vendredi 31 juillet 2009

Merci l'Unesco !

Le journal d'Anne Frank fait partie des 35 biens du patrimoine documentaire mondial «d'intérêt universel» inscrits cette année par l'Unesco au registre «Mémoire du Monde», apprend-on jeudi sur le site de l'organisation onusienne.
Le nombre total d'inscriptions, depuis la création du registre en 1997, s'élève désormais à 193, précise l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture dont le siège se trouve à Paris.
«Le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsuura, a annoncé l'inscription de ces éléments sur recommandation des experts réunis à Bridgetown (La Barbade) depuis le 28 juillet dans le cadre du Comité consultatif international (CCI) du programme Mémoire du monde», indique le site.
Anne Frank, adolescente juive qui avait confié à son journal intime ses deux ans passés cachée des nazis à Amsterdam, est morte dans un camp de concentration en 1945. Son journal est l'un des «dix livres les plus lu dans le monde», souligne l'Unesco.
Parmi les autres biens inscrits cette année au registre, l'Unesco attire l'attention sur les Archives royales de Thaïlande, documents relatifs aux réformes menées par le Roi Chulalongkorn le Grand (1968-1910) ainsi que les Archives royales de Madagascar, «clés de la fondation de l'identité du pays».
Ont également été ajoutés des documents aussi divers que les archives photographiques et cinématographiques de l'Unrwa, agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, le registre des esclaves des Antilles britanniques, les manuscrits de l'abbaye cistercienne de Clairvaux en France, ou encore le Catecismo Corticu, premier catéchisme écrit en papiamento, un créole afro-portugais parlé dans les îles Caraïbes néerlandaises.
Le Comité se réunit tous les deux ans pour étudier des propositions d'inscription à ce registre créé afin de «préserver le patrimoine documentaire, mémoire du monde, qui reflète la diversité des langues, des peuples et des cultures, et de sensibiliser le public à son importance».

Source : Cyberpresse

Pour éclairer l’espoir, l’homme a planté des phares





Les Phares (poème)

André Lemoyne (1822 - 1907)
(extraits )
I. Pour éclairer l’espoir, l’homme a planté des phares
Sur les rocs, les écueils, la pointe des îlots ;
Dès que meurt le soleil, la côte illuminée
Déploie avec lenteur une large traînée
(...)
Partout, à la même heure, une flamme se lève
Et jette dans la nuit un cercle éblouissant.
II
Pour les navigateurs qui s’approchent des côtes,
Un homme toujours sûr veille à ces flammes hautes,
Prisonnier volontaire enfermé dans les tours
Et le plus grand vaisseau vient du large sans craindre
Que la lampe du phare un instant laisse éteindre
Le rayon de salut qui doit briller toujours.
(.,..)
Sur un roc, détaché du monde des vivants,
Où le nuage pleure, où le flot se lamente.
—Les phares sont debout au cœur de la tourmente
(...)
Par la rafale du vent tout d’un bloc entraînée,
Comme un arbre arraché disparaît dans les eaux.
Mais le phare est solide et tient bon.

jeudi 30 juillet 2009

Présence de l'absence

Mon parc est triste ces jours-ci.
En plus de ses trois lacs vidés presqu'entièrement de ses eaux.
De la nouvelle de la jeune bernache euthanasiée au nichoir de Hudson étant donné l'état incurable de ses ailes.
De la pluie et du vent qui le couvrent la plupart du temps.
Et le dénudent un peu de ses atours.
Il déplore le départ de ses visiteuses les plus illustres : les 17 bernaches qui nichaient dans ses parages depuis ce printemps. Cette année elles nous ont honorés de leur présence plus longtemps que dans le passé. Le temps du sevrage complet des cinqs oisons ayant survécus.
Huit semaines plus tard, ils volent, ils sont adultes et la vie se poursuit. Ailleurs. En attendant le sud, plus tard cet automne.

Ils me manquent déjà.
Mais si vous saviez le bonheur de tous les jours que je leur dois.
Combien de fois, suis-je sorti de la torpeur de ma maison, juste pour les voir. Les saluer.
Prendre de leurs nouvelles, d'une certaine façon.

L'an prochain, ils devraient revenir, comme chaque année, pour s'accoupler...
Et peut-être, aussi, pour se consoler,penserque c'est aussi par attachement pour nous, tous les passants et passantes du Parc qui les aimons tant.

Quand j'étais petit, j'étais acteur 1

mercredi 29 juillet 2009

La vie continue, et heureusement !

Mon Parc Régional me rend toujours aussi heureux, aussi gaga. La passion continue.
Voici mes derniers coups de coeur.
Depuis jours, un peu en début de soirée, j'observe un petit groupe de chevrettes ( la femelle du chevreuil dit-on ) qui brouttent allègrement au beau milieu de nous - ou presque ; pas folles mesdemoiselles, elles sont toujours à l'orée du bois, au cas où - sans s'affoler, tranquillement, comme si elles nous connaissaient depuis toujours et qu'elles nous faisaient confiance. Wow. Un vrai miracle que nous puissions cohabiter ainsi, dans l'harmonie. Plusieurs quidams du Parc s'arrêtent pour les contempler. Religieusement.



Hier en em baladant à vélo dans les pistes du Parc, j'ai aperçu, trois chevrettes - les mêmes ? -ainsi que deux faons. Mignon comme tout. Au moment où les Bambis s'aperchaient de plus prêt, un imbécile, à vélo, les faisait fuir en criant.



Au Parc, il y a moins deux semaine, il y a eue naissance de cinq magnifiques canetons colvert. Il en reste quatre, ouf ! Je me rends au marais pour les voir.
à suivre, c'est certain...

Gabrielle Roy sur nos 20 dollars



« Nous connaîtrions-nous seulement un peu nous-mêmes, sans les arts? »

« Could we ever know each other in the slightest without the arts? »

Cette citation se retrouve depuis 2004, sur toute coupure canadienne de vingt dollars. Elle provient du roman de Gabrielle Roy intitulé La montagne secrète, paru en 1961. Sa traduction en anglais par Harry L. Binsse, The Hidden Mountain, a été publiée en 1962.

Meme si elle n'est que malheureusement visible qu'avec une loupe, elle est bien la. C'est incroyable. Quelle fierté. Je viens juste de l'apprendre. Alors, je répands la nouvelle.
Je vais me procurer un billet tout neuf et le garder précieusement en souvenir.

mardi 28 juillet 2009

Le petit chien en fuite et qui a peur

Hier soir, lors d'une randonnée en vélo, ne vois-je-tu pas un petit chien, errant dans les rues comme un pardu. Il courait. S'affolait. Ne sachant plus où s'élancer. La peur chevillé au corps. Je l'ai observé pour voir ce qu'il ferait. Il s'est rendu par lui-même devant un immeuble,en fou évidemment et c'est alors que son nom a retentit dans l'air : Chopin. C'est une voisine de sa maîtresse qui le criait. Elle m'apprend que le Chopin en question s'est enfui de son transporteur le matin même lors d'un transfert dans la voiture "familiale". Les proprios,pressés, - et un peu imbéciles - sont partis sans le pitou, prétextant qu'ils le récupérait à leur retour. Témoins de la situation, des quidams s'affolèrent autour de la bête pour la saisir. Ce qui déclencha plutôt la panique chez Chopin et sa débandade. Et sa fuite,une autre fois. Et celle d'une trâlée d'enfant à sa rescousse. Ah la la !
Après une heure passée au Parc Régional, m'en retournant sagement à la maison, je revis le petit chien en fuite et qui a peur. Tellement qu'il me fut impossible de le rattraper. Hélas.
J'ai pensé à lui en me couchant.
J'espère qu'il a retrouvé son chemin.
Il paraît que les bêtes sont fameuses pour cela.

Nouveautés canadiennes dans le larousse 2010


Plusieurs noms canadiens et une poignée de mots utilisés par les Québécois ont désormais leurs définitions dans le Petit Larousse illustré, dont l'édition 2010 vient de paraître. Outre le radiodiffuseur et l'auteure de la trilogie Le goût du bonheur, le cinéaste David Cronenberg et le Dr Yves Morin, cardiologue de renommée mondiale, figurent dans le dictionnaire français.


Des États-Unis, le Petit Larousse a retenu Hillary Clinton, l'artiste Keith Haring et la photographe Cindy Sherman. De France, il y a notamment l'auteur-compositeur-interprète Francis Cabrel, l'acteur Jean Rochefort, la féministe Benoîte Groult, l'artiste. Celle qui fut la muse de Serge Gainsbourg, Jane Birkin a aussi sa place dans le Larousse.


Parmi les 150 nouveaux noms communs, les éditions Larousse ont pris quelques mots du Québec:
comptoir
gomme
hameçonnage
motton
orthopédagogie
relâche
saucette


Le dictionnaire définit l'adulescent comme un jeune adulte qui continue à avoir un comportement comparable à celui qu'ont généralement les adolescents, et ajoute dans ses pages le terme d'enfant-soldat.
Le néologisme mobinaute décrit une personne qui navigue sur Internet à partir d'un appareil mobile (téléphone, assistant personnel).

Des voix qui ont leur timbre

Édith Butler regarde des épreuves du timbre publié en son honneur.

Depuis le 2 juillet dernier , Édith Butler et le Québécois Robert Charlebois ont leur photo publiée sur des timbres de Postes Canada. Ils seront les deux premiers artistes francophones à faire partie d'une série rendant hommage à des Canadiens oeuvrant dans le domaine de la chanson.

En entrevue à La Presse Canadienne, Robert Charlebois, qui vient d'avoir 65 ans, semble prendre cet honneur avec un certain humour, en parlant de « cette espèce de reconnaissance » qui lui est témoignée. Il dit l'avoir accepté « avec plaisir, humilité et simplicité » en étant toutefois déçu de ne pas figurer sur un billet de 20 $.

Pour sa part, Édith Butler, qui a créé 250 chansons au cours de sa carrière, est très heureuse de cette nouvelle reconnaissance en rappelant qu'elle adorait collectionner les timbres lorsqu'elle était enfant.
Âgée de 66 ans, cette auteure-compositrice-interprète et folkloriste est officière de l'Ordre du Canada depuis 1975. En mai dernier, elle recevait le prix du gouverneur général pour les arts de la scène.

Il y a deux ans, Postes Canada avait publié une première série de timbres rendant hommage aux chanteurs Anne Murray, Joni Mitchell, Paul Anka et Gordon Lightfoot. Toutefois aucun francophone n'en faisait partie, ce qui avait suscité certaines protestations.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

lundi 27 juillet 2009

C'est Annette St-Pierre qui doit jubiler


WINNIPEG, MANITOBA--(Marketwire - 22 juillet 2009) -


L'honorable Jim Prentice, ministre canadien de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, a souligné aujourd'hui l'importance historique nationale de Gabrielle Roy et de la Maison Gabrielle-Roy, qu'il a désigné personnage et lieu d'importance historique national du Canada, à la suite d'une recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada."


La reconnaissance de l'importance historique de Gabrielle Roy et de la Maison Gabrielle-Roy est un hommage durable à l'auteur et à son héritage littéraire extraordinaire, a déclaré le ministre Prentice. Cette commémoration concrétise le désir des Canadiens de protéger et de préserver les trésors patrimoniaux que possède notre grand pays dont pourront profiter les générations actuelles et futures et qu'elles pourront apprécier."

(...)
Cette double désignation consacre les efforts de centaines de personnes qui, depuis des années, travaillent à la restauration de la Maison et à son rayonnement. C'est tout le Manitoba francophone qui se réjouit de ces honneurs bien mérités."Parcs Canada a pour mandat de veiller à ce que le patrimoine culturel et naturel du Canada soit mis en valeur et protégé dans l'intérêt du peuple canadien, tant pour son agrément que pour l'enrichissement de ses connaissances.

Les deux Marie




«C'est d'une beauté sans nom», dit-elle d'entrée. L'héroïne est une écrivaine authentique, son verbe est fort, sa quête de vie, immense. C'est une contemplatrice, mais aussi une femme de tête et d'action. Et puis «c'est une amoureuse!» (...)


Le projet mijotait depuis 1980. Jean-Daniel Lafond et elle ont d'abord pensé à un film. Ils ont lu 800 des quelque 13 000 lettres écrites par Marie Guyart, s'attachant en particulier à sa correspondance avec son fils Claude. Le tri fut déchirant, on a fait le deuil de «nombreux beaux textes». Certains les ont proprement renversés par leur sensualité. «On s'est dit : c'est incroyable, il faut aussi amener ça à la scène.» (... )

C'est devenu un diptyque cinéma-théâtre.



La gestuelle et les attitudes s'inspirent de la statuaire de Bernini et des tableaux de Georges de La Tour, des contemporains de Marie de l'Incarnation (1599-1672). ( ...)


La pièce embrasse toute la vie du personnage, de ses visions d'enfant en Touraine à sa mort à Québec. Elle évoque la plupart de ses quêtes. Mariée à 18 ans, Marie de l'Incarnation se retrouve en moins de deux ans veuve de son mari artisan de la soie, qui lui laisse un fils de six mois, Claude. Elle met bientôt son flair de gestionnaire au service de sa soeur et de son beau-frère, sauve leur entreprise de la faillite, et la fait même prospérer. En 1631, elle entre au cloître, et en 1639 elle part au Canada instruire les Amérindiennes et les filles des colons français, et fonder l'Ordre des Ursulines de Québec. Elle ne reverra pas la France. Elle travaille sans relâche, dans des conditions pénibles au début. Elle apprend les langues amérindiennes, rédige des dictionnaires de l'algonquin et de l'iroquois. Elle sera du reste plus bienveillante que son époque pour ces peuples présumés en mal d'être «civilisés».


À première lecture, rien n'a plus ébranlé Marie Tifo, qui a élevé trois enfants et s'enorgueillit de cinq petits-enfants, que l'abandon par l'héroïne de son fils de 12 ans pour suivre sa voie. «J'ai eu un choc, mais quand tu comprends l'époque, que tu sais qu'à cet âge-là, on était alors mis en apprentissage pour gagner sa vie, et que tu vois qu'elle lui a tout raconté dans ses lettres, tu te dis que ça prend un amour incroyable pour faire ça et tu passes par-dessus. J'ai réglé ça, je ne suis plus capable de dire qu'elle a abandonné son fils. L'amour de Dieu et du fils, ça se confond en elle.»


L'actrice n'en doute pas un instant, Marie de l'Incarnation, «qui a connu le désir humain» et qui ne se voile pas à la poésie sensuelle du Cantique des cantiques, est une «passionnée», une femme forte sourde à la souffrance et épanouie dans le don de soi. Elle la relie à l'apparition du «je». «Elle est venue ici pour une quête de la liberté et elle est demeurée libre jusqu'au moment de sa mort.»


«L'incarner est pour moi un apaisement, sur la scène et dans la vie».


Source : LE SOLEIL

dimanche 26 juillet 2009

Le noms des bébés animaux et de leurs parents, sans oublier leurs cris 1

Bécasse - bécasseau - crouler

Chevreuil, chevrette, faon, bramer, raire, réer


Faisan, faisane, faisandeau , criailler


Lapin, lapine, lapereau, lapir, couiner.

samedi 25 juillet 2009

C'est eux qui m'ont tué


C'est eux qui m'ont tué

Sont tombés sur mon dos avec leurs armes, m'ont tué

Sont tombés sur mon cœur avec leur haine, m'ont tué

Sont tombés sur mes nerfs avec leurs cris, m'ont tué


C'est eux en avalanche m'ont écrasé

Cassé en éclats comme du bois


Rompu mes nerfs comme un câble de fils de fer

Qui se rompt net et tous les fils en bouquet fou

Jaillissent et se recourbent, pointes à vif


Ont émietté ma défense comme une croûte sèche

Ont égrené mon cœur comme de la mie

Ont tout éparpillé cela dans la nuit


Ils ont tout piétiné sans en avoir l'air,

Sans le savoir, le vouloir, sans le pouvoir,

Sans y penser, sans y prendre garde


Par leur seul terrible mystère étranger

Parce qu'ils ne sont pas à moi venus m'embrasser

Ah ! Dans quel désert faut-il qu'on s'en aille

Pour mourir de soi-même tranquillement.Hector de Saint-Denys Garneau, Poésies, Fides, 1971.


Ce poème est «un texte accusateur représentatif de la révolte avortée du poète face à la non-reconnaissance de son altérité. [...] Poème emblématique des bases communautaires de son mal, «C'est eux qui m'ont tué» fait le lien entre le malheur, l'oppression sociale et la misère psychologique. Un «je» émietté, réduit à un isolement irrésistible, qui hésite entre colère et démission, dénonce la conduite irresponsable de ses proches. Pour une fois, le sujet se décentre, se désolidarise des siens, les pointe du doigt... (F. Charron, La part incertaine, Poésie et expérience intérieure chez de Saint-Denys Garneau, Montréal, Les herbes rouges, 2005, p. 258)

vendredi 24 juillet 2009

La guerre des étoiles en concert



Associated PressLos Angeles
Star Wars organise sa première tournée mondiale à partir du 1er octobre. La guerre des étoiles sera en concert, avec un orchestre symphonique et le compositeur John Williams, à qui l'on doit la musique des six films de la série.
Les spectacles seront commentés en direct par l'acteur Anthony Daniels, qui a prêté sa voix au mythique C3PO et accompagnés par une projection sur écran géant du film, synchronisée avec la musique elle-même.La tournée commencera dans les villes nord-américaines. Star Wars in Concert sera à Anaheim, en Californie, le 1er octobre, puis à Phoenix, Los Angeles, Sacramento et San Jose, avant d'aller à Seattle, Portland, Tulsa et dans la ville d'Oklahoma. Les autres destinations seront annoncées plus tard.
et toronto, québec..au canada..Non ? Je vous invite. Dites oui, non ?

Les étés qui chantaient. Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François (1950-1983)


La romancière Gabrielle Roy a résidé plus de 25 étés à Petite-Rivière-Saint-François. Ce village charlevoisien occupe donc une place de choix dans la vie de la célèbre écrivaine d’origine manitobaine.
Une partie importante de l’oeuvre littéraire de Gabrielle Roy a été écrite dans Charlevoix, plus précisément dans la localité de Petite-Rivière-Saint-François où la célèbre auteure possède un petit chalet qu’elle occupe pendant plus de 25 étés.
Gabrielle Roy connaît Charlevoix depuis le milieu des années 1940, alors que journaliste elle se rend dans cette région afin de produire des reportages. Au début des années 1950, en compagnie de son époux le docteur Marcel Carbotte, Gabrielle Roy se lie d’amitié avec des artistes comme Jean-Paul Lemieux et René Richard résidents de Charlevoix ou encore avec Madeleine Chassé et Madeleine Bergeron (les deux Madeleine comme Gabrielle Roy les désigne) aussi très attachées au milieu Charlevoisien.
Elle habite alors à Québec et elle choisit de séjourner l’été dans Charlevoix. Gabrielle Roy effectue d’abord des séjours dans des hôtels de la région: le Belle- Plage à Baie-Saint-Paul, la pension des soeurs Bouchard à Port au Persil. Puis, vers 1954, ayant découvert le site grâce à aux artistes Jean Palardy et Jori Smith qui y habitaient, Gabrielle Roy se fait construire un chalet à Petite-Rivière-Saint-François.

Le chalet de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François est très modeste. Une petite cuisine, un chambre où se trouve un lit simple et, à l’extérieur, la vue imprenable sur le fleuve avec une balançoire où Gabrielle Roy s’assoit afin de contempler l’impressionnante nature qui l’environne. Les séjours de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François sont des temps forts pour l’écriture. À partir de 1955, la majeure partie de l’oeuvre de Gabrielle Roy est rédigée à Petite-Rivière-Saint-François.
Les étés de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François sont aussi sous le signe de la belle amitié que l’auteure noue avec Berthe Simard, une de ses voisines. Berthe Simard se préoccupe beaucoup de son amie Gabrielle et lorsque celle-ci écrit trop longuement, celle-ci lui apporte de la nourriture et un peu de délassement. Berthe Simard et Gabrielle Roy font ainsi de pittoresques promenades sur le chemin de fer côtoyant Petite-Rivière-Saint-François et comme l’écrit la romancière: “ Nulle part au monde je n’ai connu chemin de fer plus tranquille ”.
Cette marche quotidienne sur la voir ferrée avec Berthe Simard est l’une des activités préférées de Gabrielle Roy avec sa participation à l’étonnante messe aux alouettes célébrée dans la petite chapelle d’un prêtre originaire du secteur. Gabrielle Roy raconte ses séjours à Petite-Rivière-Saint-François dans un magnifique recueil littéraire intitulé Cet été qui chantait.
Mais, le travail littéraire incessant de Gabrielle Roy n’est pas sans affecter progressivement la santé de la grande romancière. Au début de l’année 1983, faible et malade, elle souhaite quand même se rendre à Petite-Rivière-Saint-François pour l’été. Selon Berthe Simard, Gabrielle Roy déclare même: “ je veux mourir ici à Petite-Rivière... ”. Elle se rend quand même à Petite-Rivière en juillet 1983. Elle y demeure peu de temps avant d’être transportée d’urgence à Québec où elle meurt à l’âge de 74 ans.
Depuis ce temps, le souvenir de Gabrielle Roy est constamment associé à Petite-Rivière-Saint-François. Son chalet est même devenu une résidence pour des écrivains.

jeudi 23 juillet 2009

Des poulettes et des coqs à l'école





Élodie Grenier et Jessie Jolibois attendent les visiteurs à la maison d'école de rang Cinq Chicots de Saint-Christophe d'Arthabaska.

L'exposition estivale, présentée à la maison d'école de rang Cinq Chicots de Saint-Christophe d'Arthabaska s'intitule «La poulette grise».
L'Association des amis du patrimoine, qui orchestre l'exposition, a choisi ce thème cette année parce que le coq est le symbole le plus fréquent du paysage traditionnel. On retrouve donc au sous-sol de l'école de rang, une multitude d'objets, reliés à la poule, au coq ou encore à l'aviculture. «Il y a très peu de choses sur l'aviculture dans la région», explique d'entrée de jeu le président de l'association, Pierre Carisse. Il a en effet fallu faire plusieurs démarches, souvent infructueuses, afin d'obtenir l'étalage d'objets présenté.
L'exposition est agréable à visiter et on peut y apprendre beaucoup de choses intéressantes sur les coqs et les poules. Entre autres, on peut découvrir différents instruments de mesure utilisés pour les œufs, qu'il s'agisse d'un outil pour déterminer l'épaisseur de la coquille, un guide pour la couleur du jaune ou une balance pour voir dans quelle catégorie l'œuf sera placé. Une place est aussi réservée pour la poule Chantecler, une espèce québécoise de plus en plus rare. On retrouve aussi une réplique de poulailler, avec tout le nécessaire ainsi qu'un coin jouet avec différents petits objets en forme de poule ou de coq pour amuser les enfants. Les visiteurs peuvent même visionner un film de l'ONF, de Michel Brault, qui explique comment fabriquer une girouette coq, symbole par excellence.
Bien entendu, un coin cuisine a été aménagé avec les batteurs à œufs et autres objets usuels ornés des vedettes de l'exposition. Des proverbes, véritables ou faux (comme «qui vole un œuf n'a sûrement de poule») ainsi que des fables de Lafontaine, ayant rapport avec les volailles sont aussi proposés. La littérature québécoise fait aussi mention, à quelques reprises, des volatiles. C'est le cas de Ti-Coq de Gratien Gélinas ou de «La petite poule d'eau» de Gabrielle Roy. «Ça n'a pas été facile de trouver une façon de présenter le thème», ajoute M. Carisse. Mais le résultat est encore une fois très impressionnant.
Et en plus, les visiteurs peuvent profiter de leur présence afin de découvrir, au rez-de-chaussée, l'école de rang et ses caractéristiques. Il ne reste presque plus de ce genre de bâtiment au Québec, alors c'est une occasion de voir comment fonctionnait véritablement les écoles de rang de l'époque. Il s'agit d'une belle sortie qu'on peut réaliser, beau temps mauvais temps.

mercredi 22 juillet 2009

Cet homme qui sonnait faux




(Québec) Un ancien curé de la paroisse Sacré-Coeur, à Québec, a été condamné le mois dernier à 18 mois de prison. Une quarantaine de fois entre 1979 et 1981, Paul-Henri Lachance, maintenant âgé de 78 ans, a attenté à la pudeur d'une fillette de six à huit ans.
En mars, le prêtre aujourd'hui à la retraite avait reconnu avoir commis deux abus sexuels contre sa jeune paroissienne de l'époque. Jeudi, toutefois, le juge Alain Morand l'a reconnu coupable d'une quarantaine d'autres.
La victime maintenant âgée de 36 ans, Shirley Christensen, a relaté qu'étant devenu son confident, le curé s'agenouillait devant elle et il lui plaçait une main sur la vulve, par-dessus ses vêtements, lorsqu'elle lui parlait. Les gestes se sont répétés une quarantaine de fois au cours des étés de 1979, 1980 et 1981. Jusqu'à ce que le curé fasse ce que Mme Christensen a appelé le «geste fatidique».
Ce jour-là, M. le curé n'a pas pris le temps d'écouter. Il a conduit la fillette à sa chambre du presbytère, il a baissé son pantalon et il a glissé sa main dans sa petite culotte pour lui toucher les fesses et la vulve. «Je ne voulais pas croire ce qui m'arrivait», a déclaré la mère de famille en pleurs.
«Je ne pouvais voir avec mes yeux et j'ai essayé de voir la forme avec mes doigts», a expliqué Lachance à son tour de témoigner. Il a reconnu qu'après l'avoir fait étendre sur son lit, il a «un peu passé» son doigt dans la vulve de sa victime, mais «très légèrement et accidentellement». Le juge Morand a toutefois estimé invraisemblable cette version de l'événement.
Tentant d'apporter une explication à l'inexplicable, le septuagénaire est malhabilement revenu sur sa jeunesse : «Dans notre famille, tout ce qui touchait le sexe était caché. Maman nous disait d'aller voir les animaux. Je ne dis pas que je n'ai pas essayé de petites approches... Peut-être trois, quatre fois dans ma vie, mais je n'ai pas vu à ma satisfaction.»
La procureure de la Couronne, Me Valérie Lahaie, a réclamé la peine de 18 mois d'emprisonnement alors que l'avocat du prêtre, Me François Huot, la considérait «peut-être un peu sévère». Il a plutôt suggéré une peine de huit ou neuf mois.
Selon les termes des rapports présentenciel et sexologique soulignés par Me Lahaie, l'accusé nie toute déviance. Il s'estime victime du fait que son statut de prêtre l'empêchait de satisfaire sa curiosité en matière sexuelle.
De son côté, Me Huot a souligné que l'accusé n'avait pas d'antécédents judiciaires et qu'il «a quand même fait beaucoup de bien dans sa vie». D'après le rapport présentenciel, le risque de récidive serait de faible à modéré.
Conditions
À la peine d'emprisonnement, le juge Morand a ajouté une probation de trois ans au cours de laquelle il sera interdit à Lachance de communiquer avec la victime et sa famille, ainsi que de se trouver seul avec une personne d'âge mineur. De plus, le magistrat a ordonné le prélèvement d'échantillons de substances corporelles pour analyse génétique et il a enjoint à l'accusé de se conformer durant 10 ans à la Loi sur l'enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels. Enfin, durant cinq ans, il sera interdit au pédophile de se rendre à un endroit fréquenté par des enfants, d'occuper un emploi auprès d'eux et de communiquer avec eux par Internet.

Richard Hénault Le Soleil
 Source photographique : Diane Dufour

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/200906/11/01-874872-cure-condamne-a-18-mois-de-prison.php


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Savez-vous quoi ?

J'ai connu cet homme - Si on peut appeller cela un homme- dans les années 80.

C'était en tant que nouveau curé de la paroisse catholique St-François Xavier de Duberger, dans la région de Québec .

Il avait pris la sucession d'une bonne personne, et manifestement , dès la première rencontre, lui,ne l'était pas. Le courant ne passa jamais entre nous.
Ni avec grand monde, d'ailleurs. On s'en méfiait, tous, sans strop savoir pourquoi, à ce moment-là. Des rumeurs de "coureur de jupon" courait à son sujet. On lui attribuait une double vie : une maîtresse. Ce qui expliquait ses absences ultras fréquentes. Je me souviens également de ses inaptitudes sociales, de ses obssessions de l'ordre et du classement : il passait son temps dans la vôute du secrétariat à fouiller baptistères et autres registres anciens, et il ne fallait pas le déranger, autrement il était bourru et impatient.


Pourquoi est-ce que je sais tout cela ? Il fut mon patron durant un été.J'étais donc en bonne position pour l'observer.

Avant son arrivée, la paroisse se portait bien, très bien, même. Son vicaire était un homme remarquable, très prêt de son monde, et surtout des jeunes - dont j'étais -. Ses derniers, sous sa houlette et son inspiration, étaient actifs, pour ne pas dire hyper-actifs, dans ce milieu.On les retrouvait partout.Même dans le presbytère, à toute heure du jour..et même de la nuit. Au grand dam de ses habitants - religieuses et autres ecclésisatiques. Qui nous aimaient, mais qui devaient nous trouver forts envahissants. Ils nous toléraient, contrairement à lui.
Quand je pense, que le diocèse sachant tout son pedigree, nous l'a quand même expédié. Il n'est pas demeuré longtemps parmi nous mais juste assez pour faire des torts irréparables. Pas autant qu'à Sacré-Coeur, c'est indéniable.

Certains êtres sonnent faux. D'emblée.
Il faut savoir s'en méfier.

Éphémères





L'éphémère, aussi appelé manne, est un petit insecte volant.

Fin juin et début de juillet les éphémères sont présentes en si grand nombre que des gens sont vraiment incommodés par leur présence car elles s'accrocher partout, dans les arbres, les moustiquaires et aux embarcations. En certains endroits, on recueille ces insectes morts pour en faire de la nourriture pour oiseaux et poissons.


Il a un petit corps sans poils et sur la tête deux petites antennes et de grands yeux composés. La bouche de l'insecte est si petite, qu'elle ne se nourrit pas. Les éphémères passent la plus grande partie de leur vie dans l'eau. Les larves se nourrissent d'algues, les adultes ne se nourrissent pas à cause de leur bouche atrophiée!





L'éphémère est attirée par la lumière c'est pourquoi, elle s'accroche aux réverbères des roues et des ponts ce qui cause des problèmes de circulation. Sur une route des États Unis, près d'un lac on a déjà mesuré plus d'un mètre d'épaisseur de cadavres de mannes.
Le seul rôle de l'éphémère dans la nature est de faire partie de la chaîne alimentaire des autres insectes et des oiseaux.Le seul moyen de contrer ce qu'on appelle parfois un fléau est de changer l'éclairage, pour des lumières au sodium. Cela peut diminuer leur présence.

http://www.bestioles.ca/insectes/ephemeres.html

mardi 21 juillet 2009

Retraite

Depuis la mort prématurée et soudaine, de l'une de leurs congénères, les bernaches de mon Parc s'isolent. Elles sont au marais, à l'autre bout du site, et ce depuis samedi, en fait. Je soupçonne l'humain d'être l'auteur du décès. Car il me semble, que ces dernières si sociables, si présentes, soient devenus tout à coup méfiantes et rancunières.

p.s : L'oison à l'aile cassée dont je vous ai déjà parlé vit actuellement dans un refuge et reçoit de bons soins. C'est à suivre. J'avais fait une proposition dans ce sens là aux autorités du Parc. Peut-être m'ont-elles écouté.



Ouverte en mai 1995, la bibliothèque de Vancouver forme un des trois éléments de l'ensemble architectural conçu par Moshe Safdie. Le bâtiment rectangulaire de sept étages qui l'abrite est entouré d'un immeuble circulaire, avec vue sur le centre-ville. Des salles de lectures et des passerelles agrémentent cette ellipse de béton. Ce reportage, tourné peu avant son inauguration, montre l'enthousiasme des Vancouvérois pour le complexe urbain, et rapporte les critiques émises sur sa ressemblance avec le Colisée romain. Construit entre 1992 et 1995, le complexe est connu sous le nom du Vancouver Library Square. Entre la bibliothèque et l'édifice circulaire s'intercale une promenade publique parsemée de boutiques et de cafés. Dominant toute cette activité, une tour de 21 étages abrite des bureaux du gouvernement fédéral. Les formes privilégiées par Moshe Safdie dans cette construction rompent avec la ligne droite des gratte-ciels qui parsèment la ville de Vancouver.

lundi 20 juillet 2009

Le Parc Regional de Longueuil en deuil


Me promenant


dans mon parc quotidien


le regional de Longueuil


en ce jour


dans un des trois lacs


une bernache dormait pour toujours


tout reposait en elle


et ses ailes ne battaient plus ici
mais au sud
dans un sud
profond
et ailleurs
loin des tumultes et des limites
de ce monde
dans un monde meilleur
qui préserve le beau, le grand, le sensible, le ciel, le vent et le chant de tous les oiseaux
ainsi que le centre de la terre.
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Hier jai mis en terre une bernache morte dans un des lacs du Parc Regional . Depuis un mois ja la visitait elle et les 18 autres membres de sa famille. Elle faisait partie de mon entourage, de ma viede ma propre famille, Je lui ai dis merci pour tout.

La cité radieuse des chats

Cité radieuse des chats de Brian Jungen.
Brian Jungen s'intéresse aux unions hybrides et aux mélanges hétéroclites des cultures. Il crée des interférences entre différents univers parfois si éloignés qu'ils s'entrechoquent en livrant un message critique. Ceux de l'écologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie ou encore de la mythologie sont de prédilection. Les archétypes sociologiques, comme la culture de masse et les matériaux préfabriqués, sont également des sources d'inspiration.

À nouveau, deux univers se juxtaposent dans l'œuvre qu'il présentera à la Fonderie Darling : une cité idéale pour chats errants, érigée d'après les plans d'Habitat 67. Inspiré de la Cité Radieuse de Le Corbusier, qui préconisait la normalisation esthétique «pour plus d'harmonie», Moshe Safdie conçoit et réalise le révolutionnaire Habitat 67 à l'âge de 23 ans. Son principe, basé sur l'assemblage de modules préfabriqués en béton, en fait une architecture de mass production, à laquelle sont étroitement associés les idéaux de communauté et d'égalitarisme. Or, Habitat 67 est ironiquement est devenu l'un des logements les plus coûteux de Montréal.

À l'intérieur d'une réadaptation de cette structure, Jungen introduit des chats orphelins. Pour eux, l'artiste crée une véritable cité de luxe, faite de modules inter-reliés. Par le fait même, chaque chat faisant partie d'Habitat 04 devient imprégné de tout le sens attaché au nom de Brian Jungen dans le milieu de l'art actuel. Aux dires de Kitty Scott, conservatrice d'art contemporain au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa : « Cette réinterprétation du complexe aux chats affranchis permet à l'artiste de récupérer un peu de l'intention originelle de Safdie ».

L'artiste va même au-delà de la simple compassion en s'adjoignant la collaboration inédite de la SPCA, organisme de protection des animaux dont la réputation n'est plus à faire. L'intention de cette association est de créer un mécanisme d'adoption sur place, inspiré du « Sanctuaire des chats » sur la colline parlementaire d'Ottawa, où des volontaires ont édifié un abri pour chats errants. En ajoutant cette dimension éthique à son œuvre, Jungen fait une fois de plus la preuve de sa croyance en un art engagé, qui va au-delà du simple cadre de l'exposition. C'est d'ailleurs là tout le sens de l'événement présenté. Car bien davantage qu'une exposition, l'artiste a imaginé Habitat 04 comme une façon d'appuyer la cause de la SPCA, cause que lui, comme son œuvre, épousent totalement.
Originaire de Fort St-John en Colombie-Britannique, Brian Jungen vit et travaille à Vancouver. Il est représenté par la Galerie Catriona Jeffries de Vancouver depuis 2002. C'est en 2003 qu'il amorce une carrière internationale en Europe et aux États-Unis.Habitat 04 a été présenté
Un autre rendez-vous manqué.
Je vous proposerai Moshe Safdie un autre tantôt.

dimanche 19 juillet 2009

Cet être devait être bien angoissé pour dire ceci


“ Parce que meurt une peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d’avance son coeur ”Gabrielle Roy.


Cet été qui chantait. 1972

samedi 18 juillet 2009

Les manuscrits d'Anne Frank seront exposés à la maison d'Anne Frank


Une exposition permanente dans une salle spéciale
À l'occasion des 80 ans de la naissance d'Anne Frank, un accord a été conclu entre la maison d'Anne Frank (un musée à sa mémoire), l’académie royale des sciences et le NIOD (Institut national néerlandais pour la documentation sur la guerre).Cet accord indique que le NIOD donne en prêt permanent de tous les manuscrits d'Anne Frank à la maison d'Anne Frank, révèle Livres Hebdo. Ils seront exposés dans une salle spéciale. On pourra donc y voir exposés le « Livre d'histoires » d'Anne Franck mais aussi ses trois journaux intimes et son « Livre des belles phrases ».


Les moulins de mon coeur : Les derniers survivants 1 ( Moulin à vent de Saint-Grégoire de Bécancour )

vendredi 17 juillet 2009

Je suis bien avec mon parrain Maxime


Le salaire de la peur

(Québec) Trop de jeunes accumulent les échecs à l'école et décrochent du système scolaire sans avoir obtenu leur diplôme d'études secondaires. Pour près de la moitié des Québécois, il suffirait que le gouvernement verse une rémunération aux élèves pour que le succès et la persévérance soient au rendez-vous. C'est un leurre!
Un incitatif financier ne peut à lui seul valoriser l'école et l'importance de l'éducation aux yeux d'un adolescent... et de ses parents. Un chèque, aussi gros soit-il, ne fait pas non plus disparaître par magie les difficultés d'apprentissage ou les troubles de comportement. Les mathématiques et les règles de grammaire ne deviennent pas plus faciles à maîtriser parce que la réussite des cours s'accompagne d'espèces sonnantes. L'argent ne transforme pas non plus automatiquement un milieu familial perturbé et non stimulant.
Penser que la rémunération des élèves peut être une solution au décrochage relève de la pensée magique et repose sur des informations incomplètes.
Certains prennent l'exemple d'un programme mis en place en 2001 à Regent Park, à Toronto, pour dire que le soutien financier aux élèves donne des résultats tangibles. Dans ce quartier défavorisé, le taux de décrochage est passé de 56 à 10 % et le taux d'absentéisme a chuté de 60 % depuis l'introduction du programme. La recette est donc appliquée au Québec depuis 2007, à Verdun. Des résultats positifs sont déjà constatés.
Sur quoi repose ce succès? Sur les bourses cumulatives de 500 $ par année que le jeune peut toucher à la fin de son secondaire et sur le soutien financier qu'il peut recevoir en cours d'année pour acheter des billets d'autobus et des repas à la cafétéria? Le programme est beaucoup plus complet et c'est sûrement cela qui fait la différence entre la persévérance et le décrochage.
Outre un soutien financier, les élèves de l'école secondaire de Verdun ont aussi droit à un soutien scolaire, social et personnalisé. Tutorat dans cinq matières essentielles, activités de groupe pour favoriser l'estime de soi et le sentiment d'appartenance, liens soutenus entre les personnes qui gravitent autour de l'élève s'ajoutent au volet financier. C'est beaucoup plus qu'une paye pour rester sur les bancs d'école.
Il est illusoire de penser que l'attrait d'une bourse de 2500 $ peut inciter un jeune à poursuivre ses études. L'adolescent qui ne veut plus rien savoir de l'école et qui a l'impression d'y perdre son temps calculera rapidement qu'il gagnera plus en travaillant au salaire minimum ou en comptant sur l'aide sociale.
La réussite scolaire ne s'achète pas et ne vient pas sans les efforts soutenus et constants de l'enfant, de ses parents, de l'école et de la communauté.

jeudi 16 juillet 2009

Si vous voyagez un brin, du côté de .....


Montréal a inspiré une quantité importante d'écrivains, dont Michel Tremblay, Mordecai Richler, Claude Jasmin et Monique Proulx. Mais d'autres ont trouvé leur inspiration dans le charme bucolique des régions québécoises ou dans le Vieux-Québec. Visiter ces endroits, c'est plonger dans l'univers de leurs oeuvres.

1. Petite-Rivière-Saint-François D'emblée, on associe Gabrielle Roy au quartier Saint-Henri, à Montréal, en raison de son oeuvre la plus connue, Bonheur d'occasion, qui y est campée. Mais l'écrivaine d'origine franco-manitobaine a écrit la plupart de ses livres dans le décor bucolique de son chalet d'été situé à Petite-Rivière-Saint-François, un petit village de 700 âmes situé à une vingtaine de kilomètres de Baie-Saint-Paul. On a baptisé une montagne à son nom, ainsi que la petite bibliothèque du village.

2. Natashquan
Un des plus beaux villages du Québec, Natashquan doit sa renommée au célèbre enfant du pays, Gilles Vigneault. La vieille école du village, là où l'auteur de Gens du pays a écrit ses premiers vers, a été transformée en centre d'interprétation présentant les personnages de ses chansons, comme Jack Monoloy et Jean du Sud. Une exposition des plus intéressantes qui nous plonge dans l'univers des personnages qui peuplent la Minganie.

3. Vaudreuil
Félix Leclerc a terminé ses jours à l'île d'Orléans, mais c'est à Vaudreuil, sur le chemin de l'Anse, face au lac des Deux-Montagnes, qu'il a vécu les années les plus prolifiques de sa carrière, écrivant Moi mes souliers, L'hymne au printemps et Bozo. La maison où il a habité de 1956 à 1966 est en voie d'être transformée en centre d'interprétation qui rappellera la période vaudreuilloise de Félix.

4. Sorel-Tracy
Qui prend mari, prend pays. Cette expression convient tout à fait à Germaine Guèvremont, écrivaine native de Saint-Jérôme, qui a uni sa destinée à un Sorelois. La région, et plus particulièrement les îles de Sorel, lui ont inspiré la plupart de ses récits, dont Le Survenant. Balade en vélo ou en bateau, dégustation de la fameuse gibelotte dans un boui-boui du chenal du Moine, le pays du Survenant ne manque pas d'attraits touristiques. Un projet de conversion de la maison de Mme Guèvremont, située sur l'îlette au Pé, en petit musée est présentement à l'étude.


5. Saint-Jean-Port-Joli
Auteur du roman Les anciens Canadiens, Philippe Aubert de Gaspé est considéré comme le premier romancier québécois. Seigneur de Saint-Jean-Port-Joli, il rédigea son roman ainsi que ses mémoires dans son manoir construit en 1764. Ce bâtiment a été la proie des flammes en 1909, puis reconstruit en 2008 pour y abriter un musée dédié aux témoignages et aux récits de vie, le Musée de la mémoire vivante.

6. Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
Cette ville de la région de Portneuf a inspiré deux figures importantes de notre littérature: Hector de Saint-Denys Garneau et sa cousine, Anne Hébert. De quatre ans son aîné, Saint-Denys Garneau transmet à sa cousine l'amour du paysage dès son plus jeune âge. Bien qu'Anne Hébert s'exila en France, le décor de son village natal imprégna fortement son oeuvre. Les deux écrivains y sont inhumés.

7. L'île d'Orléans
Pierre Morency a trouvé l'inspiration pour écrire sa trilogie Histoires naturelles du Nouveau Monde en observant la faune et la flore de l'île d'Orléans, dans sa maisonnette de bois située au bout de l'île, face à cap Tourmente. Pour l'auteur de L'oeil américain, Lumière des oiseaux et La vie entière, les battures de l'île et ses habitants (oies blanches, merles, canards, bécasseaux, etc.) n'ont plus de secrets. Un regard différent sur l'atmosphère unique qui règne dans cette île «en forme d'amande, couchée dans le sens du courant».

8. Trois-Pistoles
Sans Victor-Lévy Beaulieu, peu de gens pourraient situer ce petit village du Bas-Saint-Laurent sur une carte. En 1994, l'auteur de L'héritage a ouvert un petit musée, la maison VLB, dédié à son oeuvre immense, mais il a fermé ses portes quelques années plus tard. Pour s'imprégner de son parcours, il faut donc avoir en main le livre Le pays de mon père, dans lequel le romancier nous présente les territoires de son enfance à travers son alter ego, Abel Beauchemin.

9. Péribonka
Louis Hémon n'a vécu que six mois dans le village de Péribonka, au Lac-Saint-Jean, où il a travaillé comme ouvrier agricole, mais c'est là qu'il a trouvé la matière pour créer son oeuvre maîtresse, Maria Chapdelaine. La maison Samuel-Bédard, où a séjourné l'écrivain breton pendant quelques mois, peut être visitée pendant la saison estivale. La petite municipalité abrite également un musée honorant la vie et l'oeuvre de Louis Hémon, mort prématurément d'un accident en 1913.
10. Vieux-Québec
Jacques Poulin et la ville de Québec sont indissociables. Ses personnages romanesques, dont son alter ego, Jack Waterman, trouvent du réconfort dans le Vieux-Québec, sur les plaines d'Abraham ou encore dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. L'écrivain explore des lieux marquants avec une grande acuité. Un organisme, la Promenade des écrivains, offre, à partir du 6 juin jusqu'au 31 octobre, des visites guidées sur le Québec de Jacques Poulin, à travers un parcours de deux heures.


mercredi 15 juillet 2009

Qu'est-ce qui est rose avec des yeux rouges, et nage dans un chenal de Louisiane?







Réponse : Un dauphin albinos, phénomène extrêmement rare.
Les grands dauphins (tursiops truncatus) sont courants dans le chenal Calcasieu en Louisiane: ils se nourrissent dans les eaux profondes et jouent dans les vagues provoquées par les bateaux. Alors quand un dauphin rose saute au milieu de ses congénères gris, il se fait remarquer immédiatement.
Cet animal serait le 14e cas recensé dans le monde, et le troisième dans le golfe du Mexique, d'après la biologiste Dagmar Fertl de Plano (Texas).

Ce dauphin rose avait été vu bébé pour la première fois par Wesley Lockard en juin 2007. Alors qu'il pêchait avec des membres de sa famille, il a été surpris par la vision de l'animal. "Quelque chose sort de l'eau et vous vous dîtes: 'Oh! Est-ce que je viens de...?'. Et il ressort de l'eau et vous réalisez: 'Mais oui, je viens de voir un dauphin rose!", raconte-t-il.
Désormais, le mammifère fait partie de la vie du chenal sud du lac Charles, au même titre que les bateaux et les pêcheurs. "Nous le voyons régulièrement", confirme Roddy Blackburn, capitaine d'un bateau qui convoie les pilotes jusqu'aux bateaux ayant d'aide dans le chenal.
Mais voir le dauphin rose, qui aurait aujourd'hui deux ans et demi, demande de la patience.
Michael Harbison, biologiste au Département de la pêche et de la faune de Louisiane, l'a aperçu plusieurs fois, mais quand il ne le cherchait pas! Il a effectué deux sorties, dont une de dix heures, pour tenter de l'apercevoir. En vain.
Ce phénomène de la nature se promène habituellement avec quatre adultes, et doit partager son temps entre le golfe et le chenal, avance M. Harbison.
En règle générale, les dauphins montent à la surface pendant quelques secondes pour respirer, puis replongent dix minutes, avançant d'environ 800 mètres ou plus, a-t-il ajouté.
Cinq jours après avoir été signalé pour la première fois il y a deux ans, le dauphin a été récemment observé pendant 90 minutes par le pêcheur Randy Smith, qui l'a vu accompagner un animal adulte, sans doute sa mère.

La biologiste Mandy Tumlin, collègue de Michael Harbison, espère que les gens relateront leur rencontre avec le dauphin avec le plus de détails possibles pour les autorités. Mais ils doivent se tenir à une distance d'au moins 45 mètres et se contenter de le regarder une demi-heure pour que l'animal ne s'habitue pas à la présence humaine, a-t-elle souligné.
Aucune étude particulière n'est prévue, mais les observations pourront aider à suivre le parcours de l'animal. "Il est tellement rare que nous essayons de recueillir le maximum d'information à son sujet", a-t-elle noté. "Nous voulons vraiment le protéger". AP
Sur le Net: http://tinyurl.com/pmvdds

JE VEUX LE VOIR. JE VEUX L'AVOIR. JE L'AIME. IL EST MIGNON. C'EST UN MARGINAL COMME votre Atalante. ALORS....
QUE J'EN VOIS UN LUI FAIRE DU MAL !

mardi 14 juillet 2009

14 juillet


FRANCOPHILES,
FRANCOPHONES,
FRANÇAIS DE FRANCE OU D'AILLEURS.
JE VOUS AIME. JE NOUS AIME.

ET BONNE FÊTE NATIONALE !