Juliette s’ajoutait aux » personnalités » du lieu populiste : le chef de police de Duplessis, Hilaire Beauregard, le jeune annonceur Réal Giguère, ou Robert Rivet, ou encore la chanteuse française Michèle Sandry, établie au Québec. Mon ami Tit-Yves habitait pas loin de cette avenue Lamothe et potinait volontiers: » Elle a organisé un fameux de gros party samedi soir dernier, ça riait, ça criait là-dedans! Ça chantait! » » Vendredi soir, on a vu, en personne hein?, Jacques Normand! » »

L’autre dimanche, sa bande et elle, ils se sont baignés en s’arrosant comme des » yables « , fous comme des balais. »

Un bon soir, Raynald, Tit-Yves et moi, on jouait sur la plage de l’hôtel » Château du lac » et l’inévitable Tony, bigle et râlait ses » Aïe Marie, aïe Marie! « , Budy Fasano était au piano et puis, tout d’un coup, et on a entendu le MC gueuler : » Votre attention, mes dames et messieurs! Une bonne main pour accueillir nulle autre que mademoiselle Juliette Huot qui nous fait l’honneur de sa présence! » Tonnerre d’applaudissements.

On a couru au chalet pas loin de là : » M’man, m’man! Juliette Huot est au Château! » Ma mère qui sortait rarement n’a rien dit, elle a mis sa robe de sortie et est partie fureter au » Château » avec sa voisine, Orifice Scarpaleggia. Juliette Huot, jouant si souvent les mères à famille nombreuse, c’est avec elle que notre mère s’identifiait le mieux.

Chère Juliette, aux rivages du paradis tant mérité par ta magnifique carrière et ton dévouement aux » Petits frères « , bonne baignade et que Saint-Pierre brasse de bonnes pâtes pour toi et ta bande!

Claude Jasmin (écrivain)

Sainte-Adèle. (17 mars 2001)

http://www.claudejasmin.com/wordpress/?p=508

vendredi 12 mars 2010

Le flokloriste comédien : Ovila Légaré


http://www.lejournal2000.com/Photo_Enfants/OvilaLegare.jpg
Folkloriste, chanteur, comédien, scripteur, animateur (Montréal, 21 juillet 1901 - 19 février 1978).



À Drummondville, Il fut comédien amateur et, à Montréal, il se fit d'abord connaître comme chanteur et « caller » de danses carrées. Sa carrière de folkloriste prit de l'ampleur avec sa participation aux Veillées du bon vieux temps à la bibliothèque Saint-Sulpice (auj. BN du Q) puis au Monument national à partir de 1920, et à celles de Conrad Gauthier à compter de 1927. La même année, Légaré fit la connaissance de Charles Marchand qui l'aida à perfectionner son style.

Originaire de Montréal, Ovila Légaré se passionne très jeune pour le folklore. Grâce à ses grands-parents amateurs de chansons folkloriques, il s'oriente vers ce répertoire.
Épris de la musique traditionnelle du Québec, il se familiarisa avec le violon, mais un accident à la main survenu alors qu'il travaillait comme typographe le fit se tourner vers le théâtre et la chanson.

Après avoir suivi des cours par correspondance, on le verra à l'œuvre comme étalagiste et concepteur d'affiches pour les magasins Steel et Larivière & Leblanc, rue Ste-Catherine à Montréal. Ce gagne-pain l'accompagnera durant toutes ces années de théâtre amateur jusqu'en 1935.

Parallèlement à son travail, Ovila Légaré joue au théâtre (à Montréal) lors des activités des "cercles dramatiques", fort populaires chez les jeunes à cette époque. Au début des années 1920, il côtoie Conrad Gauthier et Charles Marchand dans les «Soirées de familles» organisées par Edouard-Zotique Massicotte au Monument national et anime des danses et des quadrilles en "callant". Il fait également des recherches pour saisir les variantes régionales du répertoire de chansons et s'informe auprès d'universitaires comme Marius Barbeau.

L'année 1927 verra Ovila tenir un premier rôle au Monument-National : Jos Montferrand. On lui demandera même d'y chanter en deuxième partie de spectacle. C'est le départ de sa grande carrière de comédien, mais il demeure encore profondément attaché au folklore. D'ailleurs, rapidement, il devient identifié à la musique folklorique, notamment grâce au succès populaire des Veillées du bon vieux temps (avec Conrad Gauthier) auxquelles il participe au cours des années 1925-1935.

En 1932, il fonde sa propre troupe de théâtre, La Troupe Ovila Légaré, dont les principaux comédiens sont Blanche Gauthier, Georges Bouvier, Eugène Daigneault et Jeannette Deguire. Cette troupe ne joue que des pièces d'Ovila Légaré que l'on présentera à Montréal (au Monument national) et en province. Ovila Légaré en sera le directeur et le metteur en scène. Pour cette troupe, il écrira huit (8) pièces.


La radio puis le disque feront aussi connaître Légaré le folkloriste. Il enregistra des 78t. : 19 chez Starr Gennett,
grâce aux recommandations de Roméo Beaudry. et 9 chez Columbia. Sur ces enregistrements, il chante tantôt en soliste, tantôt accompagné tour à tour par Blanche Gauthier, Juliette Béliveau et La Bolduc. Celle-ci fit d'ailleurs ses premiers enregistrements avec lui; elle l'accompagnait aussi au violon et à la guimbarde. Trois des chansons de Légaré, Dans l'temps du Jour de l'An, La Bastringue et Chapleau fait son Jour de l'An, obtinrent un vif succès et consacrèrent sa réputation. La crise économique de 1930 lui inspira Faut pas s'faire de bile, une autre chanson qui connaîtra un grand succès populaire. et que Bruno Roy a qualifiée de « bijou d'originalité et de fidélité à la tradition ». Il enregistre aussi avec d'autres musiciens (ex.: Alfred Montmarquette).

On l'entend régulièrement dans plusieurs feuilletons radiophoniques des années 1930 et 1940 tels Le Curé de village où il interprète le curé sur les ondes de CKAC, Ovide et Cyprien, Métropole, etc. Mais c'est avec l'émission radiophonique Nazaire et Barnabé (1939-58) à la station CKAC qu'il fera sa marque.

De plus, entre 1945 et 1972, on peut le voir dans plusieurs films dont Le Père Chopin et La loi du silence d'Alfred Hitchcock où il campe un rôle mineur. Il a aussi fait sa marque dans son rôle de Didace Beauchemin dans deux séries télévisées qui, pendant 6 ans, a largement influencé la programmation des années 1950 avec surtout Le Survenant (1954-1957,1959-1960), et Au chenal du moine (1957-1958). Il sera aussi la vedette du film du même nom (1957).

Cet artiste versatile prend également part à plusieurs autres séries télévisées, dont Sous le signe du lion de Françoise Loranger, La Pension Velder de Robert Choquette, Quelle famille, etc.

OEUVRE INTERPRÉTATIVE

  • 1945 : Le Père Chopin : Le curé
  • 1947 : Whispering City : Detective in Mary's Apartment
  • 1949 : Un homme et son péché : Père Laloge
  • 1949 : Le Curé de village: le curé

  • 1951 : La Treizième Lettre (The 13th Letter) : Mayor
  • 1952 : Le Rossignol et les cloches De René Delacroix : Le restauranteur Antonio
  • 1953 : La Loi du silence d'Alfred Hitchcock (I Confess) : Villette
  • 1954 : 14, rue de Galais (série TV) : Arthur Dion
  • 1954 : Operation Manhunt

  • : Inspector Boucher
  • 1954 - 1960 : Le Survenant (série TV) : Didace Beauchemin
  • 1956 : Que Dieu vous soit en aide
  • 1957 : Un simple soldat (TV) : Édouard Latour
  • 1957 - 1958 : Au chenal du moine (série TV) : Didace Beauchemin
  • 1957 : Le Survenant (film) : Didace Beauchemin
  • 1957 - 1961 : La Pension Velder (série TV)
  • 1959 : Les Brûlés
  • 1960 : Sous le signe du lion (série TV) : Jérémie Martin
  • 1964 : Solange dans nos campagnes
  • 1964 : The Luck of Ginger Coffey : Judge
  • 1965 : Cré Basile (série TV) : Papa Nicolas
  • 1966 : La Douzième heure : Le père Durand
  • 1966 : Quentin Durgens, M.P. (série TV) : Letourneau
  • 1970 : Mont-Joye (série TV) : Aurèle Gratton
  • 1970 : L'Amour humain
  • 1971 : La Maison des bois (feuilleton TV) : Étienne, le curé
  • 1972 : Quellle famille ! (série TV) : Grand-père Tremblay
  • 1972 : Et du fils : François Godefroy
  • 1976 : Grand-Papa (série TV) : Georges
  • 1976 - 1977 : Quinze ans plus tard

Sources :

1.Panorama de la chanson au Québec, Bruno Roy, Montréal 1977.

2. http://www.thecanadianencyclopedia.com

3. http://fr.wikipedia.org/wiki

vendredi 15 janvier 2010

Le retour..d'Angèle !

http://www.ctvm.info/IMG/jpg/Angele-Coutu_W.jpg
L'Angèle de Pagnol et Giono, qui sait ?
L'Angèle de Jean. Coutu.
Le premier du nom. Et moins mercantile.
L'Angèle de Ok la liberté.
L'Angèle de Besré, de Fournier, de Jamais deux....
L'Angèle du retour..des Boyer-d'Astous
et l'Angèle absente..boudée...chômée..oubliée.
Injustement.
Que s'est-il donc passée ?
Heureusement Lyne Charlebois et Bordeline l'ont ressuscitée.
Et dun prix d'interprétation en prime.
Et par la suite..
Bien d'autres..
Heureusement.

On la retrouve maintenant.
Et avec un tel bonheur.
Mirador.
Le gentleman.
Et la semaine dernière : Virginie.
On t'aime Angèle.
À quand le rôle qui te consacrera enfin ?
Anne et Michel ( D'Astous et Boyer )
C'est à votre tour de jouer maintenant.
Je vous en prie...

jeudi 14 janvier 2010

La robe de mariée de Gisèle Schmidt




Avec La robe de mariée de Gisèle Schmidt, l'actrice et metteure en scène Julie Vincent rend hommage à l'une des premières figures du paysage théâtral québécois.

Gisèle Schmidt est décédée le 30 janvier 2005, à l'âge de 84 ans. «Pour cette femme qui est née à la fin du cinéma muet, la quête d'amour était un train puissant qui menait à la liberté, à la connaissance, a raconté Julie Vincent en apprenant sa mort. Gisèle était un réservoir poétique. Elle a toute sa vie cultivé le goût des mots, qu'elle a transmis aussi par l'enseignement. Elle s'est inscrite en nous avec sa voix unique, celle d'une fabuleuse actrice. Jusqu'à la fin, elle fut une artiste. Son originalité était solitude.

lle se battait contre la laideur, contre la stupeur, contre le pouvoir du vide, en lisant Proust et Rilke au bord du fleuve. La nouvelle de sa disparition nous frappe en plein coeur. Gisèle, on l'aime, on l'aimera toujours! Sa présence nous procurait un grand bien-être. Les acteurs sont des passeurs, disait Gisèle, des passeurs de rêve.» Paru dans Le Devoir quelques jours après la mort de la comédienne, cet extrait du témoignage de Julie Vincent illustre l'admiration que cette dernière entretenait à l'égard de la grande dame. Et la reconnaissance qu'elle lui vouait pour lui avoir donné accès à son coeur et lui avoir permis de tisser autour de son image l'intrigue des six histoires d'amour «poético-érotiques» de La robe de mariée de Gisèle Schmidt.

Précisant qu'il ne s'agit pas d'une biographie mais de petites nouvelles en forme de théâtre, Julie Vincent raconte le rôle que son inspiratrice a joué dans le déroulement de sa création. «Au moment où j'ai commencé l'écriture du texte, Gisèle vivait. Je lui téléphonais. Je la visitais dans le Bas-Saint-Laurent elle a vécu ses cinq dernières années. Elle m'écoutait lire, assise à ses pieds, des passages entiers. Malgré ma cinquantaine, elle me donnait du "jeune fille"! Il s'est passé quelque chose de femme à femme dans nos rencontres, à travers nos échanges et nos silences. C'était simple. Joyeux. Gisèle était heureuse de savoir qu'une pièce où elle tenait le rôle d'observatrice était en train de s'écrire et lui survivrait. Maintenant, elle est disparue. Mais elle continue d'être terriblement présente. En fait, elle est au centre de la pièce. Sans jamais la voir, nous la sentons nous regarder. Son fauteuil est omniprésent sur la scène. Pour nous, elle est toujours face au fleuve où elle rêve à ce qu'on est en train de jouer à Montréal.»

Au bout du fil, la voix de Julie Vincent est une corde de violon. Une porcelaine gravée de souvenirs. Jointe par téléphone en décembre 2005, alors qu'elle et son équipe étaient en plein coeur des répétitions, celle qui fut son amie de fin de vie évoque des pans du long et intense parcours de Gisèle Schmidt sur cette terre où elle a endossé intensément tous les rôles qui lui ont été confiés : comédienne, épouse et mère, éternelle amoureuse. «Gisèle assumait sa nature expansive. Elle avait une personnalité aussi profonde que légère, tout aussi singulière que celles de Jeanne Moreau et de Juliette Gréco. Sa quête amoureuse n'était pas fleur bleue. Plutôt, oui, un train en marche! Dans sa jeunesse, elle a ressenti un vertige terrible en interprétant Bérénice de Racine. Ce type de vertige, elle l'a recherché durant toute son existence.» Une existence consacrée au théâtre où, selon ses propres propos, Gisèle Schmidt était venue pour être aimée et aimer.

Née à Montréal en 1921, d'un père d'origine allemande, employé de chemin de fer, et d'une mère canadienne-française, mais élevée par ses grands-parents, celle qui sera consacrée Reine de la radio en 1953 a entrepris sa carrière officielle à l'âge de 16 ans. Mais il y avait déjà belle lurette qu'elle s'adonnait au plaisir des mots et de l'interprétation! D'après les confidences faites à Julie Vincent, elle serait allée frapper un jour à la porte de la célèbre professeure de diction, Mme Audet, pour demander de l'eau alors qu'elle campait avec les guides dans le bois avoisinant la résidence de celle-ci. Un lien se crée. La petite a du talent. Mme Audet la prend sous son aile et lui façonne l'âme d'une remarquable tragédienne.

http://www.rezolibre.com/images/2-89024-162-9.jpg

http://www.madame.ca/loisirs_culture/personnalites/hommage-a-gisele-schmidt-n234713p1.html

Merci Julie Vincent pour cette oeuvre.
Il fallait immortaliser une grande dame comme celle-là.
"Atalante" reparlera assurément d'elle.
D'ici là, faute d'avoir assisté- grand malheur , pourquoi les billets de théâtre sont-il aussi chers ? - à la pièce lors de sa création, je me reprendrai à sa lecture. Vive la Grande Bibliothèque.


jeudi 29 octobre 2009

Éloge à Danielle, et à Guy, et à tous les interprètes dramatiques de ce monde...


Après Guy Nadon, la semaine dernière, dans une scène d'anthologie de retrouvailles d'un père et son fils, ce fût au tour de Danielle Proulx de briller de tous ses feux, mardi. Et de quelle émouvante et brillante manière... Une grande performance, rien de moins. Je l'aime d'habitude, même si je trouve son jeu, parfois un peu appuyé. Je pense à Crazy,« notamment. Mais là, elle est d'un naturel..incroyable. C'est à mon avis, une de ces meilleures interprétations à vie. Allez sur le site de Radio-Canada. car je crois qu'ils repasssent l'émission.
Je pense particulièrement à cette scène, cruciale pour toute la série, où un "les aveux " sont substantiels et révélateurs - et combien émouvants - : Dans le Parc, avec son fils, la mère cri son amour pour lui, et pour son père. Et refais le puzzle du passé.
Son jeu, contrôlé et nuancé était entièrement dévoué au personnage, à sa quête, à ses brisures, et à son espoir lié à celle de son fils.
Cette scène devrait être projetée à toutes celles et ceux qui aiment le jeu dramatique et toutes les étudiantes et étudiantes en art d'interprétation de la planète.
C'était stupéfiant.
À voir et à revoir.
Comme éloge au jeu dramatique et à ses acteurs et actrices.
C'est en voyant un jeu comme celui-là, qu'une évidence nous monte au coeur.
L'artiste est une nécéssité sur la terre, autant que l'air.
Je vous aime Madame Proulx et vous salue avec grande déférence.

mercredi 28 octobre 2009

Il avait joué dans Le journal d'Anne Frank au cinéma, en 1959.

Décès de l'acteur Lou Jacobi

L'acteur canadien Lou Jacobi (de son vrai nom Louis Harold Jacobovitch) s'est éteint vendredi dernier dans son domicile new-yorkais, à l'âge de 95 ans. Il avait débuté sur les planches en 1955 dans Le journal d'Anne Frank. Au cinéma, on l'a vu dans Irma la douce de Billy Wilder et dans Arthur (1981) avec Liza Minnelli. Jacobi a également joué le rôle du mari travesti dans la comédie de Woody AllenTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe. Sa dernière apparition sur grand écran date de 1994 avec le film L'Amour en équation, aux côtés de Meg Ryan et Tim Robbins.

JE NE SAVAIS PAS QU'IL ÉTAIT CANADIEN.
Ces comédiennes et comédiens à avoir fait carrière sous les feux Étatsuniens me semblent légion, ma foi.
Je vais mettre Atalante, là-dessus..

jeudi 24 septembre 2009

La cuisine c'est de l'amour et que l'on recoit






INTERVIEW avec Meryl Streep concernant son nouveau film, Julie et Julia, signé Nora Ephron où elle incarne Julia Child, aventurière du goût qui a converti les Américains à la cuisine française grâce à un best-seller, puis à une émission de télévision dans les années 1960.


LE FIGARO. - Qui était vraiment Julia Child ?

Meryl STREEP. - C'était une femme formidable, qui, aux premières heures de la télévision, a attiré l'attention du grand public sur la cuisine française. En écrivant un livre devenu un best- seller, Mastering the Art of French Cooking, elle a enseigné aux Américains à manger mieux qu'ils ne le faisaient à l'époque. Julia fait partie du patrimoine culturel américain. En cela, j'avais envie de me glisser dans son personnage. À partir des années 1960 et durant dix ans, elle a présenté sa propre émission, qu'elle concluait toujours par : «Bon appétit !»


LE FIGARO. - Êtes-vous une bonne cuisinière ?

Meryl STREEP. -Pas vraiment. Mais je me souviens que, lorsque j'ai rencontré mon mari, j'ai réalisé ma plus grande réussite culinaire. Sans livre de recettes, j'ai réussi à préparer une simple tarte aux pommes qui a fini de le séduire. Il me la redemande souvent aujourd'hui. Mais je n'y arrive jamais. C'est ce qu'on appelle un coup unique du destin.
LE FIGARO. - La nourriture n'est-elle pas une métaphore, dans le film ?

Meryl STREEP. -Bien sûr. La nourriture, les aliments frais et la manière de prendre le temps de les cuisiner, tout cela représente mille et une choses. La cuisine c'est de l'amour qu'on donne et qu'on reçoit. C'est une merveilleuse manière d'aborder la vie.

dimanche 20 septembre 2009

La détresse et l'enchantement selon Marie-Thérèse


La comédienne Marie-Thérèse Fortin adore Gabrielle Roy. Assez pour avoir voulu, il y a une vingtaine d'années, créer un spectacle autour de son chef-d'oeuvre, La détresse et l'enchantement. C'est le Festival international de la littérature (FIL) qui lui donne l'occasion, en ce 100e anniversaire de naissance de l'écrivain, de faire revivre non seulement les mots de Gabrielle Roy, mais aussi un vieux rêve.
En effet, il fallait beaucoup aimer l'oeuvre de Gabrielle Roy pour demander une bourse et adapter, pour la scène, et toute seule, La détresse et l'enchantement. Ramener 500 pages de mémoires à une trentaine, sans dénaturer le propos et le style. Ce que Marie-Thérèse Fortin a fait, au début des années 90, quand elle a présenté son premier «montage» au Carrefour international de théâtre. «Après ça, je suis entrée à la direction du théâtre du Trident, j'ai eu des enfants et le projet est resté dans mes malles.»

Sauf que quelques proches avaient entendu parler de ce travail, et c'est tout naturellement qu'on lui a demandé de participer au 15e Festival international de la littérature, qui souligne le 100e anniversaire de Gabrielle Roy. «Je ne pouvais pas dire non et je voulais bien sûr replonger là-dedans, mais pas toute seule!»
Marie-Thérèse Fortin a donc demandé l'aide de son ami et collègue, Olivier Kemeid, avec qui elle avait déjà travaillé sur Cocteau. Ensemble, ils ont monté cette lecture qui ne sera présentée qu'un soir (lundi), à la Cinquième salle de la Place des Arts. Pourquoi autant de travail pour un soir seulement? «Parce qu'on est fous, on ne vous l'avait pas dit?» lance la comédienne. Mais il n'est pas dit que, selon la réponse du public, cette lecture vive plus longtemps que prévu...
Le texte en vedette
Discussion à trois sur Gabrielle Roy. Kemeid, comme Fortin, l'ont découverte dans ces lectures scolaires obligatoires qui créent souvent l'inverse du coup de foudre. Mais disons qu'une petite graine est plantée. Des années plus tard, c'est l'éblouissement en lisant La détresse et l'enchantement pour Marie-Thérèse Fortin; Kemeid, lui, accroche à Bonheur d'occasion. «Ce n'est pas une lecture de jeunesse, croit-il. Il faut de la maturité pour entrer dans cette écriture.» «Quand j'ai relu mon premier découpage, je me rends compte que ce ne sont plus les mêmes choses qui me touchent aujourd'hui», constate Marie-Thérèse Fortin.
Ensemble, ils proposent LEUR Gabrielle Roy, comme ils le disent affectueusement. «La vedette, dans ce spectacle, c'est la littérature, c'est ce livre, La détresse et l'enchantement, un titre magnifique où l'on revient tout le temps», explique Olivier Kemeid, en soulignant que le choix des extraits a été fait par intuition - du texte, de la scène, intimement liés. «D'ailleurs, Gabrielle Roy voulait au départ être comédienne, et ça se sent dans son écriture», note Marie-Thérèse Fortin. «Beaucoup de moments sont des scènes de théâtre ou de cinéma», renchérit Kemeid.
Le but de ce spectacle, pas si évident que cela, est de ne pas décevoir ceux qui ont lu La détresse et l'enchantement, tout en donnant l'impression à ceux qui ne l'ont pas lu qu'ils en comprendront l'essentiel. Les deux artistes sont fascinés par l'affection profonde et durable qu'ont les lecteurs pour ce livre, ces mémoires de l'écrivain publiés à titre posthume. «Beaucoup de gens m'ont dit: c'est l'histoire de ma grand-mère, de ma mère, c'est mon histoire», raconte Kemeid. «Moi, ce qui me bouleverse, c'est comment elle a dépassé sa condition, confie Marie-Thérèse Fortin. Comment elle est allée au bout de son désir, avec les sacrifices que cela demandait. Ce n'est pas juste une oeuvre d'écriture, il y a une voix très intime et franche là-dedans. Ça touche à l'identité.»
Il y a certainement quelque chose de très intime qui a poussé la comédienne à incarner les mots de Gabrielle Roy sur scène. D'ailleurs, on lui dit souvent qu'elle a une ressemblance physique avec l'écrivain...
La détresse et l'enchantement, lecture de Marie-Thérèse Fortin, mise en scène d'Olivier Kemeid. Lundi, 19h30, à la Cinquième salle de la Place des Arts.

GABRIELLE ROY AU FIL
Pour le centenaire de naissance de Gabrielle Roy (1909-1983), plusieurs activités sont consacrées à l'écrivain pendant le Festival international de la littérature. D'abord, ces Midis littéraires où de grandes comédiennes liront des extraits des romans de l'écrivain: Rue Deschambault par Monique Spaziani, Ces enfants de ma vie par Françoise Faucher, Cet été qui chantait par Sylvie Drapeau, Le temps qui m'a manqué par Sophie Faucher et Bonheur d'occasion par Mireille Deyglun, celle-là même qui a incarné Florentine dans l'adaptation cinéma. (De lundi à vendredi, entre 12h10 et 12h50 aux Jeunesses musicales du Canad.a) Aussi, en marge du FIL, à la maison de la culture Marie-Uguay, une exposition sur La petite poule d'eau, une rencontre avec son biographe François Ricard (le 26 septembre) et une projection inédite du film Bonheur d'occasion en présence du réalisateur Claude Fournier et de la comédienne Mireille Deyglun (dimanche le 27 septembre, à 14h).
Chantal Guy
La Presse

samedi 27 juin 2009

Les biopics selon Sophie



Alors comme ça, Martin Scorsese (Taxi Driver, Raging Bull) va raconter au cinéma la vie du crooner Frank Sinatra? Vous savez ce que j'en pense? Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.
Franchement, vous n'êtes pas tannés, vous, des biographies filmées? Sérieusement, y a-t-il encore quelqu'un dont vous rêvez de voir la vie racontée sur grand écran?



Toutes ces biographies filmées se suivent et se ressemblent. Elles sont au cinéma ce que la peinture à numéro est aux chefs-d'œuvre des grands maîtres, ce que le pâté chinois est à la haute cuisine: une recette facile à suivre dont les ingrédients sont toujours les mêmes.



Ça ressemble à peu près à ceci: 1. Héros commence dans la misère/ombre/échecs. 2. Héros rencontre sur sa route des ennemis qui le ridiculisent/l'humilient/lui prédisent la défaite. 3. À force de persévérance et de détermination (montage accéléré) Héros connaît le succès/la richesse/la belle vie. 4. Héros confronte ceux qui l'ont ridiculisé/humilié/prédit la défaite.
Les biopics ressemblent de plus en plus aux musicographies diffusées en boucle à la télé. Il ne manque que la voix du narrateur pour nous annoncer: «Après la pause, Héros tombe dans l'enfer de la drogue...»



Rien qu'au cours des dernières années, on a eu droit à Joaquin Phoenix dans la peau de Johnny Cash (Walk the Line), Jamie Foxx qui faisait revivre Ray Charles (Ray), Josh Brolin jouant le président Bush (W).
Depuis que Marion Cotillard s'est rasé les sourcils et a remporté un Oscar pour son interprétation d'Édith Piaf, les Français se sont emballés pour le genre et ont porté au grand écran la vie de l'humoriste Coluche, de l'auteur-compositeur-interprète Gainsbourg, de l'ennemi public numéro un Mesrine, et de l'auteure Françoise Sagan. Il n'y a pas eu un mais bien DEUX films sur Coco Chanel.
Et ils viennent de porter à l'écran la vie de... Sœur Sourire! (Si on les laissait faire, je pense même que nos cousins demanderaient à Johnny Hallyday de jouer Johnny Hallyday dans le biopic de Johnny Hallyday).



Au Québec, on a eu droit à Maurice Richard et Dédé Fortin: à travers les brumes. Et on va bien finir un jour par voir le tant promis Gerry Boulet.
Avouez-le: les deux seuls véritables moments d'excitation qu'on ressent à voir un nouveau biopic, c'est A- Quand on découvre qui va jouer le rôle principal et B- Quand on peut noter sur une échelle de un à dix le degré de ressemblance avec le modèle original. Une fois qu'on s'est extasié sur la transformation physique et la qualité du maquillage, la vraisemblance des prothèses ou des perruques, une fois qu'on a lâché une couple de «Ah il parle donc pareil!/Oh il chante donc pareil!», on n'a plus grand-chose à se mettre sous la dent.



L'ennui avec les biopics, c'est que les réalisateurs doivent toujours marcher sur des œufs. Chaque fois qu'on raconte la vie de quelqu'un il se trouve des témoins de l'époque pour se plaindre (pensez Lavigueur, pensez René Lévesque, pensez Dédé Fortin). Quand Jennifer Lopez a interprété la chanteuse Selena au cinéma, ça a soulevé un tollé: une Portoricaine incarnait une Mexicano-américaine! Et même quand il n'y a pas de témoins de l'époque, ça fout le bordel: un groupe d'avocats grecs a déjà menacé de poursuivre les producteurs de Alexander parce que le film laissait entendre qu'Alexandre le Grand était bisexuel! Si on ne peut même plus raconter en paix la vie d'un conquérant né 356 ans avant Jésus Christ...



Mais vous voulez vraiment la preuve que la mode des biopics est rendue trop loin? Je viens d'apprendre que la CBC a commencé la semaine dernière le tournage de Keep Your Head Up Kid: The Don Cherry Story.
Oui, vous avez bien lu. Vos impôts vont servir à produire un film fait pour la télé, racontant la vie du coloré et raciste commentateur de sports de Hockey Night in Canada. L'argent public va financer un document à la gloire de cet homme qui n'a eu de cesse de critiquer le style de jeu des hockeyeurs québécois et européens.
Mais au moins, on est sûr que la version filmée de la vie de ce grand Canadian aux costumes à carreaux ne sera pas contestée par le principal intéressé ou par un membre de sa famille: le scénario est écrit par Tim Cherry, le fils de Don Cherry, qui sera aussi le producteur exécutif du film.
C'est ce qui s'appelle laver son linge sale en famille.




Texte de Sophie Durocher ( les Têtes hommagées paru dans Ici )

mardi 9 juin 2009

Une sculpture à la mémoire du comédien Jean Duceppe


Une sculpture à la mémoire du comédien Jean Duceppe a été dévoilée, dernièrement, au parc Jean-Duceppe, sur l'avenue du Mont-Royal, dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.
L'oeuvre en acier, intitulée Des Lauriers pour mémoire Jean-Duceppe 1923-1990, est une création de l'artiste Louise Viger.

S'intitulant Des Lauriers pour mémoire Jean Duceppe 1923-1990, cette sculpture en acier inoxydable représente deux rideaux de scène d'une dizaine de mètres chacun, sur lesquels sont gravés des motifs végétaux.

L'inauguration a eu lieu notamment en présence de l'artiste, du maire Gérald Tremblay et de membres de la famille de l'homme de théâtre, dont son fils Gilles, chef du Bloc québécois.
Louise Viger a réalisé son oeuvre dans le cadre d'un concours sur avis public à l'intention des artistes professionnels du Québec. Elle fait maintenant partie de la collection d'oeuvres d'art de la Ville de Montréal.

M. Duceppe en a profité pour se remémorer des souvenirs de son enfance. «Nous habitions le quartier Rosemont et mon père venait souvent ici pour y prendre du bois de chauffage. Il aurait été très fier de voir cette œuvre qui vous est présentée aujourd'hui», a-t-il dit.
Installée au parc Jean-Duceppe, situé à l’angle des rues Mont-Royal Est et André-Laurendeau, cette œuvre fera partie de la collection d’œuvres d’art public de la Ville de Montréal qui compte aujourd’hui plus de 300 œuvres d’art.