
C’était autrefois une fête religieuse. Halloween, mot anglais, est l’abréviation de All Hallow’s Eve, c’est à dire : Hallow venant de Holy :saint).





Je ne suis que sensibilité. Que vulnérabilité. Qu'émerveillement. Que passion. Que sympathie et empathie. Ici, vous retrouverez ce qui fait tout cela dans ma vie. Tout ce qui touchera mes sens et le reste de mon être y aura une place de choix. Laissez votre trace. Cela me fera grand plaisir.






Lorsque j'entends la chanson : " La rue principale " des colocs, je pense à toutes ces rues principales de notre Québec "profond". Et à tous ces centre d'achats qui les ont dégarnies, appauvries ou carrément tuées.
Dans ma p'tite ville y sont pu rien qu'trois mille
Pis la rue principale est devenue ben tranquille
L'épicerie est partie, le cinéma aussi
Et le motel est démoli
Quand j'y r'tourne ça m'fait assez mal
Y'é tombé une bombe su'a rue principale
Depuis qu'y ont construit le centre d'achat
La rue principale Paroles et Musique: André Fortin 1993 "Les Colocs"
Du côté de mon père, il n'y a malheureusement pas de maison digne de portée le nom de " paternelle ", vous savez une maison où la lumière est toujours allumée.. une maison où les enfants sont mis au monde, où la famille s'émancipe, où la tralée d'enfants et de petits enfants bourdonnent, où le patrimoine familial germe, etc..

Voici la matriache, adoptée,comme votre humble serviteur.Une femme douce et sensible. Qui enfanta 11 ou douze fois. Comme plusieurs femmes de sa génération, elle portait les culottes dans l'ombre. Sans crier gare. Sans esbrouffe. Mais sûrement. Elle avait un patience d'or car mon grand-père avait tout un caractère. Moi qui croyais mon propre père impatient. C'était rien en comparaison. J'ai appris à les mieux connaître, quand, à l'hiver 73, suite à l'accident de travail de mon père, j'y passai plusieurs semaines.

Cette visite me rappelle les jeux olympiques de 76, tenus à Montréal, C'est dans cette maison, avec mon grand-père, que j'avais regardé, ébloui, les performances de Nadia Comenneci avec Grand-papa Pierre-Léo.
Dès que je revois ces maisons de la rue principale de Dégelis, je ne peux m'empêcher d'avoir un pensée spéciale pour un événement mémorable, mais triste, dans notre vie de famille.
Dans le cadre de son travail , mon père qui était technicien en brûleur à l'huile, fût victime d'un terrible accident alors qu'une " fournaise" lui explosa littéralement en plein visage. Il passa à un cheveu de la mort. Pendant sa longue hospitalisation, maman le veilla avec bienveillance. Tout son temps et son énergie étaient alors consacrés à son Roger. C'est ainsi qu'elle nous confia, sans doute, sans gaité de coeur, à la famille de son mari. Mon frère se retrouva chez Tante Pierrette, ma soeur chez tante Ghislaine et moi chez mes grands-parents Lavoie. Sans être une famille très très unie, bous souffrions d'être en pareille disaporama.

Maison de la tante Pierrette

Maison de la tante Ghislaine

La tante Ghislaine, elle-même


Mon frère et ma soeur, aves cousin, cousine, et voisin de ces derniers.

Et en fin de journée , sur le bord du lac témiscouata, la famille se regroupait, telle une grappe. Dans l'eau, au fer, sna oublier le traditionnel feu de camp avec guimauves grillées.

Au revoir Passé, frère et soeurs, oncles, tantes, cousins et cousines. Ah la famille....si c'était plus simple.

http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ 




Venir de quelque part, de quelqu'un...de quelqu'une...
Venir d'une perte de contrôle, d'un père à rebours, venir d'un détour
Venir d'une feinte, d'une empreinte, d'une emprise de fragilité génétique
Venir d'un élan d'aile, d' un désir de liberté, d'une prise de vie.
Venir d'une grand-mère, d'une femme de remord et de brume
D'une vielle dame qui a réclamé le pardon
Venir d'une autre famille
Et d'un autre frère...

Venir d'une mère, surtout
Venir de son désir de materniser
Venir au monde
Avec le beau et le triste patrimoniaux
Venir d'un cri de femme mal-ainée, mal-armée
Venir d'un sacrifice, d'un don de mère vers une autre
Venir d'une perte et d'un gain
Venir de l'amour..
Même si perdue
Même si éparpillée
Le sang lui..
la vie du sang dedans
est intacte
C'est ma fête aujourd'hui...
Ma 47 ième
Et dire merci à la vie de ma vie..c'est bien peu
Je dirai
Je t'aime, tu es en moi, par moi et tu revis depuis ce 24 octobre 1961 !
Tous ceux qui m'ont apprécié, aimé, respecté t'ont apprécié, aimé et respecté.
En espérant que c'est plus que ce que tu as reçu de ton vivant.
C'est aussi ta fête aujourd'hui, Claudette, maman !Marc-André
