jeudi 31 juillet 2008

Sylvain, mon frère

Sylvain,

Toi l'ami, le frère, l'âme frère-ami
Toi
Tu savais abriter les mots au quotidien,
Tu signalais nos inprudences, nos imperfections,;
notre humanité

Tu sillonais les routes de gravelle
Les doutes de cervelle
Tu sirotais l'eau de vie
Tu supurrais la bêtise, l'âme apprise

Tu m'es frère-ami
Parce que tu savais lire dans le cristal de la vie
Dans l'opale
Le transversal
Le frisson

Tu sifflais
Tu transcendais
Tu savais le simple, le beau, le bleuté
Tu méprisais la paresse de l'esprit
Tu savais lire dans le geste furtif
Craintif oisif

Tu savais lire et dire nos travers et nos rides
Tu jazzais
Les formes
Les aires et les airs

Tu te volais du respire et nous en donnais
à profusion
pour une transfusion
de poésie
et de prose de vie

Je ne me remets toujours pas de ton esquive
Certes ton coeur a déclaré fatigue et trève
mais le mien
le nôtre notre
coeur
Qu'en est-il ?

L'important, c'est que tu te reposes
que tu portes pause à l'infini
tout rime enfin pour de bon

2 commentaires:

Little Cat a dit…

très joli texte!!!

Le Viking a dit…

Wao... M'appelant moi même Sylvain ( Le Viking n'étant qu'un pseudo ) ton texte m'a touché.