dimanche 29 juin 2008

Plus que huit dodos !



MON ONCLE ANTOINE de Claude Jutra sort chez Criterion 8 juillet prochain. Je connaissais la nouvelle depuis quelques semaines, mais lorsque j'ai vu la jaquette dans internet, la hâte et la fierté s'est emparé de ma petite tête cinéphilique. Mon oncle... chez criterion, ce n'est pas rien. Ce label n'édite que des oeuvres de grande qualité. Et c'est LA référence dans le domaine de la restauration de classiques du 7e art sur DVD. Il s'agit de leur premier film Canadien, tout court.

Ici, ce chef d'oeuvre de motre cinéma, et mon film préféré parmi tous, est restauré numériquement. Et c'est Notre Michel Breault, le directeur-photo du film qui l'a supervisée.

Je reviendrai sur ce film et sur ce double dvd, très prochainement.

En attendant, il ne me reste plus que huit dodos avant sa sortie.

Vais-je survivre jusque là ?

Coralie et Atalante : les noces de coton !!

Le couple de l'année

29 juin 2007-29 juin 2008

Coralie et Atalante

samedi 28 juin 2008

Je n'ai rien à rajouter.


« Deux homosexuels, non deux garçons, qu’on voit partir ensemble pour aller coucher dans le même lit, on les tolère, mais si le lendemain matin, ils se réveillent avec le sourire aux lèvres, ils se tiennent par la main et s’embrassent tendrement, là on ne leur pardonne pas. Ce n’est pas le départ pour le plaisir qui est insupportable, c’est le réveil heureux. »

-Michel Foucault


Je n'ai rien à ajouter sauf que c'est sans doute la plus belle formule que j'aie entendu sur les gais ... et les homophobes. À méditer avec sérieux et compassion... Je connais peu Michel Foucault, je crois bien que je vais m'y mettre très prochainement. Je vais également rechercher la source exacte de ce "dire ".

Merci à Michel Bellin qui m'a fait découvrir cette citation, sur sa blogosphère.



Ah! Si le capitaine Haddock avait été québécois !

Si jamais quelqu'un utilise un de ces mots pour vous qualifier, sachez que ce n'est pas un compliment et que vous devriez fuir comme la peste. Cette personne. de toute évidence, ne vous veut pas de bien. Du tout, du tout, du tout, du tout.


Niaiseux, niaiseuse, cave, épais, épaisse, tarla, innocent, sans-dessein, sans-génie, bozo, clown, colon, légume, mal-amanché, mal-engueulé, croûte, cacaille, zouave, tata, toton, totoche, têteux, têteuse, cruchon, cruche, guidoune, licheux, senteux, morveux, maniéreux, mouk-mouk, ti-coune, agrais, grand flanc mou, grand slaque, effronté, polisson, cochon, zouf, courailleux, pissou, taupin, face de boeuf, air bête, quétaine, guerlot, grébiche, v'limeux, seineux, pisseux, bretteux, colleux, ostineux, râleux, renifleux, écornifleux, chiâleux, tapon, baveux, barbeux, pouilleux, langue sale, mon écoeurant, ti-cul, gino, crotté, chien à culottes, pas-bon, poche, lètte, pioche, gratteux, poire, moron, vendu, pourri, tout-nu, mangeux d'marde, grosse torche, cornichon, braillard, r'chigneux, creton, fatiquant, achalant, gossant, gniochon, cucu, quétaine, casseux de party, petite vinyenne, poisseux, fendant, frappable, aguissable, patate, tête de cochon, tête de melon, tête de pioche, magané, marabout, mal-amanché, baquais, bavasseux, bavasseuse, beigne, pâte molle, péteux de broue, grosse plorine, poche-molle, tête-folle... Mettre "maudit" devant ces insultes en augmente l'effet.

Si vous en connaissez d'autres, ne vous gênez pas.



Tiré de http://www.republiquelibre.org/cousture/EXPRES.HTM

Divins chats-mots 1




















Un mathématicien est un aveugle qui, dans une pièce sombre, cherche un chat noir qui n'y est pas.


- Charles Darwin


Que dit-on d'un chat qui se retrouve les "quatres fers en l'air" ? Qu'il a chaviré

















Les chats sont des êtres faits pour emmagasiner des caresses.

-Stéphane Mallarmé


































les chats nous permettent de les aimer, ce dont nous devrions leur être dûment reconaissants.
- Anne-taympr Browne

Le chat pourrait très bien être le meilleur ami de l'homme, mais il ne daignerait jamais le reconnaître.
-Doug Larson

















Gabrielle Lavoie 2000-2004

vendredi 27 juin 2008

Belle petite bouille d'amour, va !

Les chats sont des modèles de curioisité. Un matin, il a suffit que je change mon arrosoire orange - il va sans dire puisque c'est ma couleur préférée - de place pour que Monsieur V. surgisse, de nulle part, qu'il saute sur la chaise verte - la couleur ici n'a pas d'importance - et qu'il sente l'objet qui n'avait jamais été posé à cet endroit.

C'est alors qu'un grand autre monsieur est arrivé avec une caméra et qu'il a fait clicclic.


















- Bon,bon, qu'est-ce que tu fais là, tu m'espionnes ?



















- Pourquoi ne me laisses-tu pas fouiner en paix ?

Moi qui voulait être au frais, tranquille !

Quoiqu'il en soit. Les chats possède une photogénie naturelle et irrésitible.
Belle petite bouille d'amour, va !

J'erre


j'erre





je ne vous suis plus

je ne vous suis plus dévoué
je ne vous suis plus fidèle
j'erre à ma guise enfin
hors des sentiers bénis

j'erre aux confins de ma vie

j'aime aussi
comme je n'ai jamais aimé
la ligne courbe du destin
le silence des puits

j'erre
malgré tout ce que je dis
entre le début et la fin
entre vos mains tendues
et vos yeux qui se ferment

sous le poids de minuit

j'erre parmi mes oiseaux favoris
les herbes fines qui se lèvent
au jour dit

j'erre parmi les pauvres ormes
et les pins dégarnis
sans voir le sapin qui jaunit

j'erre parmi mes amis les meilleurs
que pourtant je tiens pour vigies

mais j'erre

J'erre toujours entre vos dires

j'erre pour ne pas mourir


1974

jeudi 26 juin 2008

Monsieur Ibrahim et ses boutons de fleurs

Monsieur Ibrahim est heureux chez nous. Aujourd'hui je lui ai découvert au moins cinq fleurs en boutons. La vie pousse. Sa vie surgit de partout. J'ai embrassé chacun de ses boutons. Merci Monsieur Ibrahim pour toute cette vie..dans ma vie.


À suivre....































mercredi 25 juin 2008

Le vieil arbre et l'enfant













Photo tirée de http://www.annefrank.org/

"Comment aurai-je pu savoir, quelle signification il (y) avait pour Anne de voir un bout de ciel bleu, d’observer le vol des muettes, et combien elle aimait le marronnier, étant donné qu’elle ne s’intéressait pas trop à la nature. Mais elle en aurait eu besoin quand elle se sentait enfermée. Déjà la pensée lui donnait du courage, mais elle n’a jamais parlé de ces sentiments. "

-Otto Frank














Pendant sa clandestinité, de 1942 à 1944. Dans une maison d'Amsterdam. Depuis la lucarne du grenier, Anne regardait souvent ce marronnier qui poussait juste derrière l'annexe. Elle en parle d'ailleurs dans son journal. Elle y évoquait, le 23 février 1944, un moment partagé avec Peter, un autre adolescent juif abrité avec elle :

«Nous avons regardé tous les deux le bleu magnifique du ciel, le marronnier dénudé aux branches duquel scintillaient de petites gouttes qui semblaient d’argent, les mouettes et d’autres oiseaux qui glissaient dans le vent, et tout cela nous émouvait et nous saisissait tous deux à tel point que nous ne pouvions plus parler. Tant que cela existera, aussi longtemps que je vivrai pour les voir, ce soleil, le ciel sans nuages, je ne serai pas malheureuse.»

Cet arbre a été le seul lien d’Anne Frank avec le monde extérieur, durant ces deux années. Et pour Anne, l’arbre rythme le passage des saisons. «Notre marronnier est totalement en fleurs.
Il est couvert de feuilles et encore plus beau que l’an dernier.» le 13 mai 1944.

Aujourd'hui âgé de plus de 150 ans, l’arbre est maintenant malade et il menace de s 'effondrer. Cette maladie est causée par un insecte parasite et par des moisissures qui mettent l’arbre en péril. La moisissure est particulièrement agressive : l’arbre perd toutes ses feuilles dès le mois de juillet, ce qui est visible sur la photo.



Pour le symbole d'espoir qu'il est, qu'il représente, la nouvelle est triste même si l'illustre végétal a un âge honorable. Et vénérable.

Le véritable choc fut d'apprendre que la municipalité, pour des raisons pratiques et cartésiennes, décidait d'abattre l'arbre. Inondée de courriels de protestation du monde entier, Toutes les instances se sont moblisées et un accord fut décrété. L’accord prévoit d’ici le 31 mai 2008 la construction d’une structure métallique soutenant l’arbre, l’élagage du faîte de l’arbre ainsi que son ancrage. Le marronnier pourra ainsi être conservé pendant au moins cinq à dix ans.



















Cette construction flexible maintient le tronc en place au cas où il se briserait ou se renverserait. Elle ne touche cependant pas l’arbre, de façon à ne pas entraver sa croissance. La construction est nécessaire pour garantir la sécurité des jardins intérieurs. Plusieurs greffons ont été prélevés sur l’arbre, qui devraient permettre à terme de replanter un marronnier génétiquement identique à celui qu’observait Anne Frank, lorsque aucun sursis ne sera plus possible pour celui que vient d’être sauvé.













«Cet arbre a une grande importance symbolique. (...) il peut très bien vivre encore quinze ou vingt ans», tonne Sylvio Mutal, le véritable chef d’orchestre de la protestation. Propriétaire du 261 Prinsengracht, une maison voisine du musée Anne-Frank, cet ancien fonctionnaire de l’Unesco, juif néerlandais, lutte farouchement pour la conservation du marronnier. «Toute ma vie, dit-il, je me suis battu pour la sauvegarde du patrimoine mondial de l’humanité, de Samarcande à La Havane. Je n’allais pas laisser commettre une énorme faute sous mes fenêtres, alors que l’arbre d’Anne Frank a été classé monument historique !» http://www.annefranktree.com/


Parrainé par l'actrice brittanique Emma Thompson, le site internet http://www.annefranktree.com/
est un vibrant hommage à Anne Frank et à sa survivance. À toute l'humanité aussi. Je vous le conseille au plus haut point. Vous pouvez même y laisser une trace de votre sympathie.

«A Amsterdam, les arbres sont sacrés, explique David Barnouw, de l’Institut néerlandais de documentation sur la guerre .Chaque fois qu’il faut en abattre un, c’est un tollé. "

Objet de réflexion et d'émotion. L'émotion, justement, je l'ai dans la gorge et dans le coeur. Fin.

P.S. En novembre dernier un résident d'Amsterdam a mis en vente sur ebay une châtaigne de l'arbre d'Anne Frank !!!!

mardi 24 juin 2008

Dans le bon vieux temps ça se passait d'même : Us et coutumes de la St-Jean Baptiste

























BONNE ST-JEAN BAPTISTE À À TOUS LES FRANCOPHONES DU CANADA ET D'AILLEURS !

Sortez vos classiques de la chanson québécoise, vos beaux grands sourires, vos chemises carottées, vos ragoûts de boulettes, vos rigodons, vos centures flèchées vos violons et surtout votre fierté nationale! Et restez sobres. Quand on est heureux, on s'amuse naturellement, n'est-ce pas ?

Dans les circonstance, je vous livre aujourd'hui, des petites anecdotes concernant cette fête. D'hier à aujourd'hui.

SAVIEZ-VOUS QUE ?

Au début, Saint-Joseph avait été désigné protecteur du nouveau pays (un peu comme le Saint-Patrick des Irlandais). Mais cette fête est en mars et le climat québécois se prête moins bien à la fête que celui de la fin du mois de juin. La Saint-Jean est donc devenue plus populaire pour des raisons bien pratiques.

Chaque ville ou village du Québec, ou presque, avait son défilé et un enfant du coin, de surcroit blond et frisotté, était choisi pour incarner, St-jean-Baptiste enfant. Communément appellé : le petit St-jean Baptiste.
























Le 24 juin, En Ariège ( France ) les jeunes filles venaient demander à St Jean Baptiste de leur faire trouver un mari dans l’année.

Le feu de la St jean est une tradition typiquement catalane. Et que la flamme est nommée la flamme du Canigou, symbole de la St Jean en Catalogne, est avant tout un message de fraternité et d'amour.

Les feux de la saint Jean, repris par les chrétiens, auraient été copiés sur les rites celtes et germaniques de benédiction des moissons.


















Qu'invariablement, les traditionnels feux de la St-jean étaient faits avec du bois de cèdre ?

Toujours en catalogne, cette fête est aussi accompagnée du bouquet de la St Jean, un bouquet composé de quatre herbes cueillies le matin-même du 23: une feuille de noyer, une autre de millepertuis, une troisième d'immortelles et de l'orpins. Ces bouquets sont parfois encore accrochés aux portes pour attirer la chance et le bonheur dans les demeures.

Au début du XIXe siècle, à Saint-Jean Deschaillon et à Trois-Rivières, le premier bain de l'année dans le fleuve se prenait le soir du 23 juin. À partir de la Saint-Jean, aujourd'hui jour de la Fête nationale, on considérait que l'été était arrivé et qu'il faisait suffisamment chaud pour s'y baigner à l'aise. Cette coutume n'était pas seulement une reliée à la température. À ses origines, , elle avait un sens plus baptismale, relié à la naissance, à la renaissance.

Depuis quelques années, chaque 24 juin, le pavillon principal de l'Université McGill (université anglophone de Montréal) arbore le drapeau fleurdelysé en lieu et place du drapeau blanc et rouge de McGill. Intéressant.







C'est Ludger Duvernay, patriote et fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui a le premier, en 1834, fait de la Saint-Jean une fête patriotique. Duvernay souhaitait réunir les Canadiens de l'époque dans un même sentiment national afin de réformer la politique canadienne de l'époque. Il choisit donc le jour de la Saint-Jean-Baptiste pour tenir ce "banquet politique" . Il y convia une soixantaine de personnes francophones et anglophones . Ce n'était qu'un début.




Une légende voudrait que le grand nombre de Canadiens d'origine française portant ce prénom ait encouragé fortement le journaliste et patriote Ludger Duvernay pour désigner la société nationale des Canadiens-Français qu'il fonda en 1834.























Danse au solstice d'été par Anders Zorn

Sources :
http://fr.wikipedia.org/
http://www.claudenadeau.net/
http://www.republiquelibre.org/
http://www.thecanadianencyclopedia.com/

Un message de Jean-Baptiste au peuple québécois

En ce temps-là, parut Jean-Baptiste dans la Belle Province. Il se mit à prêcher en disant:
"Lâchez tout, car l'heure de fêter s'en vient!"
Jean est celui dont les agences de publicité ont parlé: "C'est la voix d'un homme qui nous fait vendre de la bière-préparez tous vos verres, on va boire tant qu'il y en aura..."
Le vêtement de Jean était un T-shirt orné d'une fleur de lys, un "blue jean" et des bottes de "jobber" aux pieds. Il se nourrissait de poutine et de bières de toutes marques.
Le soir du 23, les habitants de toute la province venaient à lui autour d'un grand feu de camp, et Jean les encourageait en disant:
"Bande de joyeux vivants! Qui vous a appris que le jugement de Dieu était proche? Continuez à fêter et à vous enivrer sans penser à ce qui va vous arriver. Car je vous déclare que Dieu ne voit rien et ne s'intéresse pas à rien de ce qui concerne le genre humain..."
-Hé! Attendez une minute... J'ai peut-être été nommé patron du peuple québécois, mais les choses ne se sont pas tout à fait passé comme ça pour moi! Une chance que je ne sois plus là d'ailleurs, car avec toute cette beuverie qui se tient en mon honneur, je vous en ferais voir moi, des feux d'artifices.
- Ah, vous ne savez pas de quoi j'parle, ben essayez seulement d'imaginer une fête en l'honneur du Canada ayant lieu en l'an 2075 qui s'appellerait la "St-René" ou le "Lévesque Day". Fait pas de doute que votre p'tit René crierait au scandale s'il verrait ainsi son nom associé à des choses opposées à l'idéal de sa vie.
Et moi qui n'ai jamais pris une goutte de vin ou de boisson alcoolique, chu censé être le patron de vos p'tits partys.


Ce petit bijou de texte est l'oeuvre de l'équipe de rédaction de http://www.samizdat.qc.ca/
Un gros merci et bravo pour la pertinence du texte, et son originalité, également.

lundi 23 juin 2008

La voix aux anges

La musique, chacun le sait, n'exprime qu'elle-même, au-delà de la raison, de la psychologie, de l'image. Elle est une construction de la pensée, sans lien avec la nature, et n'a pour but que d'exprimer ce qui serait incommunicable par une autre forme d'expression. Elle est, comme tous les arts, signification sensible d'une énergie qui transcende le langage pour atteindre le logos. Elle s'adresse donc à la sensibilité sans passer nécessairement par la voie de l'intelligence rationnelle.

Pierick Houdy



la musique être déraisonnable être fugace libre et fier être
l'au-delà de tout créé
























Demain, entre 10 et 11 heures, je serai dans le jubé d'une cathédrale. De la cathédrale Ste-Antoine de Longueuil. Dite co-cathédrale ( avec celle de St-jean ) des diocèses de Longueuil et de St-jean.

Et je chanterai. Mais je ne chanterai pas seul, mais en en coeur ( lire en choeur ) avec d'autres voix. Avec le choeur liturgique de la dite co-cathédrale .Ce sera la fête nationale des québécois en terre d'Amérique et d'ailleurs. La traditionnelle St-Jean-Baptiste comme on dit, ici.

Je chanterai dans le cadre de la messe reliée à cette fête.Et ce n'est pas tout. Car je dédierai mes poumons et mes cordes vocales à une oeuvre de circonstance : La messe québécoise de Pierick Houdy. Je rêvais de la chanter depuis longtemps. Et sans crier gare, sans même le planifier, c'est arrivé. Tout simplement. Comme ce qui nous arrive de plus beau dans la vie.

Comme de bien entendu, je vous en reconverse.

Monsieur Ibrahim et ses fleurs jaunes d'hibiscus


















Depuis hier après-midi notre famille abrite un nouveau pensionnaire en son sein. Il a fait son nid sur le balcon de notre humble demeure, si on peut dire. Nous l'avons appellé Monsieur Ibrahim et c'est un hibiscus à fleurs jaunes. Le marchand floral qui me l'a vendu m'a dit que c'était une variété peu commune. Je le croirais car il m'en a fait mention, qu'une fois la vente terminée. L'hibiscus le plus connu étant à fleurs rouges.
J'avoue me l'avoir procuré impulsivement. D'une certaine façon.
Car n'ayant plus mes traditionnelles et nombreuses boîtes à fleurs, qui trônaient fièrement, en saison estivale, depuis 2004, je crois. - C'est mon ancien amoureux qui avait initié la chose. -et ne disposant que deux grands pots à fleurs variées, je me sentais en manque.

Je pensai en premier à un petit rosier, comme dans les années passées, mais les pauvres n'avaient pas nécéssairement eu la vie facile sur mon balcon, je crois qu'ils étaient malheureux coincés dans un pot.
Pour ce qui est des autres fleurs en boîte, mon porte-feuille et l'intolérance d'une voisine ont pesés sur la balance de prendre congé.
Je suis tenté par un tomatier depuis trois semaines. Vais-je succomber ? À suivre....
Voici la compagnie du dernier pensionnaire.










































Virgile a été le premier à souhaiter la bienvenue à Monsieur Ibrahim. Merci Vi.

dimanche 22 juin 2008

Thérèse et Pierrette sur les planches du TNM



















En 2004, j'avais manqué le rendez-vous de Sainte Carmen de la Main ( que j'affectionne et qui était présenté par la même troupe des abonnés du TNM) mais cette année, alors que Thérèse et Pierrette foulaient les planches du TNM, je n'allais pas manquer cela. Un fou !

D'autant plus que le roman de Michel Tremblay qui est adapté ici, est un livre qui m'avait profondément impressionné lors de sa lecture à l'été 1992.

Je n'ai jamais dédaigné non plus les "happenings", les événements socio-culturels qui sortent des sentiers battus et qui nous présentent un peu d'inédit. Je me promets de vous en raconter quelques uns, un de ces quatre.

Le TNM a une saveur particulièrement Tremblay pour moi. À part peut-être le Théâtre Jean Ducceppe, il faudrait en faire le petit calcul, c'est à cet endroit que j'ai assisté au plus grand nombre d'oeuvres de cet auteur. Pour ce qui est de créations, c'est indéniable :
Marcel poursuivi par les chiens en 1992, En circuit fermé en 1994 et l'État des lieux en 2002.
Depuis la création de Marcel..., j'ai été de tous les opus théâtraux de Tremblay . Le total est de huit, et cela fera neuf, en août prochain avec Le paradis à la fin de vos jours au Rideau vert, la suite d'Encore une fois, si vous le permettez ( 1998 ).

Samedi dernier j'assistai donc à une sorte de (re)création de Thérèse et Pierrette à l'école des saints-anges, le deuxième tome des chroniques du plateau mont-Royal monté par la troupe des abonnées du TNM. Bien installé au milieu de salle, près d ela scène mais pas trop, j'attendais avec les papillons, que toute cette rimbambelle de personnages merveilleux fasse son apparition. Et un des premiers, belle coïncidence, fut Marcel, que j'adore.


Je n'ai pas envie ici, de jouer au critique rigoureux , mais de simplement rendre compte de mes émotions et de mes plaisirs. Pour répondre à Doréus, oui les attentes du fan furent comblées.

Le spectacle était sincère et respectueux.
L'adaptation généreuse, simple et poétique.
L'interprétation sentie et si sympatique.
La mise en scène chorale à souhait.
Les moments de grâce asez nombreux pour être inoubliables.
Les images fortes et touchantes :
Un acteur noir qui interprète Duplessis comme un amoureux sensuel
Les tricoteuses qui se balancent sur elles-mêmes pour évoquer le balan des chaises berçeuses.
Victoire et Josephat qui dansent la valse sous l'air d'un rigodon !
Simone qui tangue du haut d'un chaise et nous étions entre ciel et terre avec elle...
Etc...

Oui Atalante, pendant deux heures trouva le bonheur.

samedi 21 juin 2008

Mes livres phares 1

Un livre, ce sont des moments, des moments de trève. Des moments d'immersion totale.

Quand on lit, on est complètement ailleurs. Complètement transporté et illuminé par l'univers d'un autre. Il n'y a plus de barrières temporelles.

Lire c'est prendre la peau d'un autre, la vie d'un autre pour la faire sienne.

Lire, en fait, c'est une réincanation.





Thérèse et Pierrette à l'école des saints-anges de Michel Tremblay



Les fous de bassan de Anne Hébert









La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy











Regards et jeux dans l'espace de Hector de St-Denys Garneau








Le petit prince de Antoine de St-Exupéry








Le journal d'Anne Frank de Anne Frank
























À l'est d'Eden de John Steinbeck

























Lettre à un jeune poète de Rainer Maria Rilke





Agaguk de Yves Thériault
















Kevin le révolté de Torey Hayden



Le prophète de Khalil Gibran
























La Bible Traditionnel







Tintin au Tibet de Hergé






Le phare du rocher solitaire












Le Fastnet est situé dans la mer d'Irlande, dans le comté de Cork.au large des pointes de la côte sud-ouest de l’Angleterre. Il s’agit du plus haut phare d’Irlande.

Son nom celtique, qu’il porte à merveille, "Carrig Aonar" signifie le rocher solitaire. Son histoire débute en janvier 1848, quand l’ingénieur George Halpin reçoit le mandat de construire un phare sur ce bout de rocher. Sa construction fut motivée par le naufrage d’un navire américain qui sombra par une nuit de brouillard en 1847 et provoqua la mort de 92 personnes (sur 110 passagers et membres d’équipage).

Il est le témoin du passage de tous les navires qui traversent l’Atlantique du Nord.

Sa construction débuta en 1849 et se termina en 1853. La première tour, ne répondant plus aux critères de sécurité, la construction d’un nouveau phare est décidée en 1896. Les travaux de la nouvelle tour, commencent en 1896. Ils dureront 7 ans. Au total, 2074 blocs de granit pesant au total 4300 tonnes seront amenés sur place.

L’installation est électrifiée en 1969. Le 1er avril 1989, le dernier gardien permanent quitte le phare lors de l’automatisation des équipements.














La Fasnet Race est une course de navigation à la voile se disputant chaque année entre Cowes et Plymouth et passant par ce phare .