vendredi 27 février 2009

L'hypersexualisation passe-t-elle d'abord par la télé?



L'hypersexualisation passe-t-elle d'abord par la télé? La sexologue Anik Ferron pense que certaines émissions, comme Occupation double ou Loft Story, contribuent à l'encourager chez les jeunes. «Ces émissions nous montrent une image de la sexualité qui ne colle pas à la réalité. C'est à celui qui dépassera les limites des autres. Une surenchère pernicieuse!», sanctionne même la sexologue de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Ces émissions, particulièrement chez les jeunes adultes, ouvrent la porte à l'intimité des autres, encourageant le voyeurisme et l'exhibitionnisme.


Ce divertissement contribue à banaliser l'hypersexualité chez les jeunes. «Ce que je trouve triste, c'est que les adolescents y croient. Ils sont convaincus que c'est comme cela que ça se passe. Mais là, il y a surtout perte de sens véritable à la sexualité et l'intimité entre deux personnes», tranche Anik Ferron.


Cette situation alarme la sexologue particulièrement au moment même où l'on retire des écoles les cours d'éducation à la sexualité. En effet, en 2010, les cours de formation personnelle et sociale ne figureront plus au programme. La sexualité sera plutôt abordée, en tant terme de compétence transversale, dans les classes de mathématiques, français, etc. «Les enseignants ont déjà assez à faire avec leur matière. Sans compter que beaucoup ne seront pas à l'aise de parler de sexualité en classe», relève la chercheuse.


Une autre chose dérange la sexologue : le manque de diversité des candidats. À Occupation double, il n'y a pas de personnes handicapées, rondes ou bègues. «Quel message lance-t-on à nos jeunes? Il n'y a que l'apparence qui compte!», s'écrie Anik Ferron.
Et les jeunes perdent de vue que l'objectif s'avère surtout un prix matériel. Pour ce gain et pour ne pas être éliminés de l'émission, certains seront prêts à tout... même à tout montrer! Cette fausse réalité, basée sur la performance et l'apparence, devient alors anxiogène pour bien des jeunes. «Cette anxiété de performance est très présente chez les jeunes de 20 ans», relève la sexologue. Ce sont majoritairement eux qui consultent pour cela, bien plus que les adultes.


Source cyberpresse par Isabelle Burgun

jeudi 26 février 2009

Trop plein d'estime de soi chez les ados




Trop plein d'estime de soi chez les ados

Une nouvelle étude publiée dans une revue de psychologie affirme que la jeunesse actuelle fait preuve d'une trop grande estime de soi.Ces adolescents seraient donc trop confiants en eux et en leurs compétences par rapport aux générations précédentes. Pour arriver à cette constatation, les chercheurs ont comparé les réponses à des questionnaires réalisés en 1975 et en 2006. Ces questionnaires concernaient leurs qualités et capacités. Les enfants d'aujourd'hui se considèrent comme beaucoup plus intelligents et capables que leurs équivalents de 1970.




Ils se sentent bien plus souvent « complètement satisfaits » d'eux-mêmes! On avait auparavant le souci que l'estime de soi des adolescents et particulièrement des jeunes femmes était trop faible et que cela pouvait créer des problèmes sociaux. On avait ainsi accusé différents facteurs comme les mannequins ou l'éducation (discrimination sexuelle dans les classes) etc. Ce résultat montre qu'il n'y a manifestement plus aucun signe de problème de confiance en soi.




Chez les jeunes Américains, 93 % des adolescents affirment être contents d'eux-mêmes : de leur intelligence, de leur corps, de leurs apparences et capacités. Reste le problème contraire : une trop grande confiance en soi inquiète autant qu'une trop faible confiance en soi.
Penser qu'on est « génial » implique qu'on mérite beaucoup de bonnes choses dans la vie ; on est alors inévitablement déçu.
Source : http://www.sur-la-toile.com/article-6981-Trop-plein-d-estime-de-soi-chez-les-ados.html

mercredi 25 février 2009

lundi 23 février 2009

Go Habs, go !??!

Je viens d'apprendre que du matériel pédagogique conçu par le Club de hockey Canadien circulait en ce moment dans plus de 1800 écoles primaires du Québec. Et cela grâce à une subvention de près de 250,oo "tomates" versée par Mon deuxième employeur officiel : le Ministère de l'éducation, lui-même. Rien de moins. Si le ricule tuait !.....Il n'y aurait plus grandes âmes- humaines - qui vivraient sur notre planète !

Surtout lorsque l'on sait que le Club de hockey est une entreprise privée qui appartient à un millionnaire américain ! Et qui vaut 334 millions. Et il leur faut une subvention gourvernementale pour se faire de la publicité..aussi " pédagogique" quelle soit. Aberrant première. Dans un ,ilieu qui souffre déjà d'un sous-financement notoire. Aberrant seconde..

Semble-t-il que l'on y parlerait surtout des grandes réalisations du Club, «la plus grande équipe de hockey au monde», de la célébration de son 100e anniversaire, du Temple de la renommée, des bâtisseurs et du talent des joueurs. Jusqu'à preuve du contraire, car je n'ai pas vu le dit matériel, cela ressemble beaucoup plus à de la propagande qu'à de la pédagogie. Et à une forme de publicité indirecte, puisqu'e le la sollicitation directe est interdite par la loi.
Curieux quand même que ces fasicules soient très peu disponibles au secondaire.
Madame Courchesne, Ministre de l'éducation, a expliquée, la semaine dernière, qu'elle a encouragée cette initiative afin de contrer le décrochage chez les jeunes garçons.
une équipe de hockey qui se substitue à tous les psychos-éducateurs, qui faute de "subventions", ne sont plus engagés dans nos écoles ? Très très discutable. Non ?
Que les maisons d'éditions, et ses auteurs utilise des thèmes signifiants pour les élèves, c,est une excellente idée..mais pas plus...

dimanche 22 février 2009

Couples célèbres : Devinez-les ! 1

L'amour,toujours l'amour !

Chaque fois qu'un nouveau couple de forme, la terre entière sourit de joie, non ?

Moi j'aime les couples . Cela me console de ne pas l'être très souvent.

Je vous présente mes couples préférés. Pouvez-vous les identifier ?

P.s : Qui , parmis eux, n'est - ou n'était pas - un couple dans la vraie vie ?

a.

b.

Gras

c.


d.

e.



----------------------------------------------------------------

Réponsier : à ne regarder qu'après s'être creusé les méninges



a. Marilyn Monroe et son mari, le dramaturge Arthur Miller
b. Élisabeth Taylor et son mari - trois fois, je crois.. au moins deux - Sir Richard Burton
c. Céline ( Dion ) et René ( Angelil), son gérant et époux
d. Le président de la République Française et sa femme l'auteure-compositeure-interprète Clara Bruni
e. Fred Astaire et Ginger Rogers, comédien(ne)s et danseur(euse)s
Ps: la réponse est e.

David Fortin aperçu dans Lanaudière


Disparu d'Alma il y a 11 jours, le jeune David Fortin aurait été aperçu dans le secteur de Berthierville, non loin de Joliette. La Sûreté du Québec a été contactée par un habitant de la région qui a pris l'adolescent en auto-stop, dimanche dernier.

Le garçon de 14 ans, victime d'intimidation à l'école, a quitté sa maison le 10 février dernier. Tout indique qu'il est en fugue.
Les policiers affirment qu'il a été aperçu à maintes reprises au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Mauricie dans les jours qui ont suivi sa disparition. Le 15 février, il aurait été pris en auto-stop entre Saint-Thomas et Berthierville, dans Lanaudière. Les témoins affirment que l'adolescent a ensuite poursuivi son chemin, toujours en auto-stop.

La SQ demande à quiconque aurait vu David Fortin d'appeler le 1-800-659-4264.
La Presse Publié le 21 février 2009

samedi 21 février 2009

Jeunes et saints : Pier Giorgio Frassati1


Bienheureux Pier Giorgio FRASSATI
6 avril 1901- 1925
C'est en flânant sur la toile, encore une fois, que je fis la connaissance de cet homme. Superbe, au demeurant, c'est ce qui me frappa d'emblée, mais au fil de mes lectures, je le découvrai davantage, l'aimai et en fis un ami, un phare de plus dans ma cosncience.

La porte grince comme une âme en peine, et livre passage au chef de famille. Un détail insolite saute immédiatement aux yeux de son épouse : Tommaso tient en main un journal. Depuis quand a-t-il la prétention de lire des pages et des pages d’articles écrits en minuscules caractères, lui qui pourrait à peine déchiffrer les gros titres ? « Que se passe-t-il, Tommaso? » demande Giovanna envoyant son air atterré. En guise de réponse, son mari lui tend La Stampa. « Ça date d’aujourd’hui, tu vois : 5 juillet 1925 », articule péniblement l’ouvrier turinois.
L’exclamation consternée de leur mère attire alors les enfants, qui viennent se presser autour d’elle. Sur la première page, une grande photographie est encadrée de noir. Un beau jeune homme souriant pose sur eux un regard franc et vif. C’est Pier Giorgio, « la bonté incarnée », le précieux ami de la famille.
Au sortir de la guerre, alors que Tommaso et Giovanna se battaient contre la pauvreté, ce garçon plein d’entrain était arrivé chez eux, on ne sait comment, un panier de provision sous le bras. Giovanna est fière, elle n’aurait jamais accepté qu’une dame de bonne famille vienne lui « faire la charité ». Mais le sourire enchanteur de Pier Giorgio avait été désarmant de simplicité, sa joie de vivre contagieuse, et Giovanna avait très vite considéré comme l’un de ses fils ce garçon de dix-huit ans, qui avait presque l’air d’un gamin. Les visites de Pier Giorgio étaient l’occasion de grandes réjouissances. Quand les enfants l’entendaient gravir quatre à quatre leur escalier pourtant périlleux, ils se précipitaient vers la porte, ne lui laissant même pas le temps de reprendre son souffle. Ce garçon, dont ils ne savaient pas d’où il venait, mais dont ils soupçonnaient qu’il habitait les quartiers les plus riches de Turin, avait l’art de leur faire oublier qu’il n’était pas un voisin de palier.-
À ce qu’il paraît, Pier Giorgio était le fils de Frassati, le directeur de La Stampa, prononce Tomaso d’une voix enrouée.
- Mais comment ? Pourquoi? balbutie sa femme.
- J’ai pas réussi à lire, mais j’ai demandé au marchand de journaux. Il est mort hier d’une sale maladie, la polio quelque chose, en quelques jours.
Le lendemain, Giovanna et ses enfants se mêlent à la foule immense qui assiste à l’enterrement de Pier Giorgio Frassati. On leur désigne, à l’autre bout du parvis, un couple en grand deuil : ce sont les parents du jeune homme. Giovanna les regarde avec une profonde compassion. Avoir eu un fils qui semblait réunir toutes les qualités du monde, et le perdre si brutalement ! Comment pourrait-elle se douter que les Frassati, en vérité, ont dû attendre cette journée tragique pour connaître Pier Giorgio? En sortant de l’automobile qui les a amenés au pied de la cathédrale, ils ont été stupéfiés de découvrir un parvis noir de monde.
Pour eux, Turin était une petite ville qu’habitait un nombre restreint de familles « fréquentables ». Ils ignoraient qu’aux yeux de leur fils, Turin était aussi et surtout peuplée par une multitude de pauvres. Alors qu’ils s’attendaient à voir assister à l’enterrement quelques centaines de membres respectables de la bourgeoisie, les voilà devant une foule venue des quatre coins de la ville, et même –constate le père du défunt en fronçant le sourcil,- de ses bas quartiers. C’est donc au fil des condoléances qu’ils reçoivent et des témoignages émus qu’ils entendent qu’ils apprennent enfin qui était vraiment ce garçon mystérieux.
Pier Giorgio est né le 6 avril 1901 dans cette ville de Turin où l’on porte aujourd’hui son deuil. Son père n’est pas n’importe qui. Alfredo Frassati, fondateur du quotidien La Stampa, est l’une des grandes figures du libéralisme italien. En 1913, il devient le plus jeune sénateur du pays, et sa nomination comme ambassadeur à Berlin en 1920 rehausse encore son prestige politique. Un an après la naissance de Pier Giorgio, une petite sœur Luciana, vient compléter le foyer. Les deux enfants reçoivent une éducation rigoureuse, qui leur inculque le sens du devoir et de l’honnêteté. Mais la haute bourgeoisie dont ils sont issus ne met presque plus les pieds à l’église. Pier Giorgio, futur héritier d’un père illustre, destiné à un brillant avenir, aurait toutes les raisons du monde de rester indifférent à la Bonne Nouvelle de l’évangile. La façon précoce dont il s’éprend de Dieu n’est donc pas l’aspect le moins étonnant de son enfance.
Sa famille ne se rendra jamais compte de la profondeur de sa foi. Aux yeux de ses parents, il reste, jusqu’à sa mort, un fils discipliné et facile à vivre, qui fait leur fierté, car de toute évidence il a oublié d’être bête. Il est un peu distrait, sans doute, mais tellement charmeur! La seule chose qui agace Alfredo Frassati est de trouver son fils à genoux au pied de son lit. Cela arrive trop souvent à son goût, et ne laisse pas de l’inquiéter. Pier Giorgio serait-il une graine de bigot? Le caractère joyeux et l’entrain du garçon dissipent ses appréhensions.
Le parcours scolaire de Pier Giorgio n’a rien d’extraordinaire. Renvoyé de l’école publique pour ses mauvais résultats en latin, il entre à douze ans dans un institut tenu par des jésuites, où il rencontre le Père Lombardi, qui sera pour lui un directeur spirituel précieux. À treize ans, il commence à communier tous les jours, engagement sérieux que Pie X a vivement recommandé.Pier Giorgio ne se prend pas au sérieux. Ses parents le voient souvent à califourchon sur une branche d’arbre, d’où il déclame des vers de Dante d’une voix d’outre-tombe, quand il n’est pas à quatre pattes dans le jardin en train d’herboriser. Des innombrables passions de son fils, l’alpinisme est celle que son père encourage le plus vivement. Ce sport d’élite est digne d’un héritier Frassati. S’il se doutait que l’enthousiasme de ce dernier pour la plus haute montagne est directement lié à sa joie de se sentir plus près du ciel, sans doute son inquiétude au sujet de la piété excessive de son fils renaîtrait-elle…
En 1919, Pier Giorgio entame des études d’ingénieur. L’Italie, qui avait espéré être mieux récompensée de sa participation à la défaite de l’Allemagne, sort de la guerre avec le sentiment d’une « victoire mutilée ». Ce mécontentement entretient une grande effervescence dans le milieu étudiant. Pier Giorgio a le sentiment d’entrer sur un champ de bataille. Mais la discrétion qui le caractérise, et qui explique que ses parents ne connaissent pas vraiment leur fils, lui fait fuir les rôles de premier plan. Pier Giorgio n’est pas pour autant un garçon effacé. Il s’est constitué un groupe d’amis d’une solidité à toute épreuve, avec qui il fonde un cercle dont le but est de s’aider mutuellement à vivre en chrétiens. Sa générosité le fait vite remarquer à l’université. Certains n’hésitent pas à en abuser. Il est commode d’adresser des requêtes à un garçon si serviable dont le père est si haut placé.
Le jeune homme se nourrit quotidiennement de l’évangile et de l’Eucharistie. Quant à manquer une messe les jours de fête, il n’en n’est pas question, dût-il pour cela renoncer à une course en montagne. Cet amour de la prière lui permet de se lancer dans l’action. Pier Giorgio, tenant passionné de la démocratie, rêve d’une société équitable. Comme nombre de catholiques, il s’engage en1920 dans le Parti populaire italien, dont il devient militant, au moment de la montée spectaculaire du fascisme. Pier Giorgio ne trouve pas de mots assez durs pour fustiger le mouvement de Mussolini, dont le programme est aux antipodes des idées républicaines qu’il défend. Quand Pier Giorgio n’est ni chez ses parents, ni à l’église, ni dans un rassemblement politique ou religieux, on a toutes les chances de le trouver dans les logements misérables des bas quartiers de Turin. Membre des conférences Saint-Vincent-de-Paul, il prend sa tâche au sérieux. Entrer dans un taudis est, à ses yeux, s’approcher du Christ. On comprend donc aisément que ce garçon nanti ne fasse preuve d’aucune condescendance envers des « amis » que son père n’aimerait pas le voir fréquenter.
Les derniers mois de sa vie sont pourtant un chapelet d’épreuves. Ses parents s’acheminent vers le divorce. Luciana, qui tentait avec lui de préserver une unité familiale précaire, épouse un diplomate polonais en janvier 1925 et part à l’étranger. Pier Giorgio, quant à lui tombe amoureux fou d’une certaine Laura, mais sait que cette obscure orpheline n’aurait pas l’heur de plaire à son père, qui s’étoufferait à l’idée de voir son fils épouser quelqu’un d’autre qu’une riche héritière. Sa mère, par esprit de contradiction, prendrait peut-être le parti de son fils, et les derniers vestiges d’ententes conjugales voleraient en éclat. Aussi, le jeune homme préfère-t-il se taire, même devant sa bien-aimée. Ses parents ne se douteront jamais de ce sacrifice, dont seuls ses amis les plus proches sont au courant.
Au moment où ses espoirs politiques sont définitivement broyés par la poussée irrésistible du fascisme et les compromis qu’acceptent de nombreux membres du parti populaire avec ce mouvement honni, son père lui fait demander, n’osant pas le faire lui-même, d’entrer à La Stampa. Pier Giorgio baisse la tête et dit oui, renonçant ainsi à une carrière d’ingénieur envisagée avec joie.À la fin du mois de juin, il ressent les premiers symptômes d’un mal foudroyant. D’une main à moitié paralysée, il rédige un dernier billet pour s’excuser auprès des familles pauvres auxquelles il ne peut aller rendre visite, et s’éteint sereinement le 4 juillet.
La maisonnée préoccupée par l’agonie de la grand-mère de Pier Giorgio, n’a même pas le temps de se rendre compte que le jeune homme est en train de mourir. Ainsi s’achève une courte vie, que les témoignages entendus le jour de ses funérailles font apparaître au grand jour, comme une mosaïque dont les multiples facettes reflètent la gloire du Seigneur, et qui vaudra à Pier Giogio Frassati d’être béatifié par Jean-paul 11 le 20 mai 1990.

vendredi 20 février 2009

Polytechnique, le film : un mal nécéssaire ?

J'aurais tellement aimé aimer ce film. Mais je ne suis pas encore sûr que c'est réellement le cas. Je suis encore perplexe.

Il y a des évidences dans mes sentiments : c'est un bel objet cinématographique, de grande forme, bien fait, réfléchi, concocté avec respect, empathie, souci d'objectivité, interprété avec coeur et conviction. Mais le tout avec trop de peur et de réserve, peut-être ? À trop vouloir, comme on dit, épargner la chèvre et le chou, tout le temps, presqu'à chaque scène, le résultat en ressort édulcoré, voire virvoltant entre l'objectivité et la subjectivité.

À se demander même, si le manque - louable ? -de point de vue, n'a pas englouti le film, au fond ?

Car le sujet étant si hyper-cité dans l'actualité, depuis vingts ans, avait un pas en avance. on espérait y retrouver quelque chose de plus, non ? Le scénario, trop linéaire, relatant l'événement, seconde par seconde, ou presque nous laisse vraiment trop sur notre faim.

C'est efficace, c'est indéniable.mais nettement insuffisant.
À part les hauts-le-coeur, le stress, et une dosse inégale d'empathie, qu'est-ce que cet objet nous apporte-il ?
Une émotion..forte..une révolte..la même ressentie le jour -même de l'événement quant à moi.
Avec un supplément d'amour pour les femmes qui se battent toujours pour faire..justement..leur place au soleil.
Désolé, Denis, Karine !



mercredi 18 février 2009

Quand le silence est un complice




Une autre disparition de trop dont nous sommes tous un peu responsable ?

L’histoire du jeune David Fortin nous touche tous: les parents parmi nous peuvent très bien imaginer le désespoir de la famille du jeune adolescent qui a disparu depuis une semaine. Le cauchemar.
On compatit avec leur souffrance quotidienne: c’est la crainte de tous les parents de voir leur enfant rejeté, exclu, sans ami. Si on se fie aux nombreux témoignages entendus jusqu’ici, la vie du jeune David Fortin était un véritable enfer et tout le monde était au courant. Comment une situation peut-elle se détériorer à ce point?

Ce drame met aussi en lumière le terrible conformisme qui règne chez les jeunes: les parents des enfants qui sont le moindrement différents le savent, la différence n’est pas tolérée. L’enfant un peu original, excentrique ou encore, qui s’adapte moins bien au milieu scolaire sera rapidement l’objet de railleries, de la petite violence verbale ordinaire de ses “camarades” de classe….Chez les adolescents, les rumeurs et la médisance font souvent partie du quotidien, à l’école comme dans le cyberespace.

Bien sûr, les directions d’école et les enseignants ont un rôle à jouer. Bien sûr, les parents (autant ceux des victimes que ceux des tyrans) doivent collaborer. Et bien sûr, dans un monde idéal, les jeunes témoins d’intimidation devraient s’élever contre ce genre de comportement et la dénoncer sur le champ. Malheureusement, il y a beaucoup d’indifférence et beaucoup d’enfants qui veulent faire partie de la gang, à n’importe quel prix…Bref, du silence et beaucoup de souffrance.

Nathalie Collard - Le blogue de l'édito de La Presse

Quand l'entendement est largement, très largement dépassé


Irak : une femme arrêtée pour avoir recruté d'autres femmes kamikazes


Une femme soupçonnée d'avoir recruté plus de 80 autres femmes kamikazes a été arrêtée, a annoncé mardi l'armée irakienne.Une vidéo montrant cette femme, Samira Ahmed Jassim, connue sous son surnom de "Umm al-Mumineen", a été diffusée aux journalistes lors d'une conférence de presse à Bagdad.


Habillée dans une robe noire la recouvrant complètement, elle y décrit comment elle aurait persuadé les femmes de devenir kamikazes, avant de les conduire dans un camp d'entraînement et de venir les chercher pour les emmener vers leur cible.


Elle a affirmé agir aux côtés d'activistes basés dans la province de Diyala, au nord de Bagdad.
Le porte-parole de l'armée, le général Qassim al-Moussawi, a déclaré que la suspecte a recruté plus de 80 femmes volontaires pour mener des attaques et a admis avoir organisé 28 attentats à la bombe dans des lieux différents.


Au moins 36 femmes kamikazes ont tenté ou réussi 32 attaques-suicide en 2008, contre 8 femmes en 2007, selon les chiffres de l'armée américaine. Le 4 janvier dernier, une femme a fait exploser sa charge au milieu de pèlerins iraniens à Bagdad, tuant plus de 30 personnes.
L'utilisation de femmes kamikazes constitue une nouvelle stratégie dans la tactique des activistes, pour éviter d'être repérés aux points de contrôle tenus par des militaires américains et irakiens. AP


mardi 17 février 2009

Les gouvernements m'exaspèrent

Le premier-Ministre du Québec Jean Charest est catégorique; il n'a pas l'intention d'intervenir auprès des sociétés d'Etat ( Hydro-Québec, la société de l'assurance automobile, notamment ) afin de les convaincre de ne pas hausser leurs tarifs étant donné le contexte de crise économique actuelle et les pertes d'emplois qui en découlent.

"Parce qu'à nos yeux à nous, le système actuel fonctionne bien, raisonnablement. Il tient compte que les services sont livrés et qu'il y a des coûts rattachés à ces services-là", a affirmé M. Charest. Il a répété qu'il s'engageait seulement à geler les frais de garderie à 7 $.
Comme pour la caisse de dépot et déplacement, dans le passé. On les laisse faire, même s'ils commettent des erreurs !!!

Pauline Marois, chef de l'opposition est en colère et somme Charest de s'assurer du gel de ces aussi lontemps que la situation économique l'exigera afin d'asorber les effets de cette crise.
"Le gouvernement américain se mêle d'économie et des banques, je ne vois pas pourquoi le premier ministre du Québec se lave les mains des hausses de tarifs", a-t-elle affirmé, lundi.

Je serai laconique, car ce genre de nouvelle me fait sortir de mes gonds chaque fois.
Le plus simple, le plus logique, nos hommes d'état ne connaissent pas cela on dirait.
Faire du revenu sur le dos des pauvres...
Et privilégier les baisses d'impôts qui favorisent les plus riches.
Enfin..
Vraiment désespérant.
La compassion, c'est juste pour les organismes communautaires. Les petits.
Les grands eux, font des pieds des nez, des grimaces, et des bras d'honneur.
J'arrête parce que....

Des nuits entières à en parler



Dans la vie, le prix, la valeur des êtres est des plus relatifs. Des plus diversifiés aussi.
On en rencontre du monde dans une vie ! De tout nombre, de tout genre. Pour le meilleur, mais parfois, pour le pire. Pendant que plusieurs n'y font que passer, et sombrent plus ou moins dans l'oubli, d'autres y demeurent, que ce soit physiquement ou spirituellement.

Des êtres -phares, il n'en brillent que très peu dans une seule existence.
Ceux-là nous éclairent, nous enflammenrt, nous guident, nous gardent, nous sauvegardent.
Le plus phare d'entre-eux fit tout cela pour moi, et même davantage.
Cet être-phare est né un 17 février 1964.
Ce jour, à mon insu, alors que je n'avais que deux ans et demi, allait être capital pour mon avenir.
Je serai éternellement reconnaissant envers les auteurs de cet astre.

Il y a toujours une part d'idéalisation dans le procédé de l'amour.
Surtout en l'absence des êtres. Mais même en sa présence, je savais être en compagnie d'une exception. Car on aurait dit qu'elle n'avait existée que pour pour être un faisceau pour les autres.
Une lumière sans fin pour que les corridors de la vie soient moins sombres.
Elle m'a éclairé sur moi-même, car savait reconnaître mes parts de lumière, simplement.
Alors que bien souvent, ce ne sont que nos part d'ombre qui sont misent en exergue.
Mais quand un autre être nous aime plus que tout autre.
Plus que ce que nous demandons, ou que nous pensons avoir besoin.
Alors c'est le choc..la déstabilisation entière.

Être aimé plus que ce que nous pensions mériter.
Être "désiré" plus que ce que nous pensions valoir.
Être aimé au-delà de nos possibilités cause bien souvent de biens rebelles remous.
Ceci est une injustice. Car nous ne pensons pas être véritablement à la hauteur de ce véritable interessement.
Nous prenons l'autre pour un menteur.
Que l'amour aveugle et qui n'est pas objectif puisqu'il aime.

----------------------------------------------------------

Se projeter en des personnages fictifs est bien consolant, bien souvent.
C'est rassurant. On se sent pas seuls, tels que nous sommes.
Et personne pour nous demander des justifications.
C'est ce qui nous est arrivé Linda et moi, l'astre en question.
Avec l'oeuvre d'Arlette Cousture : Les filles de Caleb.La télésérie.
À travers les personnages D'Émilie et D'Ovila, nous nous sommes reconnus dans nos
extrémités.
Affectives.
Existentielles.


Cet amour trouble, passionné, en ses aspects malsains parce que possesifs et égoïstes. C'était le nôtre. Ces personnages hyper-sensibles, presqu'écorchés vifs, intègres et exigeant envers l'amour et l'aimé : C'était nous deux.

Toute la série nous passionnait. Ses intrigues, ses revirements de situation, etc.. Nous l'écoutions en silence et en pleurant. Et le soir, la nuit, nous en parlions sans nous en lasser. Sous l'adrélanine, incapable de trouver le sommeil. Évoquant une scène pour se la rappeller, pour l'analyser, pour la nous la rejouer.

Des nuits entières, vous dis-je à se raconter l'un l'autre, à s'approfondir l'un l'autre. vis la vie des autres. Ainsi, nous nous révélions, d'âme à âme..avec amour, passion. Comme deux psychologues intuitifs et émus. Bonne fête Linda, où que tu sois.

Tu es là, partout..mais tu me manques encore.

Car cette complicité, cette fusion, malgré ses revers, m'acomplissait. Je n'ai jamais pu depuis, retrouver son semblable.

lundi 16 février 2009

Un adolescent devient papa à l'âge 13 ans !!! 1


Un adolescent de 13 ans et sa petite amie âgée de 15 ans viennent d'avoir de semaine une petite fille. Alfie Patten mesure à peine 1,20 m et on lui donne facilement en photo l'âge de 10 ans. Il en avait 12 lorsqu'il a conçu son enfant avec Chantelle Steadman, une adolescente un peu plus âgée que le très jeune papa. La maman adolescente a donné naissance à une petite Maisie Roxanne et l'accouchement s'est déroulé normalement.
Ces informations, ainsi que la vidéo qui les accompagne, ont été glanées dans les pages du tabloïd The Sun, lequel précise que la police, qui aurait pu lancer des poursuites pour relations sexuelles entre mineurs de moins de 16 ans, a annoncé y avoir renoncé dans l'intérêt du jeune couple et de leur petite fille.




Le Royaume-Uni enregistre l'un des taux de grossesse chez les adolescentes parmi les plus élevés d'Europe, malgré de nombreuses campagnes d'éducation sexuelle dans les établissements scolaires. Le plus jeune père répertorié dans ce pays avait 12 ans au moment de l'accouchement de sa petite copine. Adolescence, grossesse et sexualité, un problème de société à prendre à bras le corps de société alors que certains le jugent comme un acte socialement déviant.


Je suis encore trop " bouche bée" pour en dire quoi que soit. à la revoyure sur ce sujet, alors..





http://transmedia.blog.

Quand le jeu tourne au mensonge


Il y a des publicités qui frappent, notamment celles qui "vendent" des atttitudes plutôt que des produits. ou qui dénoncent certains travers de notre société, des travers qui aboutisent parfois à des tragédies humaines qui pourraient être évitées, si ses acteurs, avaient plus de "jugeotte" comme on dit. Pensons simplement à la rage ou l'alcool au volant, la violence conjugale, etc..

Cette conscience sociale et morale, qui prend posssesion de nos écrans de télé a-t-elle vraiment autant d'impact qu'il le serait souhaitable ? Je ne saurais le dire. Mais elle est essentielle, à mes yeux.

Tant qu'elle persisteront, Il faudra lever nos boucliers pour ne jamais se taire sur ces "erreurs de conscience".

La prévention est un remède fondamental et élémentaire de la solidarité.


La dernière campagne pour prévenir le jeu pathologique du Ministère de la Santé et des services sociaux du Québec est sur les ondes médiatiques depuis près d'une semaine et en voici le scénario - si vous ne l'avez pas vue encore - : de la première "annonce" des trois.

Nous voyons de petites patineuses artistiques qui participeront sous peu à un championnat de patinage artistique.
Un homme parle au cellulaire. À côté de lui, sa fille de 8 ans l’attend en tutu et en patins.
Père (au téléphone) : Oui... oui... ha… ok…. Juste un instant.
Le père se penche et parle à sa fille. Il met sa main sur le micro du téléphone. Nous découvrons à ce moment qu’il ne s’agit pas d’un téléphone mais d’une carte à jouer.
Père (à sa fille) : Désolé ma chouette. Je ne peux pas rester, j’ai un client au téléphone qui veut voir papa. Je dois y aller.
Père (au téléphone) : Oui, ok... j’arrive.


Source : http://dependances.gouv.qc.ca/index.php?messages-televises-mensonges

http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2009/02/02/article-29855.aspx :
Pour voir les trois publicités en intégralité.

Baisers animaliers



dimanche 15 février 2009

Un peu de sobriété, SVP,MERCI !



La Presse CanadienneQuébec
Devant le risque d'affrontements violents entre souverainistes et fédéralistes, les autorités fédérales auraient abandonné l'idée d'une reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham, l'été prochain, à Québec.
Toute simulation de bataille aurait été écartée, en raison de menaces et propos extrémistes entendus récemment. Le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, doit expliquer mardi prochain de quelle façon sera souligné le 250e anniversaire de l'affrontement Montcalm-Wolfe. Il y aura des commémorations, mais elles ne seraient aucunement festives.


La Presse Canadienne
Québec

Quelle autre perte de temps politique et médiatique,ainsi qu'économique que cette histoire ! C'est quoi cette manie maladive de vouloir tout commémorer ? On a peur de devenir amnésique ou quoi ? Ou utilise-t-on simplement les événements du passé pour se donner bonne conscience ou pour se gargariser ?



Ma mère disait souvent que toute vérité n'est pas bonne à dire,



pour la paraphraser, j'ajouterais : N'est-il pas un peu malsain de célébrer la guerre, la violence, le despotisme ?

Car il s'agissait ici, non seulement de se rappeller, mais surtout de reconstituer dans ses ses moindres détails une tuerie. Historique, oui, mais une tuerie, néanmoins.

Et Ce jour là, le fait français en Amérique bien failli s'en aller "chez le bonhomme" à tout jamais.

Ce projet était une erreur, dès le début, une erreur de jugement, une erreur éthique, une erreur stratégique et politique.

Une sorte de mépris aussi pour les Canadiens-Français.

À tout le moins indélicat.


Je veux bien admettre que cette bataille fait partie de notre "patrimoine ", qu'il a été capital dans notre histoire "nationale",

qu'il burine, d'une certaine manière notre double allégeance, etc..etc..

Mais c'est d'une absurdité.

Surtout à Québec, une terre francophone dans notre pays.

Quand on sait également combien à l'époque de la conquète, qui a suivie la victoire des "Anglais" sur les "Français", ses habitants ont été baffoués juridiquement,linguistiquement, culturellemement.

Un bien bien triste anniversaire pour tous les descendants de ces victimes à qui ont demande du pain et des jeux, finalement...

Car ce sont eux, et quelques touristes, qui assisteraient, comme à une deuxième humiliation à toute cette mascarade.


En agissant ainsi, l'état, se sert de nous tous pour "glorifier" la guerre en quelque sorte, et la domination. Quelle bourde.


Se pourrait-il que l'état se prenne toujours pour un conquérant, qu'il a envie de rejouer à la guerre colonialiste ?


Ceci est mon humeur, qui refoule son sens de la nuance.

Pour crier : Un peu de sobriété, tout de même !

samedi 14 février 2009

Des amours impossibles

"Roméo et Juliette, Abélard et Héloïse, Tristan et Iseult...
Les amants "maudits" sont célèbres dans l'histoire, la littérature ou le cinéma.
Aujourd'hui encore, il existe des règles implicites nous dictant qui, quand et comment nous pouvons aimer. Quelles sont-elles et comment ... y déroger ?
Différence de religion, de niveau social, d'âge...

La société n'est pas toujours tendre avec les amours "hors norme".
Un "regard" qui n'est pas sans conséquences sur le quotidien des intéressés...

Des amours politiquement incorrectes...
Noir et blanc, musulman et juif, vieux et jeune, riche et pauvre, marié et célibataire, enseignant et étudiant, prêtre et paroissien...
La liste des "mauvaises" combinaisons est encore bien longue.

Certains amours se définissent comme "impossibles" car ils naissent au mauvais moment, au mauvais endroit, avec la mauvaise personne. Le regard de l'entourage s'attarde alors sur ces couples jusqu'à en devenir pesant, avec un message implicite : "ils n'ont rien à faire ensemble". Ces amours résonnent comme un défi aux modèles établis et représentent parfois une véritable transgression. "Si une femme d'un certain âge s'éprend d'un homme ou d'une femme beaucoup plus jeune, nous substituons le terme "instinct maternel" à celui d'amour", écrit Jan Bauer, psychanalyste .

(... ) Qui décide des limites ?
Notre milieu... et nous-même : il y a interaction permanente entre la structure du couple et la structure sociale. Quand le choix du partenaire transgresse un tabou, la pression devient importante. Elle est d'autant plus redoutable face aux différences de religion, de culture ou d'âge. Car ce type de relation menace un double équilibre : celui du groupe et celui de l'individu, qui va remettre en question les fondements de ses croyances, de ses valeurs, de ses priorités.

"Un amour impossible mène rarement à une tranquille intimité dans la vie quotidienne. Il donne l'impression d'être suspendu quelque part entre le ciel et l'enfer", définit Jan Bauer. Car en ébranlant la structure sociale et personnelle, l'amour "hors norme" engendre peur et confusion.
Amour impossible à vivre mais aussi impossible à oublier : il marque souvent bien au-delà du temps passé à le vivre. Car si la transgression des tabous provoque le rejet et pousse l'individu dans une nouvelle direction, plus personnelle, elle accentue aussi l'intensité de la passion. Vivre un amour désavoué par la société se révèle souvent plus enivrant...

Au rayon romanesque des amours impossibles, il n'y a pas trente-six solutions, il y en a mille", écrit la romancière Camille Laurens dans L'avenir.
Selon Pascale Lery, psychologue clinicienne, l'essentiel est de se poser les bonnes questions, suffisamment tôt dans la relation.Dans quels cas est-il le plus difficile de faire accepter son conjoint ?
Camille Laurens : Certains couples de religions différentes peuvent très bien fonctionner, mais pour d'autres, il s'agit d'une véritable transgression, d'une remise en question de la loi du père, qui rime alors avec la loi de Dieu. Chez les musulmans, cela revient souvent à faire le deuil de sa famille, de sa culture. Plus encore qu'une rupture avec les parents, c'est une rupture avec la religion, l'identité. Le choix est culpabilisant, car il se répercute sur la famille, mise au ban de la société.

Quel est le danger ?
C.L. : Tant que le couple vit la phase d'amour passion, la relation fonctionne bien. C'est quand elle devient plus mature que les vraies questions se posent. On a intérêt à se les poser avant, car les conséquences peuvent être dramatiques. (... ) Mais est-on apte à se poser les bonnes questions quand on est en pleine passion ?
C'est vrai qu'il faut être très mûr pour se poser les questions rapidement : dans les débuts d'une histoire, on imagine qu'on surmontera tous les problèmes. Il faut déjà se demander pourquoi on a choisi cette personne. Cela peut être en rébellion par rapport à sa famille, au mode de vie. Il convient d'identifier les enjeux.

Que faire quand l'entourage renvoie une image négative ?

A 19 ans, Corinne a un coup de foudre pour un Algérien de 29 ans, musulman pratiquant. "Il avait toutes les qualités que je recherchais chez un homme. Mais comment le présenter à mon père, qui m'abreuve depuis toujours de propos racistes ?". L'atmosphère, chargée d'insultes et de menaces, devient vite invivable. Certains de ses amis la mettent en garde : les musulmans frappent et séquestrent leurs épouses !
Après six mois, elle demande à son ami d'emménager chez lui. "Il a accepté, le temps que cela s'arrange avec ma famille. Et m'a expliqué que, pour la sienne et lui-même, il n'était pas question de fonder un foyer avec une française. J'étais abattue". Mais elle s'accroche. Ils vivent ensemble quelques années chaotiques, ponctuées d'altercations avec leurs familles, avant de décider d'avoir un enfant. "Quand il est né, les esprits se sont calmés, même si nos parents restaient méfiants vis-à-vis des coutumes dans lesquelles nous allions l'élever". Depuis, elle a eu deux autres fils. "Cela n'a pas été simple, les différences ont engendré de nombreuses disputes, mais aussi une grande richesse dans notre couple".

P.s : Quant à moi, ma vie sentimentale fût essentiellement peuplée d'AMOURS IMPOSSIBLES.

PAS TRÈS JOJO.