dimanche 31 août 2008

CE QU'IL FAUT POUR VIVRE


Après ses documentaires Roger Toupin, épicier variété, Nestor et les oubliés et des nouvelles du Nord, le cinéaste Benoît Pilon réalise pour son premier long métrage de fiction, sur un scénario de Bernard Émond. Ce qu'il faut pour vivre est présenté en compétition officielle dans le cadre du Festival des films du monde, cette année.

Dans Ce qu’il faut pour vivre, Tivii, un Inuit, est exilé loin de son Grand Nord natal vers un sanatorium de Québec afin d’être sauvé de tuberculose au début des années 1950.
Une fois guéri, il attrape un autre mal,encore plus coriace que l'autre; le mal du pays. Eloignév loin de sa famille, de sa communauté. perdu dans un autre monde où personne ne comprend son langage, il se laise ronger l'intérieur jusqu'à dépérir dans une profonde solitude. Mais une rencontre innatendue vient le rescapé de cette torpeur. La rencontre de l'espoir et de l'amour, disons-le.

Le scénariste, Bernard Émond - oui le réalisateur de La neuvaine - , qui est un vrai de vrai anthropologue a écrit cette histoire à la fin des années 80, lors d'un stage en cinéma dans le plein Nord du Québec. Le souvenir l'épidémie de tuberculose qui a touché le Québec et le Nord, aux alentours des années 50 est encore très présent, et il en parle avec les gens.





les Inuits qui, alors, en souffraient étaient envoyés vers les sanatoriums «Sud». Et plusieurs l'ont vécu comme une véritable déportation. Entre l'étendue majestueuse de l'île de Baffin,«par exemple, et l'exiguïté du dortoir du sanatorium, le choc, est majeur, et il n'est pas que culturel.

«Avec le bulldozer de la mondialisation, les cultures ont tendance à toutes se ressembler et à s’uniformiser. La transmission des cultures est primordiale. C’est ainsi que le personnage principal retrouve sa raison d’être, son identité», explique Benoît Pilon.

Le film prend l'affiche le 29 août. J'ai très très hâte. Je devrais être aux premières loges, le jour même.

samedi 30 août 2008

Les Québécois: heureux à l'épicerie

Selon l'étude MasterIndex(MD) sur la consommation en épicerie, les Québécois apprécieraient particulièrement ce rituel quotidien.

Les Canadiens passent en moyenne 62 heures
par année à l'épicerie, soit presque trois jours complets !

Il visite une épicerie plutôt
qu'un club-entrepôt ou un magasin à grande surface et y reste 57 minutes !!!

Il règle à la caisse une facture moyenne s'élevant à 140 $.

Le Canadien moyen
aura habituellement préparé sa visite à l'épicerie : il aura établi une liste,
consulté les circulaires et parfois découpé des coupons.

Les Québécois sont ceux qui apprécient le plus faire l'épicerie au pays.

Ils préfèrent faire une seule grosse épicerie plutôt que plusieurs petites
courses au fil de la semaine.

Les Québécois dépensent davantage par année et
sont les seuls à préférer magasiner en milieu de semaine.

Les Québécois sont
également les plus écolos au Canada puisque la moitié des répondants de la
province indiquent qu'ils apportent leurs propres sacs à l'épicerie.

Les hommes n'ont jamais été si nombreux à faire l'épicerie, seuls ou
avec leur conjointe"

Près du quart des personnes âgées de 25 à 29 ans ont déjà grignoté un
item en partie ou en entier en faisant leur épicerie. !!!!

7 % admettent avoir caché des achats aux membres de leur famille.

Seuls 3 % des Canadiens ont mentionné avoir été victimes de la
rage au "volant" du chariot d'épicerie

. Ce phénomène semble toutefois être
plus fréquent en Ontario, où l'on retrouve d'ailleurs les consommateurs les
plus impatients.

Bonne épicerie !


http://www.newswire.ca/en/releases/archive/August2008/26/c6747.html

vendredi 29 août 2008

Les "magnifiques" citations

La vie est magnifique aussi longtemps qu'elle vous consume.
de David Herbert Lawrence Extrait de Ile, mon île

La science a certes quelques magnifiques réussites à son actif mais à tout prendre, je préfère de loin être heureux plutôt qu'avoir raison.
Douglas Adams

Tout ce qu'on ne connaît pas paraît magnifique.
Tacite

A quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ?
Joris-Karl Huysmans Extrait d' A rebours


Une lettre c'est magnifique et précieux comme un morceau d'âme .

Anne Dandurand Extrait de Petites âmes sous ultimatum

Une seule chose compte: c'est l'engrenage magnifique qui s'appelle le monde.

Ella Maillart

Le courage de vivre offre souvent un spectacle moins extraordinaire que le courage du dernier instant. Pourtant, quel magnifique mélangede triomphes et de tragédies.

John Fitzgerald Kennedy


Cette chose est absurde et magnifique, entre haut mal et bien suprême, qu'on nomme si légèrement l'amour.

Denis de Rouchemont Extrait de Suite neufchâteloise

Si le travail était une si magnifique chose, les riches en auraient gardé plus pour eux.

Bruce Grocott



La vie, même la plus dure, est le trésor le plus beau , le plus magnifique , le plus miraculeux du monde .

Pitirim Sorokin Extrait de Les Voies et le pouvoir de l'amour

jeudi 28 août 2008

Retour sur Starmania


"Pour échapper à l’univers anonyme de demain, tout le monde rêve d’être une star, et face aux violences du dictateur ou de l’apprenti terroriste pour affirmer leur « Ego », il n’y a que notre besoin d’amour, mais il est immense et c’est lui, bien sûr, qui est aussi le moteur de tous les auteurs et participants à ce spectacle. "
Michel Berger




Starmania a d'abord été un disqué, monté par Plamondon-Berger entre 1976 et 1978, et paru en 1978 et intitulé Starmania, ou la passion de Johnny Rockfort selon les évangiles télévisés. Les chansons comme le SOS d'un terrien en détresse par Daniel Balavoine, Les Adieux d'un sex symbol par Diane Dufresne, Monopolis par France Gall, Le blues du businessman par Claude dubois ou Le Monde est stone et la complainte de la serveuse automate par Fabienne Thibeault ont connu un énorme succès et ont permis à Plamondon et Berger de monter l'oeuvre l'année suivante au Palais des congrès de Paris.

Dans une entrevue accordée, à ce momet-là, au quotidien montréalais Le Devoir, Plamondon résumait ainsi l'intrigue «Une bande de zonards, qui devient un groupe terroriste – Les Étoiles Noires –veut faire sauter la tour dorée qui domine Monopolis, la nouvelle capitale de l’Occident. Cette tour est la propriété de Zéro Janvier, businessman qui aurait voulu être un artiste, mais ambitionne de devenir le président de l’Occident. Les Étoiles Noires vont mettre une bombe au 100e étage de la tour, le soir où Zéro Janvier – qui a épousé Stella Spotlight, sex-symbol, qui vient de faire ses adieux au cinéma – est élu. »

Résumé plus réthorique : Dans un futur proche, l'Occident n'est plus qu'un seul pays. Dans ce monde où planent les spectres du terrorisme et du totalitarisme, trois histoires d'amour sont vécues en parallèle. Chacun aura à décider de ce qu'il fera de sa vie.

L'histoire, donc, – qui emprunte son titre d'une émission de télé fictive- , nous fait connaître divers personnages et intrigues amoureuses.


Cristal, présentatrice BCBG de Starmania tombe amoureuse de Johnny Rockfort.
Marie-Jeanne (la serveuse automate) qui travaille dans le sous-sol de la tour, rêve d'amour, de paix et de lumière est secrètement amoureuse de Ziggy, disquaire homosexuel.
Zéro Janvier, l'arriviste, épouse (juste pour l'image) Stella Spotlight, ex-sex symbol qui vient de faire ses adieux au cinéma.

Avec ses réflexions au sujet de l’impact des manipulations médiatiques sur les opinions publiques, de l’utilisation par des politiques de la peur pour se maintenir au pouvoir, la comédie musicale Starmania reste toujours d’actualité.

mercredi 27 août 2008

Michel Berger est sans doute bien heureux, là-haut...


«Starmania »: L'opéra rock de Berger et Plamondon, qui célébrera l'an prochain son trentième anniversaire, a fait peau neuve cette année de ce qui deviendra la neuvième version de l’histoire de Starmania. Le projet qui mobilise 200 personnes est le plus ambitieux mené à ce jour par l’Opéra de Québec.
La distribution, réunit les sopranos Lyne Fortin, Marie-Josée Lord et Raphaëlle Paquet, la mezzo-soprano Krista de Silva, les ténors Marc Hervieux et Pascal Charbonneau ainsi que le baryon Étienne Dupuis. Dirigés par le talentueux simon Leclerc, qui signe ausi tous les arrangements. Le concept scénique prévoit également la présence virtuelle du comédien James Hyndman et celle d’un groupe de 16 choristes et de huit danseurs en chair et en os.


Luc Plamondon, l'auteur du livret, natif de Saint-Raymond, au nord de Québec, doit particulièrement fier d’en offrir la primeur à Québec, la ville où, il a écrit ses premières chansons. Heureux aussi, sûrement, de pouvoir réaliser le rêve de son partenaire Michel Berger qui, peu de temps avant de partir pour " le paradis blanc", avait émis le souhait d’entendre leur œuvre chantée opératiquement.

La mise en scène a été confiée à Michel Lemieux et Victor Pilon, qui rêvaient de monter un opéra depuis belle lurette. Ils ont puisé dans l’imagerie des années 30 à 50, dans les visions grandioses de l’avenir ( pensons à fritz lang et à son Métropolis ) , genre «rétro-futuriste», selon leur propre expression. .Même les costumes abondent dans ce sens avec des références vestimentaires évoquant Marlène Dietrich ou Sophia Loren.
Pour citer Christophe Hoss : "Leclerc use d'habiles astuces rythmiques. Le très mordant Travesti chanté par Sadia devient un fielleux tango sorti tout droit de Kurt Weill. L'univers de Marie-Jeanne, rôle chanté dans cette création par Marie-Josée Lord, soprano d'origine haïtienne, s'inscrit dans la coulée de Porgy and Bess, celui, plus trépidant de Ziggy évoque West Side Story et le Ce soir on danse au Nasiland (une discothèque au sommet de la tour de Zéro Janvier) adopte un rythme de marche trépidante avec accents cuivrés très américanisants. Livret habile au goût du jour, belles mélodies, orchestration ample, érudite et astucieuse"
Je suis complètement en accord avec lui.

Le visuel, quant à lui est carrément cinématographique, On se croirait aux petites vues à l'ancienne devants lesquelles évoluent les personnages.

C'est à voir absolument. Je vous le recommande au plus haut point. Je l'ai vu et je le reverrai lorsqu'il sera présenté en reprise, à la place des arts, en mars 2009.

mardi 26 août 2008

La groupie du pianiste



La groupie du pianiste
Paroles et Musique: Michel Berger 1978 "Beauséjour"© Warner Music Franceautres

À mon nouvel ami, Ben, comme un petit clin d'oeil sans prétention !


Elle passe ses nuits sans dormir

À gâcher son bel avenir

La groupie du pianiste

Dieu que cette fille a l'air triste

Amoureuse d'un égoïste

La groupie du pianiste


Elle fout toute sa vie en l'air

Et toute sa vie c'est pas grand chose

Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire

À part rêver seule dans son lit

Le soir entre ses draps roses


Elle passe sa vie à l'attendre

Pour un mot pour un geste tendre

La groupie du pianiste

Devant l'hôtel dans les coulisses

Elle rêve de la vie d'artiste

La groupie du pianiste


Elle le suivrait jusqu'en enfer

Et même l'enfer c'est pas grand chose

À côté d'être seule sur terre

Et elle y pense dans son lit

Le soir entre ses draps roses


Elle l'aime, elle l'adore

Plus que tout elle l'aime

C'est beau comme elle l'aime

Elle l'aime, elle l'adore

C'est fou comme elle aime

C'est beau comme elle l'aime


Il a des droits sur son sourire

Elle a des droits sur ses désirs

La groupie du pianiste

Elle sait rester là sans rien dire

Pendant que lui joue ses délires
La groupie du pianiste


Quand le concert est terminé

Elle met ses mains sur le clavier

En rêvant qu'il va l'emmener

Passer le reste de sa vie

Tout simplement à l'écouter


Elle sait comprendre sa musique

Elle sait oublier qu'elle existe

La groupie du pianiste

Mais Dieu que cette fille prend des risques

Amoureuse d'un égoïste

La groupie du pianiste


Elle fout toute sa vie en l'air

Et toute sa vie c'est pas grand chose

Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire

À part rêver seule dans son lit

Le soir entre ses draps roses


Elle l'aime, elle l'adore

Plus que tout elle l'aime

C'est beau comme elle l'aime

Elle l'aime, elle l'adore

C'est fou comme elle aime

C'est beau comme elle l'aime


La groupie du pianiste?

En attendant le film


EN ATTENDANT LE FILM...
André Mathieu célébré par Alain Lefèvre

Luc Dionne ( Omerta, Aurore ) prépare, depuis quelques temps, un film biographique sur son idole André Mathieu, ce grand musicien, méconnu. Malheureusement le financement, se fait attendre. Ah les institutions ! en attendant ce film, le grand défenseur du génie du musicien, le pianiste Alain Lefèvre s'est permis une belle petite folie, en allant célébrer comme il se doit la musique du compositeur québécois aux États-Unis, en France et en Angleterre. Les chanceux !
D'abord à Tucson, en Arizona, les 8, 9 et 11 mai, il créait le Concerto No 4 du même Mathieu, bien entendu avec le Tucson Symphony Orchestra. Soit dit en passant, un bon informateur me disait que cette oeuvre aurait pu être créer au 400ième de la ville de Québec, mais que la société a refusé,« prétextant que Mathieu n'était pas assez connu, qt que la musique classique n'était pas un genre assez populaire.




Deux autres œuvres d'André Mathieu seront alors proposées : Scènes de ballet et les pièces pour chorale et orchestre.
Deuxième arrêt : la France. Le 27 octobre prochain, Lefèvre jouera le même Concerto No 4 dans le mythique théâtre des Champs-Élysées.
Le Concertino No 2
En troisième elieu : Londres, rien de moins, en janvier 2009. Cette fois, c'est le Concertino No 2, œuvre qui a permis à Mathieu - à l'âge de huit ans - de devancer Leonard Bernstein ( eh oui !! un génie qui en devance un autre )à un concours durant les années 1930, qui sera proposé.




Lefèvre, qui défend l'œuvre de Mathieu depuis 20 ans, note ceci concernant le dossier du financement du film refusé deux fois par Téléfilm Canada et la Sodec : «Ma première mission, c'est la musique. Cette année, Mathieu va être joué aux États-Unis et en France, puis en Angleterre. J'ai aussi des projets pour la Chine, la Malaisie, Taïwan et la Grèce. La musique de Mathieu, film, pas film, elle va vivre. Mais, comme société, avons-nous le droit de nous payer le luxe de passer à côté d'un génie comme Mathieu ?»

dimanche 24 août 2008

Atalante la grecque


Dans cette chère et riche mythologie grecque, Atalante est une héroïne si prisée qu'elle est présente dans deux traditions différentes.
Dans la version de la région de l'Arcadie, elle est la fille d'Iasos et de Clymène.Comme Iasos ne voulait pas de fille, elle fut abandonnée à la naissance, et recueillie par une ourse dans la forêt. Des chasseurs enfin la trouvèrent et l'élevèrent ; elle devint une chasseresse redoutable, se distinguant notamment à la chasse du sanglier. Elle fit vœu de virginité. Ainsi périrent sous ses flèches périrent deux centaures qui tentèrent d'abuser d'elle. Il semble qu'elle épousa cependant Méléagre Elle fut l'unique femme à faire partie des Argonautes aux cotés de Jason. Malheureusement, dans les adaptations cinématographiques des aventures de jason, nulle trace de cette Coralie.
Dans l'autre version, celle de la Béotie, elle est la fille de Schoenée. Son père souhaitant la marier, mais il fallait pour elle, que ce futur époux, pour être à la hauteurelle ne voulut prendre pourrait la battre à la course ; ceux qui manqueraient leur coup, seraient, tout simplement, mis à mort. !!De nombreux trépassèrent sauf Hippomène, qui aidé d'Aphrodite, triopha haut la main, en laissant tomber trois pommes d'or données par la déesse dans sa course ; cette Atalante s'arrêta pour les ramasser, et perdit ainsi sa course. Mais par la suite, les amants s'étant étreints dans le temple de Déméter, ils furent changés en un couple de lions, attachés au char de la déesse. !!!!

jeudi 21 août 2008

Le "jeu" politique

Depuis des années, en observant les politiciens, j'ai remarqué qu'en plus d'être des acteurs dans l'arène sociale, économique,etc. Ils le sont touts courts. Juste à les entendre s'exprimer. Juste à les voir bouger, séduire un et l'autre, chercher un capital de sympathie, de reconnaissance et même d'amour. On dit même que le moindre de leurs faits et gestes publiques, en tout cas, sont pensées et décidées à l'avance, y compris leurs discours. Un peu comme un comédien, en fait. Ils dépendent d'un texte, d'une mise en scène, et de d'autres intervenants ou interventions pour se représenter.





Les talents d’acteur ne garantissent pas la réussite dans la politique Selon la directrice du programme d’art dramatique de l’université de New York, Zelda Fichandler, les acteurs ont une « affinité naturelle » avec la politique, et tous les candidats doivent acquérir des talents d’acteur pour réussir en politique. « On voit qu’Hillary Clinton a reçu des conseils pour montrer les divers aspects de sa personnalité en public. Sa voix a changé, son comportement en public est plus ouvert et moins réservé qu’auparavant. Elle se fait observer et conseiller », a déclare Mme Fichandler à l’USINFO


Qui dit jeu, dit représentation, dit intervention dans la réalité de la réalité. On est à être vrai, à faire comme si...à travestir le mensonge, ou le faux-semblant pour qu'il paraisse le plus crédible possible. Mais est-ce que l'on s'attend en premier des politiques, des hommes et femmes politiques ?

Je ne le crois pas.Il me semble qu'avant ce jeu, était surtout visible pendant les campagnes électorales, mais de nos jours, il est perceptible tout le temps, chaque fois qu'il ou elle, ouvre la bouche. on sent le jeu, l'interprétation et non l'intervention réelle.
Dans mon humble et petite recherche, j'ai constaté qu'il est plus fréquent que les comédiens sont plus enclins à faire de la politique active, que l'inverse... C'est une matière à réflexion potentielle, non ?
Les acteurs qui se lancent dans la politique ne constituent pas un phénomène nouveau, non plus. et beaucoup d’entre eux ont réussi à se faire élire.

Le plus connu demeure sûrement Ronald Reagan, ancien président étatsunien, qui n'était un piètre acteur de films de série b, d'ailleurs. Sans parler du gouverneur actuel de la Californie, Arnold Schwarzenegger. Sans commentaire. J'évoquerai également Shirley Temple, une jeune vedette des années 1940. Là encore, nous ne sommes pas dans les grandes ligues. Son éphémère carrière fut un échec retentissant. Sauf peut-être son passage comme ambassadrice des États-Unis au Ghana et en Tchécoslovaquie, en devenant la première femme à occuper le poste de chef du protocole au département d’État. Quand même....


Un autre acteur, le sur-estimé Clint Eastwood, meilleur réalisateur que comédien, fut élu en 1986 au poste de maire de la ville de Carmel en Californie, poste qu’il occupa pendant un seul mandat. !!!!


Deux autres "grands comédiens" holywoodiens eurent une brève carrière dans la gestion de l'état : Fred Grandy, qui joua le rôle du commissaire de navire Burl « Gopher » Smith dans La croisière s’amuse, remporta un siège de représentant républicain pour la première fois en 1986 dans l’Iowa et fut réélu à trois reprises. Dans un entretien accordé au magazine People, il reconnut avec honnêteté : « S’il n’y avait pas eu Gopher, je n’aurais pas été élu. »


Ainsi que Ben Jones, qui interpréta le rôle de Cooter Davenport dans Shérif, fais-moi peur remplit deux mandats en tant que représentant démocrate de la Géorgie dès 1988. Battu en 1992 après s’être représenté, il revint au cinéma. En 1992, il tenta, de manière inattendue, de se faire élire dans l’État de la Virginie, mais en vain. Je ne sais pas si vous savez, mais ces sitcoms n'étaient pas ce qu'on appelle de la haute voltige artistique ou intellectuelle. Au contraire. Du divertissement de bas niveau, souvent vulgaire.

Toutefois, deux cas, étatsuniens, encore une fois - à part Mélina Mercouri et Costa Gavras en Grèce, et quelques cas au Québec dont je reparlerai plus loin.,(Si vous avez des suggestions, je les attends avec impatience) je n'ai encore rien trouvé d'autre de réellement pertinent. - se détachent du lot et m'apparaissent particulièrement intéressant.


Le premier remonte un peu loin. Il s'agit d'Helen Gahagan Douglas, une actrice de Broadway des années 1920 qui joua en 1935 dans le film She. Elle se lança dans la politique sous l’étiquette démocrate progressiste et entama le premier de ses trois mandats en 1944 en tant membre de la Chambre des représentants.
En 1950, elle se présenta au Sénat contre Richard Nixon, qui était alors membre républicain de la Chambre des représentants. Sauf que ce dernierarriviste de première classe, et qui ne voulait que le siège suprême, n'en fit qu'une bouchée en la qualifiant de « dame rose » à cause de ses soi-disant sympathies pour le parti communiste, Richard Nixon avait déclaré : « Même ses sous-vêtements sont roses ». En échange, elle l’avait surnommé « Tricky Dick » (Richard le tricheur), un surnom qui lui collera à la peau jusqu’à sa mort. Bien fait pour lui. surtout lorsque l'on connaît la suite.Mais encore une fois, la réussite est loin d'être probante. Comme si la tricherie , justement, l'emportaient toujours sur l'ambition davantage vocationelle, si vous me prêtez l'expression.

Le deuxième cas est celui de Sonny Bono, qui fut élu représentant républicain de la Californie en 1994 après une carrière d’acteur, de chanteur9 avce son épouse d,alors, la non moins connue Cher ) et de producteur de disques. Malheurseusement Sonny Bono est mort dans un accident de ski au cours de son deuxième mandat. Je crois,personnellement, que c'est davantage l'auteur que l'acteur qui fut sollicité sur le plan politique. Enfin.


Chez moi, au Québec, actuellement, il y a bien Pierre Curzi, comédien de talent et ancien chef syndical de l'union des artistes, qui représentent les ambitions indépendantistes et culturelles de la province à l'Assemblée nationale,
Ainsi qu'un autre "souverainiste", le comédien Maka Kotto, moins connu, mais qui excelle dans les seconds-rôles, qui, après une incursion au Bloc Québécois, au fédéral à Ottawa, brigue présentement les suffrages pour le Parti Québécois, dans une circonscription de la rive-sud de Montéal. Il s'agit ici, de poste intermédiaire; de simple députation.

Pour conclure, je poserai une simple questions, pour le moment :Est-ce plus facile pour un politicien de jouer à l'acteur ? Ou pour un acteur de jouer au politicien ?


Bonne journée ! Héhé !

mercredi 20 août 2008

Tit-coq, mon alter-ego !

Les 26 et 29 mai 1978 sont à marquer au fer rouge de ma vie.

Ces deux soirs-là, je ressentis en moi, si fortement, le bonheur...

Jamais plus, par la suite, ce sentiment ne revint.


C'est par un concours de circonstance que je jouai cette pièce, que j'interprétai Tit-coq, en fait.


Au départ, un autre devait le faire. Il n'était pas crédible, alors, Jacquse Morin, le metteur en scène, me demanda de prendre la relève. Manquant totalement de confiance en moi, je refusai net. Toute la troupe me supplia de changer d'avis. Ils m'eurent à l'usure.. Je ne les remercierai jamais assez.
Je n'ai pas eu tellement de difficulté à "être " le personnage. Car avant même de l'incarner, je l'étais déjà.


Avant cet aventure théâtrale, nous étions d'excellents amis, mais pendant et après, nous somes devenus des frères et des soeurs, liés jusqu'à la fin de nos vies respectives..par cette expérience d'intimité incroyable.
Aux funérailles de ce grnad monsieur, à la sortie du cercueuil de la basilique Notre-dame de Montréal, j'y étais, et avec toute ma reconnaissance et mon côté " fantasse" comme disait ma mère, j'ai appaudi cet homme en criant "merci". La foule, nombreuse et énue, elle aussi, m'a suivi dans cet élan du coeur.



"La pièce raconte les mésaventures du soldat canadien français Tit-Coq un peu avant la Seconde Guerre mondiale et à son retour du front. Tit-Coq tient son surnom d’être d’un genre nerveux, drôle et irrespectueux. D’être un enfant illégitime pèse lourd dans son esprit, jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de Marie-Ange, qui lui promet de l’attendre pendant qu’il sera outre-mer sur le champ de bataille. Tit-Coq a une amoureuse qui l’attend et aussi une famille à qui il s’est attaché. Cédant aux pressions de sa famille, Marie-Ange épouse un autre homme. À son retour de guerre, la nouvelle est un coup dur pour Tit-Coq. L’aumônier militaire l’aide à reprendre pied et à recommencer à vivre en solitaire." http://fr.wikipedia.org/wiki/Tit-Coq

Tit-Coq, pièce en trois actes de Gratien Gélinas est créée le 22 mai 1948 à Montréal au Gésu. Tit-Coq est alors saluée comme l'acte de naissance d'un véritable théâtre populaire québécois, et plus est, elle est proprement littéraire. Avant , le théâtre se existait exclusivement pour la scène, comme le burlesque, par exemple. Gratien Gélinas, reprend ici un personnage déjà esquissé dans ses Fridolinades.

Comme dans toute son oeuvre, l'auteur brasse la culture religieuse québécoise en mettant en scène la crise identitaire et sociale de la société canadienne-française de l'après-guerre. Il le fait sur le mode du réalisme. Le départ de Tit-coq, désemparé "comme un homme qui part pour un long voyage" (III,2) suggérait, malgré l'échec, la résilience d'une société qui se bat pour son bonheur"

Une adaptation en film en a été faite en 1953, co-dirigé par Gélinas lui-même.

«Moi, je m'imagine pas sénateur dans le parlement, plus tard, ou bien millionnaire dans un château. Non! Moi, quand je rêve, je me vois en tramway, un dimanche soir, vers sept heures et quart, avec mon petit dans les bras et puis, accrochée après moi, ma Toute-Neuve, bien propre, son sac de couches à la main. On s'en va veiller chez mon oncle Alcide. Mon oncle par alliance, mais mon oncle quand même. Le petit bâtard, tout seul dans la vie, ni vu ni connu. Dans le tramway, il y aurait un homme comme tout le monde, en route pour aller voir les siens. Un homme bien ordinaire avec son chapeau gris, son foulard blanc, sa femme et son petit. Juste comme tout le monde. Pas plus, mais pas moins, maudit! Pour un autre ce serait peut-être un bien petit avenir mais, moi, avec ça, je serais sur le pignon du monde. Grâce à Marie-Ange Desilets, de Saint-Anicet, qui me donnera en cadeau toute sa famille. C'est pourquoi je pourrai jamais assez l'aimer et la remercier, même si je devais vivre cent ans.» Acte 2, Tableau 1

http://homepage.mac.com/chemla/fic_doc/ticoq.html

http://www.extrudex.ca/cgi-bin/extrudex/articles.cgi/endymion

mardi 19 août 2008

Une institution à Québec : Expo-Québec


J'ai vécu à Québec , de 1970 à 1985. Et impossible, pour moi, de penser à cette période, sans avoir à l'esprit, ce grand terrain de jeu annuel, où en famille et entre amis, nous allions, pour nous consoler surtout, de ne pas avoir le Parc Belmont ou La Ronde, à proximité.

Oui, tout ce qui gravitait autour avait un certain intérêt mais pour l'enfant et le pré-ado que j'étais, ce sont les manèges et les jeux d'adresses qui facinaint davantage.
Je me suis amusé à découvrir l'historique de cet événement qui m'a tant diverti, jadis.

Les foires agricoles, telles que nous les connaissons aujourd'hui, procèdent d' une tradition ancienne et universelle qui remonte au Moyen-Âge, en fait. Les expositions du Québec sont assez semblables à celles de l’Angleterre et de l'Écosse : essentiellement des lieux de concours pour le bétail et les produits agricoles, à la fin de chaque été. Après la moisson. Ces foires ont un apport social et éducatif important pour la société rurale d'alors.
La première foire nord-américaine de ce genre se déroula en Nouvelle-Écosse en 1765.
Mais jusqu'au début du XIXe siècle, il n'y a pas de ce type de rassemblement au Québec. Néanmoins on se rend bien au marché une fois la semaine; pour offrir à la population le fruit de nos labeurs paysans. La population n'est pas énorme et les distances à parcourir sont énormes, considérant les moyens de transport encore limitées.

Mais, à partir de 1815, l'agriculture se développement significativement , les sociétés d’agriculture de Québec et de Montréal imaginent un moyen de maintenir ce momentum et d'encourager les cultivateurs à persévérer .Les premières expositions agricoles sur les Plaines d’Abraham dans la ville de québec - ah ces plaines, elles en auront vu défiler des événements, décidément - en 1818 et en 1819. Au milieu du XIXe siècle, les expositions agricoles se développent et incidemment, un volet industriel s'incorpore à ces événements.

L’idée de ce genre d’exposition émane directement de la première exposition universelle tenue à Londres en 1851. À partir de ce moment-là, plusieurs expositions auront lieu dans différentes villes du Québec entre 1853 et 1868. Le volet agricole et ses concours d’animaux sont omniprésents étant la première mission des expositions agricoles. Un volet agroalimentaire s'ajoute naturellement et progressivement. Ce n'est qu'en 1854, qu'une grande foire agricole digne de ce nom et justement appelée « Exposition provinciale » se tient à Québec.

L'organisation s'active véritablement lorsque la Compagnie achète une propriété - celle de l'actuel parc de l'Exposition - et y fait construire diverses installations et bâtiments comme les pavillons agricoles, le Palais de l'Industrie, un restaurant et une piste de course pour les chevaux. À partir de 1912, l'Exposition provinciale de Québec devient un événement annuel

Pour donner envie à la famille entière de se joindre aux chefs de famille ou autres employés agricoles, toute la famille, les organisateurs ont eue l'idée d'intégrer des infrastructures pour amuser petits et grands : manèges, grande roue, montagnes russes, kiosques de jeux d'adresse. etc.

Aujourd'hui, l'Exposition devenue Expo Québec, est un événement économique de première importance majeur pour la région de la capitale. Expo Québec est à la fois la plus importante exposition agricole de la province. Situé à l'angle du boulevard Wilfrid-Hamel et de l'avenue du Colisée, le parc de l'Exposition renferme notamment le Colisée Pepsiet l'Hippodrome de Québec.

En fouillant dans mes albums, j'ai retrouvé ces clichés de "L'expo" datant de 1975 à 1978.