dimanche 7 décembre 2008

Adolescence au coeur 3 : Souvenir du Zoo de Québec


Comme vous le savez, sans doute, si vous me lisez avec fidélité; j'ai grandi dans la région de Québec, qu'on appelle, un peu pompeusement selon moi, la région de la capitale nationale. Cette toponynimie, nous le devons, je crois à l'ancien-premier ministre Bernard Landry, indépendantiste de la première et de toutes les heures, et qui rêvait tout haut...Je rêve moi aussi, parfois, d'un pays différent, d'un océan à l'autre, plus uni dans sa largesse même....
Mais de là à s'inventer une capitale ! Cela nous sort du propos principal, de toute façon.

J'ai donc vécu à Québec, allons au plus simple; de 1969 à 1985.
Et le zoo d'Orsainville, comme on se le surnommait alors entre nous, état un lieu prisé.
On y allait en famille, en amoureux, entre écoliers, entre ami, et même en solitaire.
Pour le touriste de passage dans la région, c'était un incontournable.

Maintenant, ce zoo est chose du passé. Il a fermé ces portes, il y a quelque temps.
C'est en numérisant de vieilles photos personnellles que j'y avait prises, avec le vieil instamatique de mon adolescence, que j'ai pensé rédiger un article sur ce lieu qui me rend nostalgique qunad j'y pense. Ces photo se retrouveront au fil du billet d'aujourd'hui.
Cet été, avec mon amie Hélène, dont j'ai déjà parlé ici, vous-vous souvenez, mon professeur de troisième année, je compte bien aller y faire une longue promenade.
Une partie de l'ancien zoo est maintenant un grand parc .

Le jardin zoologique du Québec fut fondé en 1931, par le ministère de la Colonisation de la Chasse et la pêche, lorsqu'il fut décidé d'ajouter une mission de conservation zoologique à un projet de ferme expérimentale d'élevage d'animaux à fourrure. Les premiers animaux sont introduits dès l'ouverture du parc en 1931, qui compte que quelques bâtiments et enclos.à ce moment des bâtiments administratifs, une En 1938, suite aux dommages causés par la crue de la rivière du Berger qui traverse le zoo, celle-ci est réaménagée et de nouveaux bâtiments sont érigés, dont des quartiers d'hiver pour des oiseaux. Les années 1950 et 1960 sont riches en aménagements sur le site: grand pavillon pour les primates et les fauves, nombreux enclos dont certains pour les ours polaires, les loutres, les marmottes; jardins français; étang pour les flamants et les canards, etc.

Les années 1970 quant à ellesvoient entre autres l'apparition de la petite ferme, d'enclos pour les loups et coyotes et de volières. Durant toute cette période, l'aménagement horticole du site est constamment en évolution.






Au moment d'accueillir son 15 millionième visiteur, en 1997, le jardin zoologique compte un grand nombre d'espèces animales: fauves (lion, puma, jaguar...), ours (ours polaire, ours noir ours grizzly...), grands herbivores (bison, orignal, cerf de Virginie, lama...), oiseaux (passereaux, hiboux, oiseaux de proie, flamants, oiseaux aquatiques...), une collection de primates, des mustélidés, etc. Cependant, ses installations sont devenus vieillottes et ne répondent plus aux standards internationaux de conservation d'espèces animales. De plus, le gouvernement québécois s'interroge sur la pertinence de continuer à financer année après année un jardin zoologique, qui plus est ne fait pas ses frais. Plusieurs avenues sont envisagées à la fin des années 1990, dont la fermeture ou la vente du jardin zoologique, mais la solution qui prévaudra sera la constitution de la Société des parcs de sciences naturelles du Québec qui aura pour objection la gestion et la rénovation du zoo, mais également du Parc-Aquarium du Québec.





Après deux années de fermeture pour les rénovation, le nouveau jardin zoologique du Québec ouvre ses portes en 2002. Il est davantage orienté vers la mise en valeur des jardins, les oiseaux et les petits mammifères (bien que certaines espèces plus « grandes » aient été conservées) afin de ne pas compétitionner les créneaux d'autres jardins zoologiques québécois, en particulier ceux de Saint-Félicien (faune boréale) et celui de Granby (grands mammifères, faune africaine).

Le vieux moulin du Jardin zoologique du Québec en hiver

Les ambitieux objectifs de fréquentation ne sont pas atteints. On évoque que la nouvelle orientation déçoit certains visiteurs et que les coûts d'entrée, en particulier pour une famille, sont considérés trop élevés; ceux-ci sont alignés sur les prix d'entrée d'attractions comparables mais ont considérablement augmenté par rapport aux coûts avant la rénovation. Lors de la dernière année d'opération complète du jardin zoologique, le zoo compte 63 employés et 165 800 visiteurs passeront les tourniquets.

Le 30 novembre 2005, le gouvernement québécois provincial annonce la fermeture du jardin zoologique en 2006, le transfert de certaines activités au Parc-Aquarium du Québec et la transformation du site en parc floral.

Malgré plusieurs tentatives de le sauver, venant tant des gens d'affaires, que des divers paliers de gouvernement, la fermeture du parc est inévitable, et elle s'accomplit

En mai 2006, les premiers pensionnaires quittent le site: les deux léopards de l'Amour et un chat-pêcheur. D'autres spécimens quittent en juin pour le zoo de Granby et un centre zoologique de Sainte-Anne-de-Bellevue. Le Zoo de Saint-Félicien annonce également qu'il recevrait certains animaux provenant de Québec.

Le 2 septembre 2006, le Parc des moulins est officiellement ouvert, sous l'égide de la Commission de la capitale nationale Ce parc occupe une partie des terrains de l'ancien jardin zoologique à l'est de la rivière du Berger, zone dont les attractions animales étaient pratiquement inexistantes, à part la petite ferme. Ce parc, dont l'entrée est gratuite, porte ce nom puisque entre le milieu du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle, pas moins de 7 moulins à eau y ont été érigés.

1 commentaire:

Pascal a dit…

J'adore ça que tu utilises d'anciennes photos personnelles que tu numérises. Continue le magnifique travail sur ton blogue... La fermeture du zoo, c'est une triste nouvelle car je trouve toujours ça dommage de perdre quelque chose qui est en place depuis de nombreuses années. Au moins il y a le parc maintenant, c'est une très bonne chose, et grâce à des gens comme toi, nous n'oublierons jamais le zoo.