mardi 31 mars 2009

Cacophonie sous-marine


Un nouveau mal envahit les mers, affectant grands mammifères et poissons: la pollution sonore

Au début de décembre, à Rome, gouvernements, écologistes et animalistes ont amorcé un premier grand débat international sur un mal qui envahit les mers: la pollution sonore. C'est d'ailleurs un problème auquel le Québec et le Canada participent, en raison de la prospection pour le gaz et le pétrole dans le fleuve, notamment, et en raison de l'accroissement du nombre de navires et de l'absence de normes sur le bruit émis par les moteurs et la cavitation des hélices de navires de plus en plus gros et puissants.
Plusieurs autres phénomènes contribuent à ce problème qui affecte surtout les grands mammifères marins dont le milieu est désormais pollué par tous ces sons, ce que les spécialistes commencent à appeler le brouillard ou «smog» marin. En effet, les sonars militaires émettent des sons à de très basses fréquences, souvent utilisées ou proches de celles utilisées par les grands mammifères.

Selon les spécialistes, la cacophonie qui résulte de tous ces sons aggrave les menaces qui pèsent présentement sur ces espèces parce qu'elles utilisent elles aussi des sons à basse fréquence pour communiquer entre elles souvent sur des centaines de kilomètres, pour identifier des sources de nourriture et retrouver leurs partenaires et élever leur progéniture.

Louis-Gilles Francoeur le devoir

mercredi 25 mars 2009

Tous les films d'Aldomovar sont des déclarations d'amour



Le réalisateur espagnol Pedro Almodovar a fait avec son 17e film, Les étreintes brisées (Los abrazos rotos) qui met en scène une Penélope Cruz en femme fatale malmenée par la vie, une «déclaration d'amour personnelle au cinéma».
«C'est une déclaration personnelle, ma déclaration d'amour au cinéma», explique le plus connu des cinéastes espagnols, pour ce film qui sortira le 18 mars en Espagne et en mai dans le reste de l'Europe.


Ce film le plus coûteux jamais réalisé par Pedro Almodovar, raconte une histoire d'amour «brisée» entre un réalisateur (interprété par l'Espagnol Lluis Homar) et une actrice débutante Lena (Penélope Cruz), amante d'un homme mûr richissime (José Luis Gomez) et ultra-possessif.
Il y a dans ce film «plusieurs histoires d'amour croisées, mais aussi une histoire d'amour sous-jacente, mon histoire d'amour avec le cinéma».

Le cinéaste de 57 ans fait référence dans Les étreintes brisées aux films d'autres réalisateurs, comme Voyage en Italie de Roberto Rossellini, qui surgit comme le miroir inversé de l'histoire mise en scène par Almodovar.
Mais il fait aussi allusion à ses propres films, en particulier à Femmes au bord de la crise de nerf (1988) dont on peut voir une sorte de double déformé dans le film que le réalisateur joué par Lluis Homar tourne avec Lena.

Almodovar a choisi tout exprès de raconter cette «histoire d'amour triste» à travers les yeux éteints d'un réalisateur vieillissant (Lluis Homar), devenu aveugle et désormais incapable de pratiquer son art, mais qui, au final, décide de remonter entièrement son ultime film.
«Mes films acquièrent de plus en plus de gravité avec le temps qui passe. Je crois que c'est attribuable précisément à cela: au temps qui passe. Dans les années 80, j'avais une vie très divertissante, avec beaucoup de gens autour. Mais avec le siècle nouveau, ma vie est beaucoup plus à l'intérieur», explique Almodovar.


Son précédent film Volver (2006) avait été vu par des millions de personnes à travers le monde et valu à son auteur le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes.
Almodovar a gagné l'Oscar du meilleur film de langue étrangère en mars 2000 pour son film Tout sur ma mère et en mars 2003 l'Oscar du meilleur scénario pour Parle avec elle.


Olivier Thibault Agence France-Presse Madrid ( Extraits )

lundi 23 mars 2009

Don Bosco 6


Ce hangar, situé dans le quartier du Valdocco, fut le berceau du nouvel ordre, et ce fut sur son emplacement même que l'on édifia l'Oratoire de Saint-François-de-Sales, tel qu'il existe encore. Le jour de Pâques, l'on prit possession des lieux, l'on y installa une chapelle et Don Bosco prononça ces paroles vraiment prophétiques: "Mes enfants, un jour ou l'autre, à cet endroit, s'élèvera l'autel d'une église; vous y communierez et vous y chanterez les louanges du Seigneur."

Et, en effet, une fois fixée au sol, l'oeuvre acquit un développement prodigieux. Le nombre des enfants monta encore et atteignit le chiffre de 700. Don Bosco ne pouvait plus suffire à sa tâche. Il ft choix alors des jeunes gens les mieux doués de ses classes et leur donna une éducation complète, à condition qu'ils deviendraient à leur tour les professeurs des autres.

Mais une question le préoccupait. L'expérience lui démontrait que, tant qu'il n'aurait pas ces enfants à lui, chez lui, son labeur serait inexact et incomplet. Il ne surveillait réellement ses élèves que le soir et le dimanche et, le reste du temps, ils étaient libres, les uns travaillant, les autres errant, eu mendiant leur pain, par les rues. Ils risquaient chaque jour de sombrer; Don Bosco se répétait qu'il fallait à tout prix les nourrir et les loger et leur faire apprendre un métier chez lui. Mais comment agir? L'argent et la place manquaient.

Il appela auprès de lui sa mère; elle aliéna le peu qui lui restait; lui-même toucha quelques sous en vendant une montre et ils louèrent deux chambres attenant au hangar et y déposèrent leur mobilier qui se composait de deux lits, de deux bancs, de deux chaises, d'une malle, d'une table, d'un pot, d'une casserole et de quelques assiettes.


La vie fut alors réduite à sa plus simple expression. Don Bosco faisait le gros ouvrage, montait l'eau, sciait le bois, allumait le feu, écossait les haricots, pelait les pommes de terre; sa mère prenait soin du ménage et raccommodait les nippes des indigents. Ils vivaient, eux-mêmes, ainsi que ces mendiants qu'ils assistaient: un bol de soupe, un morceau de pain quand il y en avait, un verre d'eau claire et c'était tout. Faute de place, l'on s'installait comme l'on pouvait; les uns s'asseyaient sur une marche d'escalier, les autres sur le carreau de la pièce, d'autres encore sur le pas de la porte ou sur un pavé dans la cour.

Mais tant que la question de l'argent persistait et tant que les enfants n'étaient pas logés, aucune emprise d'âme durable n'était possible. N'y tenant plus, Don Bosco loua un fenil dans le voisinage; il y mit de la paille et des couvertures et il put y installer ceux de ses enfants qui se trouvaient sans aucun domicile; seulement, il en recueillit d'autres qu'il rencontra dans des terrains vagues et il éprouva quelques mésaventures avec eux, car ils filèrent, un beau matin, en lui emportant ses couvertures. "Ce n'est pas encore cela, se disait-il. Il conviendrait de les avoir sous les yeux, sous la main, chez soi et non au dehors."


Il la découvrit cependant. La Providence lui envoya, un soir, un apprenti maçon qui criait famine et qui, trempé par la pluie, se mourait de froid ; puis ce fut un autre qui vint; bientôt ils furent sept et enfin quinze. Les deux petites pièces dont l'une servait de cuisine et de chambre à la mère, et l'autre de chambre à Don Bosco, ne pouvaient plus les tenir.


- Il y a un moyen de s'en tirer, dit soudain Don Bosco à sa mère, je vais acquérir la maison de Pinardi, j'ai vu ce brave homme, il me la laisserait pour 30.000 francs. - Où prendras-tu l'argent? s'exclama la brave femme, nous n'avons que des dettes! - Voyons, si vous en aviez, de l'argent, m'en donneriez-vous? - Évidemment. - Eh bien, pourquoi supposer que le Seigneur, qui est riche, serait moins généreux que vous?

dimanche 22 mars 2009

samedi 21 mars 2009

Après tout ce blanc vient le vert


Le Printemps
Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l’hiver.

Après le grand froid le soleil,
Après la neige vient le nid ,

Après le noir vient le réveil,

L’ histoire n’est jamais finie.
Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l’hiver,

Et après la pluie le beau temps.


Claude Roy

vendredi 20 mars 2009

Comprendre ce que l'on dit 2

l


« Etre dans de beaux draps »



Être dans une très mauvaise situation.
Être dans une position désagréable ou dangereuse.

Cette expression est ce qu'on appelle une antiphrase, comme quand on dit "nous voilà beaux" ou "nous voilà propres " pour dire la même chose.
Il y a eu une petite évolution de cette expression et de son sens. Au XVIIIe siècle, elle se disait "être dans de beaux draps blancs" pour dire "être montré avec tous ses défauts" (ce qui n'est pas non plus une situation agréable, mais est moins fort que le sens actuel).

Depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge, les draps désignaient les vêtements.
Et si le blanc est bien pour nous un symbole de propreté, de pureté ou d'innocence, les habits blancs ont longtemps servi à vêtir les gens qui avaient commis certaines fautes.


Ainsi, celui qui avait commis le péché d'adultère devait, en pénitence, assister à la messe entièrement vêtu de blanc.


Et puis rappelez-vous Jésus qu'Hérode a renvoyé devant Ponce Pilate après l'avoir habillé de blanc.




Autrement dit, les gens qui devaient se vêtir de blanc étaient en général dans une situation peu enviable.


Cet ancien usage du vêtement blanc et l'idée du linceul, sorte de drap blanc dans lequel on ne se trouve que si on est dans une très très fâcheuse situation, le tout mêlé à un brin d'ironie, peuvent expliquer à la fois l'usage du beau et la gravité de la situation qu'indique maintenant l'expression.

Tiré di site EXPRESSIO : Les expressions françaises décortiquées

jeudi 19 mars 2009

Être dans dans de beaux draps -la suite -

Vous devez penser que je m'endors en ce moment !























Bonne nuit !!!!



mercredi 18 mars 2009

La danse de St-Guy


L’expression « danse de saint-Guy » existe en effet dans toutes les langues européennes et particulièrement en Anglais, en Italien et en Allemand car c’est en Angleterre, en Italie et en Allemagne que certains cas dégénérèrent en une folie collective, un délire insurrectionnel ou une sorte de carnaval qui fut parfois réprimé dans le sang par une armée toute entière.


Mes parents, quand j'étais petit, n'arrêtaient pas , parce qu'ils trouvaient que je bougeais trop, de me dire que j'avais la danse de St-Guy.


J'étais un hyper-actif avant la lettre, et ma foi, j'énervais beaucoup mon entourage.


Si j'avais été enfant ou ado, j'aurais pris du ritalin, sans aucun doute.


Maintenant que l'on sait que l'hyper-activité est une maladie ou un trouble réel de comportement qui peut aussi parfois avoir des sources neurologiques, il y aurait de quoi rendre mal à l'aise tous les inconscients de cette génération..lol..qui créaient de la culpabilité et de l'anxiété à des êtres juste plein d'énergie et de passion comme moi, et tant d'autres.

Mais la fébrilité, la nervosité rend mal à l'aise..

Elle questionne, elle rend perplexe.

Elle énerve même...

Je ne sais au juste pourquoi ?

Peut-être parce que les gens nous croient mals, inconfortables et que cela les déstabilise ?

Ou ils voudraient nous calmer et qu'ils ne savent pas tellement comment le faire ?

Ou qu'ils nous croient troublés, tourmentés ?


Ont-ils torts ?

Ont-ils raison ?

Un peu des deux je dirais..

Chose certaine, il y a matière à réflexion, à interpellation.


Dans la bouche des mes parents, chose certaine également, l'appelation " danse de st-guy" n'avait rien d'un compliment.

Plutôt d'une perte de contrôle, d'un dépassement.

D'une forme d'exlusion.

Blessante. encore quand j'y repense.


Cette image utilisée pour décrire un enfant agité me semble encore aujourd'hui quelque peu excessive. Même si sa source, n'est sans fondement.

À l'origine donc, les "malades" atteints de la dite danse se danidaient, se tortillaient, se trémoussaient avec vigueur , dansaient sans musique, sans raison. Ils passaient pour des sots.

Mais plus loin encore, le véritable fondement de cette expression


En fait il s'agit d'une pathologie très ancienne appellée la "chorée de Sydenham" pour les enfants

ou « chorée de Huntington » pour les adultes. Le mot « chorée » vient du Grec « choros » (danse) et « Sydenham » et « Huntington » sont les noms des médecins ayant étudié les premiers ces maladies et qui les ont ainsi sorties des flammes de la Sainte Inquisition. Eh oui.

- Commençez-vous un peu comprendre,là ? Un beau cas de goole pour inquisition.


En effets, jadis, ces "malades" dans un but de délivrance, pour eux-même, d'abord, étaient exorcicés par les lions, les piloris ou les bûchers, ni plus ni moins !! Seul la mort pouvaient véritablement faire fuir Stan pour de bon.


Pour les spécialistes, c’est le gène « IT15 » qui serait la maître de ballet (et de balais) de nos saints Guy et ils pensent que seule la génétique peut permettre d’éradiquer ce terrible mal qui se manifeste par à-coups et curieusement par épidémie.


Mais qui est-donc ce St-Guy en question ?


Saint Vite (en latin Vitus) ou saint Guy, saint Guido, originaire de Sicile, provoqua des guérisons miraculeuses et mourut en martyr vers 303, à Rome, sous l'empereur Dioclétien.

Saint Guy, qui est l’un des quatorze saints thaumaturges (guérisseurs), fut le protecteur des épileptiques et des malades de chorée. Vous voyez le lien ? Lol..


La légende de ce saint fut sans doute l’agrégation d’autres histoires ancestrales et mythes de toute l’Europe car tout ce qui touche à l’épilepsie, la transe, la tremblote ou la chorée a marqué les imaginations et les superstitions de tous les temps.


Une fois tout cela dit, il est rasurant de constater que cette expression ne fait plus long feu..de nos jours.


Bonne journée, je retourne me dandiner et me trémousser.

mardi 17 mars 2009

J'aime un chien, c'est bon pour moi

À ma Coralie de tous les jours,




J'AIME UN CHIEN



C'EST UN CHOIX

J'AIME UN CHIEN

C'EST BON POUR MOI



J'AI CHERCHÉ CHEZ L'HUMAIN

J'AI TROUVÉ DANS UN CHIEN

IL ME REND PLUS HUMAIN(E)


CELUI QUI SENT LE CUL DES AUTRES

SANS AUCUNE ARRIÈRE PENSÉE

ET SI C'ÉTAIT LÀ QUE CE CACHAIT LA VÉRITÉ


J'AIME UN CHIEN

ET JE SUIS BIEN

IL ME SUIT PAS À PAS

L'AMOUR ÇA NE SE COMMANDE PAS


J'ÉTAIS SEUL COMME UN CHIEN

Y'A VU MA GUEULE

Y'A TOUT COMPRIS

CE REGARD AURA SUFFIT

COMME C'EST BÊTE

C'EST ÇA LA VIE


J'AIME UN CHIEN
ET JE SUIS BIEN
IL ME SUIT PAS À PAS
L'AMOUR ÇA NE SE COMMANDE PAS


DANS SES YEUX
SON DÎNER
DANS SA GUEULE

MON VIEUX SOULIER

J'AI CHERCHÉ CHEZ L'HUMAIN
J'AI TROUVÉ DANS UN CHIEN
J'AIME UN CHIEN ET JE SUIS BIEN


IL ME SUIT PAS À PAS

L'AMOUR ÇA S'EXPLIQUE PAS


Louise Forestier




lundi 16 mars 2009

Je suis né là !





Devenu par la suite le chsld Jacques Viger, maintenant fermé, cet endroit à l'époque l'Hôpital de la miséricorde de Montréal, ayant pignon sur rur boulevard René Levesque ( Dorchester ) m'a vu naître le 24 octobre 1961.

dimanche 15 mars 2009

Le jardin des enfants d'André


"Jamais n’avait-on entendu autant de rires d’enfant depuis l’installation des nouveaux jeux dans le parc-école Saint-Fidèle. Les premiers utilisateurs, les élèves de l’école Saint-Fidèle, ont rapidement pris possession des lieux lors de l’inauguration officielle du 9 octobre. Fruit d’une étroite collaboration entre divers partenaires du quartier, le parc-école Saint-Fidèle est maintenant un rêve devenu réalité. «Il a fallu 15 ans d’efforts pour que cette journée soit possible. Aujourd’hui, le parc-école sera un endroit stimulant construit dans les valeurs de la Commission scolaire de la Capitale», indique ÉRIC TREMBLAY, maître de cérémonie de l’inauguration et professeur.
Choisi par JADE RENAUD, une élève de 6e année, le parc-école portera le nom d’ANDRÉ ROUX, en l’honneur de cet enseignant, décédé en 2006, qui a travaillé durant 20 ans à l’école Saint-Fidèle. «C’était un visionnaire. Il fut le premier à penser à ce projet. Son nom résonnera maintenant dans les rires d’enfant», se réjouit M. Tremblay.
Tel qu’exprimé par des élèves de 3e année, le projet satisfait grandement les jeunes. «Il y aura plus de plaisirs et de sourires», affirme un élève. «Il était toutes mes espérances», lance un autre. «Jamais je n’aurais pensé aller à l’école après la fin des classes», avance NICOLAS. «Ça me demande une planification plus complexe. Jouer à la marelle, aider les plus jeunes à glisser, fuir les garçons», explique la coanimatrice CORALIE. Le parc-école comprend un jeu Araignée, un jeu psychomoteur avec glissade et cordes pour grimper. Il y a également des espaces pour jouer au basketball et au ballon-poire. Les supports à vélo ont aussi été ajoutés. "

Parc-école Saint-Fidèle inaugurée par les rires d’enfant
Texte de Marie-Claude Boileau

J'ai très peu connu l'homme, André Roux. Mais je le savais passionné des enfants et de l'enseignement. Il vivait pour eux. Ils les aimait comme il aurait aimé, les enfants qu'il n'a pas eu.
A travers cet espace, un beau gros merci venant de la mémoire affective de tous ces anciens élèves, retentira à jamais.
André, décidemment bercera l'enfance, longtemps,longtemps

Un peu de mon histoire

C'est à cet endroit même, qui abrite maintenant l'Université de Québec à Chicoutimi, que votre humble atalante de serviteur fut adopté.
Ce n'est qu'à la toute fin du XIXe siècle que s'implantent les orphelinats sur le territoire du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Au Saguenay, les Augustines de la Miséricorde de Jésus ouvrent en 1894 un orphelinat à même les locaux de l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi. (...)
L'Hôtel-Dieu de Chicoutimi reçoit des orphelins depuis 1884, même s'il n'y a pas un véritable orphelinat comme tel. (...)
Les locaux de l'hôpital réservés pour l’orphelinat deviennent rapidement trop exigus. Pour cette raison, une nouvelle aile est construite en 1902 pour abriter les locaux de l’orphelinat.
(...)

Finalement, l'orphelinat de l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier cesse ses activités en 1926, après avoir accueilli 1 328 enfants. L’Hôtel-Dieu a alors un besoin urgent de locaux pour répondre à une croissance rapide du nombre de malades.

En 1931, un nouvel orphelinat ouvre ses portes : l'Orphelinat de l'Immaculée. Il est sous la direction des Petites Franciscaines de Marie. Dès la première année, les jeunes sont en nombre important, près de 379 enfants. Cet orphelinat ferme ses portes le 30 juin 1968. (...) Au Lac-Saint-Jean, les garçons orphelins peuvent être envoyés à l’orphelinat agricole des frères de Saint-François-Régis.
Cette communauté religieuse arrive en 1903 à Péribonka, mais les frères ne s'installent définitivement sur les terres de Vauvert qu’en 1907. (...)


La communauté tire la majorité de ses revenus des produits de la ferme. Elle fait la culture de plusieurs variétés de céréales et de légumes. Elle contribue même à populariser davantage la culture de la pomme de terre au Lac-Saint-Jean ! (...)

Les années de la Première Guerre mondiale (1914-1918) sont synonymes de grands maux ainsi que les années qui précèdent la grande crise économique des années 1930. Ils sont aussi affectés par le rehaussement des eaux du lac Saint-Jean en 1926. Les difficultés continuelles poussent finalement les religieux à déménager dans le rang Saint-Louis, près de Bagotville et de Chicoutimi. Dès 1938, les bâtiments de Vauvert sont définitivement fermés.

Au Saguenay, les frères de Saint-François-Régis ouvrent un nouvel orphelinat en 1946. Associé à l'Orphelinat de l'Immaculée de Chicoutimi, l'établissement reçoit les jeunes de plus de 12 ans. Ces jeunes peuvent y recevoir un enseignement jusqu’à la neuvième année. En 1959, la communauté des Frères de Saint-François-Régis est fusionnée à celle des Maristes, après une décision prise en ce sens par les autorités religieuses de Rome. L'orphelinat ferme et les jeunes orphelins sont transférés à Chicoutimi.

Jusqu'au début des années 1960, les jeunes orphelins et orphelines de la région ont été pris en charge par des établissements administrés par des communautés religieuses. Vers cette époque, la clientèle des orphelinats commence à diminuer. L’intervention de l’État et une nouvelle approche des services sociaux mèneront à une révision des politiques de prise en charge des orphelins et des orphelines.

Laurie GouletGroupe de recherche Histoire (GRH)Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)30 octobre 2003