dimanche 30 novembre 2008

Le loi du silence à Québec

Ann Baxter, Alfred Hitchcock, Alena Hitchcock et le maire Borne lors du tournage du film "I Confess" (église de Stadacona). 21 août 1952. Source : Ville de Québec, service de police. Archives du service de l'aménagement du territoire.







En 1952, Alfred Hitchcock débarque dans la ville de Québec, pour y tourner 'I Confess' ('La Loi du silence'). Des images de la ville, dont principalement l'Église St-Charles de Limoilou, le grandiose Château Frontenac et à l'époque, la jeune Renée Hudon (qui deviendra journaliste à Radio-Canada) y obtient un rôle de figuration, aux côtés d'Ovila Légaré et de Gilles Pelletier. Tout le gratin, dont Montgomery Clift, envahit la ville remarquée, pour la mettre sur la sellette.L' histoire d' un prêtre accusé d' un crime dont il connaît l' auteur, et vis à vis du quel il est tenu par le secret de la confession. Hitch cherchait un lieu où la religion occupait une prédominance à la hauteur du silence imposé aux prêtres par le confessionnal évoqué dans son film.










«I confess», ou «La loi du silence», est une adaptation d'une pièce de Paul Anthelme.
























Images tirées du film : I confess de A. Hitchcock










Photos du tournage de I confess à L'église de Stadacona ( St-Charles de limoilou, Québec, Canada )






samedi 29 novembre 2008

Guignolée ferroviaire


Bon an mal an, depuis 1999, chaque mois de décembre que le Bon dieu amène, le Train des Fêtes du Canadien Pacifique, voyage à l’échelle du Canada et des États-Unis pour recueillir des dons en argent et en denrées et sensibiliser le grand public aux programmes de banques alimentaires locaux. de passage à Montréal. Un engin collossal qui apportera son lot de bonheur et de lumière.


Moi qui aime, à la fois Noël et les trains, je suis ravi.

Il fera halte ce soir - le 29 novembre - à la gare de Beaconsfield, dans l'ouest de l'ile.

Je crois que je vais m'y rendre.
Ce voyage spécial de deux semaines prendra fin en Colombie-Britannique.
Chaque fois qu'il s'arrêtera ce Train spécial donnera 6000 $ aux organismes d'aide, tout en recueillant des denrées alimentaires et de l'argent de la population. A Montréal, c'est Moisson-Montréal qui bénéficiera de la générosité du CP. Une sorte de guignolée ferroviaire.


Moisson-Montréal vise à aider 112 000 personnes pour la période des Fêtes à venir, , dont 36 000 enfants. En raison de la crise économique, l'organisme se croise les doigts, cette année, pour remplir cet objectif.
Moisson-Montréal sollicite non seulement la population, mais aussi les entreprises.


Sources : Journal première édition-La Presse canadienne

Le rire pour les tourments

Imaginez un dard. un jeu de dard. Vous possédez l'objet tranchant entre vos vos doigts. Et vous le balancé entre vos doigts. Vous regardez la cible. Imaginez qu'elle représente tout ce qui vous tourmente le plus dans la vie. Le dard ce sera votre rire. Le rire déclanché, je l'espère, par les images que voici.
Bonnes esclaffes !











vendredi 28 novembre 2008

fierté professorale

J'ai connu cette belle face en 1987. Il n'avait que douze ans à l'époque. J'étais son professeur de religion ! Et de morale ! Et de sexualité ! C'était dans mon programme d'enseignement ! C'était au Collège Bourget à Rigaud.
J'en étais à mes premières armes.

La vie m'a fait le revoir à quelques occasions.

Mais jamais à la télévision, dans un bulletin de nouvelles, aux côtés de jean Charest, qui plus est.
J'appris à ce moment-là, que monsieur était le candidat libéral dans la circonscription de Ste-Marie-St-Jacques ( dans le quel se trouve le quartier gay de Montréal ). je le reconnu immédiatement avant même qu'on le nomme carà part d'avoir pris quelques rides, il n'avait pas tellement changé.
De la même promotion, c'est le deuxième étudiant d'une de mes classes, qui s'illustre. Le premier étant Pierre-Antoine Lasnier,en tant que comédien professionnel. Ce dernier a notamment joué au cinéma dans la planque et le dernier film de Sébastien rose : Le banquet.
La nouvelle me réjoui, me rend fier, mais ne me surprend pas le moins du monde.
Car j'ai le souvenir , en pensant à lui, d'un garçon vif, réfléchi, intelligent, et sensible, surtout.
Il a trente deux ans. Une jeunesse qui le servira peut-être comme candidat, et en politique active.
Éric se dévoue pour la communauté gaie depuis quelques années. Mais son occupation principale est d'être directeur des communications et marketing au Groupe Pierre Belvéère International, dans le Vieux-Montréal, une entreprise de papeterie fine.

Il s'est joint aux libéraux en tant que vice-président de l’association du comté d’abord et ensuite en tant que candidat «parce que j’y ai trouvé une famille qui reflète les valeurs d’ouverture qui sont miennes, dit-il. (...) Lorsque je grandissais, je n’avais pas de modèles en tant que gai, donc d’un point de vue personnel, je veux démontrer qu’on peut se présenter à des élections en tant qu’ouvertement gai», souligne-t-il.
Je suis fier de lui. Fortement.
La communauté gaie ( au sens large, la LGBT : lesbiennes, gais, bisexuels et transgenre je songe à toutes les personnes ayant une sexualité marginale, qui dérange ), la communauté


S’il est élu, il aimerait représenter la communauté LGBT au sein du gouvernement et donner une voix afin de sensibiliser ses collègues aux différentes problématiques des gais et lesbiennes.
Comme Réal Ménard, au fédéral. En plus, Lui qui a été bénévole pour plusieurs organismes, il veut donc lutter contre la pauvreté et l’itinérance dans le quartier, travailler avec les organismes communautaires «parce que c’est avec eux qu’on peut agir pour amoindrir la pauvreté».
Ah les voeux sincères et idéalistes de la jeunesse qui désire un monde plus humain, plus humanisant.
Dire que je lui ai enseigné l'éthique et l'ouverture spirituelle.
Fier.
Sans partager ses allégeances partisanes, je suis fier qu'un de mes anciens s'investisse de s a personne pour être un bâtisseur social et intègre d'un monde plus juste et plus équitable.
Éric. je ne t'ai pas oublié. Je crois en toi. et je te souhaite la meilleure des chances.
Je vais t'écrire personnellement. et te trnasmettre le lien de ce blog.
Courage et intégrité.
Reste accroché à tes rêves et à ton coeur.
Affection et reconnaissance, mon grand !
Ton prof d'enseignement moral et religieux en première secondaire et metteur en scène du spectacle de Félix Leclerc
xxxx

jeudi 27 novembre 2008

Le coq, roi des symboles



Est-ce parce que je monte souvent sur mes ergots ?
Est-ce parce l'on me dit hospitalier ?
Est-ce pour mon engouement pour "Tit-coq", la pièce de théâtre de Gratien Gélinas ?
Est-ce seulement pour sa beauté ?
Mais j'aime les coqs...à la folie.
J'en ai plusieurs représentations à la maison.
Des coqs-napperons, des coqs-salières-poivrières, des coqs-serrviettes de table, des coqs-serviettes de bain, Des coqs-contenants à épices, des coqs-tapis de pieds, des coqs ustensiles, des coqs-laminages, des coqs-encadrés, Des coqs-services à vaisselle, etc...Nomme-le, je l'ai.... Ou presque..




Le fait que ce volatile est matinal lui a valu, dès la plus haute antiquité, d'être considéré comme celui qui faisait lever le soleil ! Un culte lui fut voué rapidement dans toute l'Asie Mineure, dont les plus nombreuses traces se trouvent en Grèce. Le coq était consacré à plusieurs dieux solaires et lunaires, comme Jupiter. Ainsi, le savant Pythagore (Ve siècle avant J.C.) recommandait dans ses Vers d'or\" Nourrissez le coq, et ne l'immolez pas, car il est consacré au soleil et à la lune


Cette symbolique solaire fut bien sûr adoptée par les Romains, mais on la retrouve jusqu'en Inde et au Japon. On retrouve le coq, symbole solaire, sur toute la planète, en fait, notamment sur les horloges astronomiques. Le soleil, bien avant les horloges, était seul à rythmer la vie quotidienne, il devenait normal d'associer le coq au temps et à la journée. En 1659, le roi Louis XIV et Colbert décident la création d'un ordre architectural et décoratif," l'ordre français " : le projet retenu de Lebrun mêle les fleurs de lys et le coq.

Cette constance à chanter tôt le matin a contribué à parer le coq des qualités de vigilance et d'obstination. Puis sa combativité dans les combats de coqs l'a paré de courage , tandis que son assiduité à" honorer " toutes les poules de son secteur lui a valu une réputation d'ardeur sexuelle très enviée. Cette réputation a valu à la langue française de s'enrichir de dictons comme " être le coq du village " ou " faire le coq "...Et déjà les Anciens sacrifiaient un coq à Priape, renommé pour sa sexualité débordante !

Si le coq était consacré à de nombreux dieux antiques liés au soleil et à la lune, il tenait aussi une place éminente dans la prédiction de l'avenir. les Etrusques et les Romains disposaient des grains sur un échiquier; selon la façon dont les volatiles les mangeaient, les prêtres tiraient des prédictions fastes ou néfastes ! L'oiseau s'est de même vu doté d'un pouvoir de psychopompe, c'est à dire annoncer dans l'autre monde l'arrivée de l'âme d'un défunt, et l'accompagner dans son dernier voyage, avant qu'elle trouve une nouvelle lumière, une nouvelle naissance.


En Chine, le coq était respecté autant que protégé.Il était sensé protéger la maison et représenter les cinq vertus, les vertus civiles, par son port de tête " mandarinal ", les vertus militaires par ses ergots, le courage par son attitude dans les combats, la bonté pour son partage de la nourriture avec son harem, la confiance pour sa ponctualité à annoncer le lever du soleil.Il a mérité ainsi de figurer dans l'horoscope chinois.


Les musulmans ont réservé au coq une place éminente à l'heure du jugement dernier. Quand viendra ce jour, c'est le Grand Coq Blanc qui avertira les croyants de l'événement. Symbole du soleil levant, symbole du temps, de vigilance et de courage, de résurrection, le coq allait se voir également adopté par la franc-maçonnerie comme symbole de la vigilance et d'avènement de lumière (initiatique).


L'oiseau-girouette de nos clochers mérite une place à part, tant il est répandu dans le monde chrétien.Mais son origine prête à discussion.Nombreux sont ceux qui expliquent sa présence sur les clochers par l' épisode du reniement de saint Pierre.Rappelons que lors des divers épisodes de la passion du Christ, le chef des apôtres fut interrogé trois fois sur ses liens avec l'accusé et que, chaque fois, il nia le contraire, ceci avant que le coq ne chantât, confirmant la prédiction de Jésus. Horrifié et repentant Pierre se ressaisira rapidement, mais il sera poursuivi par cette histoire du coq, au point, dit l'anecdote, qu'il expédia, d'un vigoureux coup de pied, l'animal se ficher en haut d'un clocher !


Une autre légende suggère que le saint-Pierre pleurait à chaque fois qu'il entendait chanter un coq, et, que pour rappeler son repentir, il avait souhaité qu'il figurât en haut des clochers. Face à ces légendes un peu farfelues, une explication plus plausible est que les premiers chrétiens se réunissaient pour une prière matinale au chant du coq, jusqu'à l'apparition des cloches, vers le Vième siècle.Désormais, en signe de gratitude, on le mit sur les clochers, où il fait aussi office de girouette, inspirant par là même de nombreux artistes.


Extraits de l'article d'Yves D .Papin, historien pour le catalogue de l'exposition " Le coq, histoires de plumes et de gloire ". Yves D. Papin est également l'auteur de l'ouvrage " Le Coq ", aux Editions Hervas - 1993.

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mercredi 26 novembre 2008

Steinlen et Si le chat se dessinait lui-même


Théophile Alexandre Steinlen naît en 1859 à Lausanne. Il suit des études de lettres à l’académie de Lausanne et effectue un stage chez un imprimeur textile à Mulhouse. En 1878, Théophile Alexandre Steinlen part vivre à Paris où il gagne d’abord a vie comme dessinateur industriel. En 1883, Théophile Alexandre Steinlen s’installe à Montmartre, quartier des artistes, où il fera connaissance et se liera d’amitié avec des artistes comme Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant, Vallotton ou Alphonse Allais. Steinlen collabore dans cette période comme dessinateur et illustrateur aux journaux Le Chat noir et Le Mirliton. Sa première exposition a lieu en 1884, à la Bodinière. C’est en 1885 que Théophile Alexandre Steinlen dessine la première de ses célèbres affiches : une affiche pour l’Hôtel de Paris à Trouville sur Mer. S’ensuivent des affiches pour la Compagnie française, le cabaret Le Chat noir et bien d’autres. En 1911, Théophile Alexandre Steinlen fonde avec Forain et Léandre le journal Les Humoristes et réalise également des illustrations pour des livres. À partir de 1893, il expose ses œuvres au Salon des indépendants, plus tard régulièrement aussi au Salon des humoristes. Sa conviction politique l’amène à dessiner de nombreuses affiches contre la Première Guerre mondiale. Théophile Alexandre Steinlen meurt en 1923 à Paris.











































Ce n'est pas rien....
Tous les chats-anges doivent lui faire toute une fête là-haut.
Tout un festival de ronrons, de lichettes et de craesse à l'infini.

mardi 25 novembre 2008

Chats et compagnons célèbres 2

Lustrée et Fourrure, la première chatte noire aux yeux verts, la seconde chatte tigrée au regard d’or pâle ont tenu toutes deux compagnie à André Malraux.

George Sand prenait son petit déjeuner dans la même assiette que Minou.

Théophile Gautier eut pour compagnon Madame Théophile, Sérapita, Eponine. Il a écrit dans Ménagerie intime : « On dirait que les chats devinent l’idée qui descend du cerveau au bec de la plume et que, allongeant la patte, ils voudraient la saisir au passage ».

Pierre Loti aimait lui aussi les chats, il leur avait fait faire des cartes de visite gravées à leur nom.

Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) Peintre, dessinateur, lithographe et affichiste français d’origine suisse. Il a illustré A. Bruant. Emportant son carnet de croquis à Montmartre, il immortalisa dans ses esquisses les chats de gouttière qui patrouillaient sur les toits et dévalisaient les poubelles. Sa maison abritant de nombreux félins reçut le sobriquet de « Coin des chats ». L’affichiste célèbre pour ses illustrations incluait souvent des félidés dans ses publicités. Il fut un illustrateur surtout connu pour ses tableaux de chats saisis dans toutes sortes de situations. L’affiche pour l’exposition de l’artiste à la galerie Bodinière à Paris en 1894 présentait deux chats dans la même attitude. Il fut affichiste entre autre d’une tournée du cabaret du Chat-Noir.


Que dire des nombreux chats de Winston Churchill ou encore, des chats qui ont vécu aux côtés des présidents des États-Unis.
Lincoln en possédait un nommé Tabby, Théodore Roosevelt en avait deux, dont Slippers un gros chat gris à six doigts. Les enfants de J.F. Kennedy et leur chat Tom Kitten qui eut droit à une nécrologie officielle dans la presse américaine.

lundi 24 novembre 2008

Des quartiers, des mémoires : St-Sauveur de Québec 1

Situé à deux minutes du centre-ville, Saint-Sauveur est un quartier populaire de la Basse-Ville de Québec.


  • Les restaurants vietnamiens, japonais et africains côtoient les épiceries, les magasins de prêt-à-porter de réputation internationale, les casse-croûte et la taverne Joe Dion, qui serait la plus ancienne d’Amérique du Nord.




  • Avec ses maisons de guingois le quartier abrite de nombreux trésors et une histoire palpitante.


  • Ce quartier ouvrier a vu naître le célèbre écrivain Roger Lemelin. D’une certaine manière, il a rendu hommage à Saint-Sauveur et à ses habitants en écrivant ses deux romans, Au pied de la pente douce et Les Plouffe dans les années 1940.


  • Depuis 1820, Saint-Sauveur était une banlieue pauvre, habitée par des ouvriers qui travaillaient dans les usines de Saint-Roch.
  • Dès 1620, les moines Récollets,
    premiers missionnaires de la Nouvelle-France, y firent
    construire une chapelle et un couvent à l'emplacement
    de l'actuel Hôpital-Général. Toutefois, les successeurs de
    Champlain ont préféré les hauteurs du Cap-aux-Diamants
    pour installer la ville.
  • C'est dans ce contexte qu'en 1692 Monseigneur de
    Saint-Vallier, alors évêque de la jeune colonie, achète les
    installations délaissées par les Récollets depuis quelques
    années pour y fonder l'Hôpital-Général qu'il confie aux
    Augustines. Ce site constitue le noyau à partir duquel le
    développement a été initié dans Saint-Sauveur.


  • En 1653, Jean Le Sueur reçoit une bande de terre sur
    le territoire du quartier Saint-Sauveur qui prolonge jusqu'à
    la rivière celle qu'il possède sur les hauteurs de la falaise.
    Avant son arrivée en Nouvelle-France, il était curé de la
    paroisse de Saint-Sauveur à Thury-Harcourt en Normandie,
    en France. Il fut surnommé par les habitants de Québec
    « Monsieur de Saint-Sauveur » et ce nom fut associé aux
    terres qu’il possédait et est demeuré jusqu’à aujourd’hui.
  • En 1692, Mgr de Saint-Vallier mandate quelques Augustines
    pour ouvrir l'Hôpital-Général. Le territoire du quartier
    Saint-Sauveur convenait parfaitement car, dans la tradition
    des hôpitaux généraux, ces établissements offrent l'asile
    aux démunis en bonne santé, aux vieillards et aux invalides
    et sont situés en périphérie des villes.


  • En temps de guerre, cette position stratégique à l'extérieur
    de la ville, hors de portée des coups ennemis, procure à
    l'Hôpital-Général le statut d'hôpital militaire. C'est ainsi
    qu'au lendemain de la bataille des Plaines d'Abraham, le 13
    septembre 1759, plus d'un millier de militaires français
    et anglais y sont hospitalisés. Les militaires morts au
    combat ou des suites de maladies sont
    enterrés dans un cimetière adjacent à
    l'Hôpital-Général. Le corps du célèbre
    général de Montcalm a été exhumé et
    transféré en 2001 aux côtés de ses
    compatriotes inhumés sur ce site
    exceptionnel

  • D'abord connu sous le nom de « chemin de l’Hôpital-Général », la première
    portion du boulevard Langelier reliait l'hôpital au « chemin de Lorette »,
    future rue Saint-Vallier. En 1850, ce tronçon de route a été baptisé « rue
    Saint-Ours », en souvenir de Jeanne-Geneviève de Saint-Ours, bienfaitrice des
    hospitalières de l'Hôpital-Général. C'est en 1890 que la route adopta son nom
    actuel en l’honneur de François Langelier, maire de Québec entre 1882 et 1890.

  • En 1792, la limite occidentale de la ville de Québec est
    fixée sur une ligne correspondant à l'emplacement actuel
    du boulevard Langelier. Cette limite constitue en quelque
    sorte une frontière historique positionnant Saint-Roch dans
    la ville et Saint-Sauveur hors de la ville.
  • Pour empêcher qu'un brasier ne se propage facilement d'un quartier à l'autre, le
    boulevard Langelier fut aménagé en rue « coupe-feu ».
    Sa largeur passe alors de 9 à 30 mètres. En 1885, l'artère
    est divisée en deux voies séparées par un terre-plein et
    encadrée par une rangée d’ormes d'Amérique.
  • Au début du 19 e siècle, le quartier voisin connaît une vague de
    prospérité due à l'établissement de nombreux chantiers
    navals sur les berges de la rivière Saint-Charles, ce qui
    provoque une affluence d'ouvriers dans le secteur.
  • Les façades des maisons ouvrières étaient orientées est-ouest pour faire face
    à la corderie. Depuis sa disparition du paysage urbain lors de l'incendie de
    1866, les maisons reconstruites ont adopté une orientation nord-sud qui
    caractérise le secteur aujourd'hui.
  • C’est le père Zéphirin Charest (qui laissa son nom au
    boulevard Charest), curé de Saint-Roch, qui suggéra au père
    Durocher la création d'une première école dans le quartier
    tenue par les sœurs de la Congrégation Notre-Dame. Détruit par les flammes en 1866, l'édifice a été immédiatement reconstruit pour être démoli presque
    cent ans plus tard, en 1958, pour faire place à une
    construction moderne, l'école Marguerite-Bourgeoys.


  • En fait, suite à un incendie majeur survenu en 1889, les
    citoyens de Saint-Sauveur constatent leur impuissance à
    combattre cette calamité, n'étant pas équipés d'un réseau
    de distribution d'eau ni d'égout. Ils songent alors sérieusement
    à annexer leur municipalité à celle de Québec qui bénéficie
    de ces services. Les citoyens se prononcent par référendum en septembre
    1889 en faveur de l'annexion. Saint-Sauveur fait alors l'objet
    d'importants travaux qui améliorent grandement la qualité
    de vie dans le quartier
  • Le centre Durocher ouvre ses portes en 1950. Son architecture
    constitue un bel exemple du style Art déco à Québec. Une
    bibliothèque, des salles de billard, de quilles et de
    spectacles, un restaurant et des locaux réservés à l'usage
    des organismes de la paroisse sont alors mis à la disposition
    de la population.
  • http://centredurocher.org/index.php?option=com_content&task=view&id=162&Itemid=142
    Le centre Durocher, centre communautaire et de loisir,
    est toujours au cœur de la vie de quartier. Une variété
    d'activités et de services favorisant le mieux-être des
    résidants de tous âges y est offerte.
  • En 1896, les Augustines de l'Hôpital-Général consentent à
    céder à la Ville un terrain ceinturé par un méandre de la
    rivière Saint-Charles pour aménager un vaste parc urbain.
    Cet emplacement offre l'avantage de pouvoir profiter à la
    fois aux résidants de Saint-Sauveur et de Saint-Roch.
    Ouvert à la population en 1897, le parc Victoria était alors
    parcouru par un dédale de sentiers.
  • Le parc Victoria constitue un parc exceptionnel
    dans lequel il fait bon se balader et pratiquer des activités
    sportives en plein cœur de la ville.Inauguré le 22 juin 1897 à l'occasion du 60 e anniversaire du couronnement de la reine Victoria, le parc Victoria nommé en l'honneur de la reine devait initialement porter le nom de parc Parent, du nom du maire de l'époque.
    Simon-Napoléon Parent, maire de Québec de 1894 à 1906, participait à
    la vie politique de Saint-Sauveur à titre de conseiller municipal depuis
    1890. Surnommé le « maire des grands travaux », on lui doit, entre autres,
    la construction du Château Frontenac, de l'hôtel de ville de Québec et
    l'ouverture du parc Victoria.