lundi 30 novembre 2009

Gilles Carle, 1929-2009 : La mort d'un tacheron

Photo : Jacques Grenier - Le Devoir





Gilles Carle était à la fois cinéaste, scénariste, producteur, réalisateur publicitaire et peintre. Il est décédé samedi des suites de la maladie de Parkinson qui l’avait laissé diminué depuis des années.
Ces dernières années, on le voyait se faire trimballer lors des lancements, des hommages, dans son fauteuil roulant, muet depuis cinq ans, le corps affaissé, sans plaintes ni gémissements. Sa fidèle compagne, Chloé Sainte-Marie, qui nous aura épatés par son courage, disait chaque fois: «Il comprend tout. Il vous voit.» Elle avait ses codes à elle pour le saisir. On détournait parfois le regard, peinés, désemparés, secoués par des élans d'impuissance devant la déchéance physique du géant des écrans, qui enfanta nos rêves et nos détresses à l'heure où le Québec se réinventait.

Était-ce bien notre Gilles Carle aux yeux bleus de capitaine au long cours et à la crinière léonine, si fier, si créatif, si brillant, populiste parmi les bourgeois, érotomane et poète burlesque, l'amoureux du Carré Saint-Louis et de l'île Verte? Ce même cinéaste phare qui nous disait jadis: «Je tourne juste pour rester vivant», le voici mort à 80 ans. Achevé par la maladie de Parkinson, sournoise, qui l'avait claquemuré dans sa chair. Chloé, ses enfants, ses amis, ses admirateurs l'auront vu dépérir de mois en mois. Puisse-t-il trouver en quelque éther la délivrance!

Une trentaine de courts et longs métrages dans une oeuvre foisonnante, passionnée, à l'écoute d'une société émergeant du giron religieux. Son oeil fut témoin et révélateur de toutes nos fractures.

Il ne vieillira pas dans La maison d'hébergement Gilles-Carle, inaugurée le 7 novembre dernier à Saint-Paul-d'Abbotsford, par sa compagne, qui s'était battue bec et ongles afin d'ériger ce centre destiné aux personnes en perte d'autonomie. Son nom servira là-bas de bannière.

Gilles Carle, qui aura droit à des funérailles nationales, s'étonnait toujours, lui si anticonformiste, de recueillir les honneurs, voire d'avoir bel et bien une oeuvre derrière lui.

Il en aura reçu, des distinctions pourtant, du prix Albert-Tessier, à la Légion d'honneur française, à une pluie de prix Génie, sans compter le reste. Si longtemps accueilli à Cannes, où six de ses films furent projetés. En compétition en 1972 avec sa merveilleuse Vraie Nature de Bernadette dans lequel irradiait Micheline Lanctôt, en âme généreuse aux ailes brisées par la médiocrité du monde. Il remportera sur la Croisette en 1989 la palme d'or du meilleur court métrage avec 50 ans, sur le parcours de l'ONF.

Depuis la sortie des Mâles en 1970 à Paris dans un cinéma porno, accueilli par une presse française enthousiaste, la France l'avait adopté, tout comme sa muse, la belle Carole Laure. Gilles Carle a fait rayonner notre septième art dans nos frontières et hors Québec, avec ce dosage d'humour, de fantaisie, de grivoiserie, de lyrisme, d'imagination folle et cette quête d'une identité fuyante, récoltée parfois sur les traces d'un père enfui, comme dans l'emblématique Mort d'un bûcheron.

Carole Laure, avec six longs métrages en tandem, évoquait hier la mémoire de celui qui changea son destin: «Cultivé, passionné, pédagogue, témoin attentif de sa société. Il m'a tout appris!»

Il jugeait notre cinéma timoré en général, lui qui brisait tous les moules. Macho et féministe, libérant ses héroïnes ou les cassant, montrant leur exploitation, épris des femmes et des actrices, dont plusieurs furent ses compagnes. Avec surtout Carole Laure dont il fut le mentor et l'amoureux des années 70, puis sa dernière muse Chloé, pourtant éreintée par la critique en 1986 dans La Guêpe et Carle avec elle. Le cinéaste, bon prince, nous avouait avoir énormément appris de cet échec, et se pencher davantage sur le style des critiques que sur leurs flèches assassines... Mais le coup fut rude.

Du Viol d'une jeune fille douce en 1968, à Pudding Chômeur, en passant par La Vraie Nature de Bernadette, La Mort d'un bûcheron, La Tête de Normande Ste-Onge, Fantastica, Maria Chapdelaine, etc., que de femmes il aura placées au bord du gouffre ou à la tête des eaux, entre écrasement et libération, ou vice-versa! Même les acteurs qu'il mit en scène, dont Donald Pilon, un de ses interprètes fétiches, en Métis aux prises avec la société dominante dans Red en 1969, eurent droit souvent aux rôles de déchirement. Et comment oublier l'adaptation grandiose des Plouffe de Roger Lemelin en 1981, fresque demeurée culte?

Carle se destinait à la science, à la littérature ou aux arts visuels — il avait étudié à l'École des beaux-arts de Montréal —, mais fit son entrée au cinéma dans un ONF en ébullition, à travers des courts métrages documentaires. C'est l'extraordinaire Vie heureuse de Léopold Z, faux documentaire sur le déneigement détourné en fiction touchante et libertaire, qui le révélera en 1965. Carle quittera l'Office National du film l'année suivante, faute de pouvoir réaliser les fictions dont il rêvait. C'est en tandem avec Pierre Lamy qu'il produisit plusieurs films témoins de l'éclatement de la Révolution tranquille, mais aussi des séquelles des années de noirceur, dont La Mort d'un bûcheron, à cheval sur nos racines et nos libérations, premiers pas dans ses films de la jeune Carole Laure.

De son Maniwaki natal, en pleine Abitibi où il naquit en 1929 dans un milieu modeste, d'une jeunesse plus tard à Rouyn-Noranda en découvrant le cinéma avec enchantement, il aura conservé une liberté et un amour de la nature que ce Métis algonquin ne dédaignait pas attribuer à ses racines autochtones.

Cinéaste, scénariste, producteur, réalisateur publicitaire aussi, également peintre montrant le même humour hirsute que dans ses films, il s'est voulu un créateur populaire avant tout. Même dans certains documentaires, genre dans lequel il excellait, tels Ô Picasso, Cinéma, Cinéma, Vive Québec, aux montages fous et libres. Mais son meilleur documentaire fut en 1982 Jouer sa vie, incursion dans l'univers des joueurs d'échecs, qui connut un retentissement international très mérité.

.En fin de course, ses fictions s'essoufflaient. La Guêpe, La Postière et Pudding Chômeur ne furent pas ses meilleurs coups, tant s'en faut, mais Carle se battait pour continuer, contre les institutions souvent. Il n'aura jamais pu faire son film sur La Corriveau qui l'inspirait si fort.

Charles Binamé avait réalisé en 2006 l'émouvant documentaire Gilles Carle ou l'indomptable imaginaire, pas de deux entre cinéaste diminué et sa lumineuse Chloé face aux beautés de l'île Verte.

Aujourd'hui, tous ces Gilles Carle de lumière et d'ombre se réconcilient, face au rôle immense qu'il joua en propulsant au cinéma un Québec tout écartillé. Sa mémoire nous remonte à la gorge. Parti déjà? Parti enfin au bout de ses souffrances? Ou bien retrouvé à l'heure des bilans et des discours avec six millions de mercis?

Gilles Carle 1929-2009 - L'oeil phare de nos libérations s'éteint Odile Tremblay 30 novembre 2009 Le devoir

Était-ce vraiment nécessaire ?


COLOCS EN STOCK : Le Québec de Tintin


Grand fan de Tintin, le sociologue Yves Laberge, de Québec, publie en ce moment une adaptation québécoise de l’aventure de Hergé, Coke en stock, qui devient pour la circonstance Colocs en stock, chez Casterman.

«J’ai grandi avec Tintin, comme tous les Québécois de ma génération. Tintin m’a habité pendant des années», dit M. Laberge, en entrevue.

Le titre Colocs en stock a d’ailleurs été choisi afin de bien signifier la spécificité québécoise dans l’intitulé même de l’album. Le scénario et les planches du livre sont les mêmes que l’original.

«J’ai eu l’idée de cette transposition québécoise il y a deux ans. Je voulais donner ma vision québécoise de Tintin», souligne M. Laberge. Pour ce faire, Yves Laberge a dû négocier l’aventure avec la maison d’édition Casterman et la Fondation Hergé.

«Hergé était très strict dans ses dernières volontés. Il ne voulait pas que quelqu’un parachève le dernier album qu’il n’a pas eu le temps de terminer avant sa mort», précise M. Laberge, qui n’a pas eu de difficulté à convaincre les parties en présence.

«Ils ont vu tout de suite que je respecterais les personnages de Hergé; que je comprenais leur psychologie», dit M. Laberge.

Ainsi, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le capitaine Haddock ne prononce pas de sacres en québécois.

«Lorsqu’il insulte des gens, le capitaine Haddock ne dit jamais de jurons dans les versions de Hergé. Je tenais à respecter ce langage. Les textes que j’ai écrits ne sont pas en joual, mais plutôt en langage populaire», explique M. Laberge.

MOTS FAMILIERS

Parmi les expressions que vous retrouverez dans Colocs en stock, mentionnons «mitaines pas de pouce», «quin», «champlure», «chus pas capable», «j’ai entendu du train», «reste pas évaché»... Le lecteur reconnaîtra des mots exclusifs et familiers au Québec.

«Le plus difficile a été de trouver un équilibre entre les différents niveaux de langage, le choix des mots; ne pas trop en mettre», note l’auteur.

De plus, l’album de M. Laberge contient de nombreuses références et clins d’oeil à la culture québécoise. Ainsi, on parle du Pirate Maboule, de «42 miles de choses tranquilles» qui fait allusion ici à la chanson Le tour de l’île de Félix Leclerc. «J’ai voulu inclure des références à notre culture», conclut l’auteur.

Ce dernier ne sait pas s’il y aura une suite à Colocs en stock. Tout dépendra du succès du premier.


Serge Drouin


Jer ne sais pas si je le lirai, peut-être ju7ste par curiosité et non par intérêt..

René-Homier Roy, lors de lÉmission Six dans la cité te l'a descendu. Ayaoye !

dimanche 29 novembre 2009

Élena, La digne petite soeur d'Anne ( Frank)

Les mots d'une fillette atteinte d'un cancer inspirent un livre


Les petits mots d'affection et les dessins qu'une fillette de 6 ans destinait î..

Les petits mots d'affection et les dessins qu'une fillette de 6 ans destinait à sa famille alors qu'elle se mourrait d'un cancer ont inspiré un livre aux États-Unis, publié cette semaine.

Lorsque les médecins diagnostiquent une tumeur du cerveau, Elena Desserich a cinq ans. Ils ne donnent à la fillette de Cincinnati que six mois à vivre.

Ses parents, Brook et Keith, commencent alors à chroniquer sur un blogue le combat de leur fille afin de préserver le souvenir d'Elena auprès de sa petite soeur Gracie, ont-ils expliqué à la chaîne de télévision locale WLWT.

Après le décès d'Elena, les parents découvrent des petits mots laissés par la fillette un peu partout dans la maison, dans un sac au dos, entre les étagères, dans les tiroirs des placards, au milieu de la porcelaine.

«Nous avons commencé à les collectionner, ils disaient tous «Je vous aime papa, maman et Grace». Nous en avons trouvé des centaines et nous en trouvons encore aujourd'hui», a raconté Keith Desserich.

De blogue, ce journal de bord est devenu un livre intitulé Notes Left Behind (Sur la trace des petits mots) publié cette semaine.

Les profits générés par les ventes du livre iront à une association caritative créée par les Desserich pour combattre les cancers pédiatriques, The Cure Starts Now (La guérison commence maintenant).

Les parents d'Elena conservent chacun un petit mot de leur fille scellé, qu'ils n'ont pas ouvert. «On veut toujours croire qu'il reste encore un petit mot qu'on n'a pas encore lu», a dit Keith Desserich.


Source : Agence France-Presse


Cela ne fait pas penser - immédiatement - à Otto Frank, le père d'Anna , au moment de son retour des camps, dans l'annexe, quand il retrouva, le journal de sa fille. En le publiant, il pensait que sa fille serait peut-être immortelle. Il avait raison. L'histoire le prouve.

Elena, j'en suis-sûr, tu es la diogne petite soeur, pour ton combat à toi, que tu n'avais pas choisi, toi non plus, la digne soeur d'Anne Frank.

vendredi 27 novembre 2009

Le bonheur a une odeur de Renée Laurin


L'automne s'est bel et bien installé, apportant avec lui son festival d'odeurs irrésistibles: l'odeur du vent frais, des feuilles mortes, de la soupe aux légumes maison, de la tarte aux pommes fraîchement sortie du four, de la confiture de prunes qui mijote sur la cuisinière et du bois qui brûle dans les cheminées. Journal de Montréal

J'aime les odeurs, certaines plus que d'autres, évidemment. Celles de l'automne, en particulier, éveillent en moi une panoplie de souvenirs heureux du temps de mon enfance et de mon adolescence. Ces souvenirs-là sont réconfortants. Ils m'enveloppent comme une paire de bras chaleureux et m'apaisent lorsque l'agitation est au maximum dans ma tête. Quand rien ne va plus, je me réfugie dans les souvenirs qu'évoquent ces odeurs réconfortantes ou tente par tous les moyens de les recréer pour moi, mais aussi pour ceux qui font partie de ma vie: mes enfants, mon amoureux, les membres de ma famille, mes amis.
À l'automne, il m'arrive souvent de faire de la tarte aux pommes. Je le fais pour le plaisir de me gaver de son odeur délicieusement sucrée bien plus que pour me sucrer le bec. Je le fais aussi pour les enfants, pour les voir sourire et saliver d'envie. C'est comme ça qu'à leur tour, ils empliront leur mémoire olfactive de doux souvenirs d'enfance.

Idéalement, je voudrais pouvoir les éveiller chaque matin avec l'odeur du pain chaud et les accueillir le soir dans une maison qui sent les biscuits aux brisures de chocolat. Cela fait partie de mes fantasmes de mère. Je dis fantasme parce que pour y arriver, il faudrait que je cuisine sans arrêt. Je ne le fais pas. Je ne suis pas une cuisinière dans l'âme et le mode de vie ultra rapide auquel la plupart d'entre nous s'astreignent ne nous permet pas d'offrir ces plaisirs olfactifs à nos enfants sur une base quotidienne.

En trichant un peu toutefois, il y a moyen de combler ce besoin d'odeurs sans trop y mettre de temps et d'énergie. Une copine me confiait récemment qu'elle achetait régulièrement des mélanges à muffins, auxquels on ajoute simplement un oeuf et de l'eau et les mettait au four juste avant d'accueillir ses filles après l'école. Pas trop santé peut-être, mais drôlement pratique pour emplir la maison de bonnes odeurs rapidement. Efficace, aussi, pour mettre vos enfants de bonne humeur.
Une autre copine, qui cuisine encore moins que moi, m'a fait bien rire en me racontant qu'elle faisait rôtir des oignons en attendant que son chum arrive pour préparer le véritable souper. C'était pour l'odeur et son effet réconfortant, m'a-t-elle dit. Un succès assuré pour ceux qui adorent l'odeur des oignons rôtis à la poêle.
Ma mère m'a aussi vanté maintes fois les mérites de la mijoteuse. Il suffit de préparer le repas la veille et de mettre la mijoteuse en marche le matin en partant au travail. Le soir, en rentrant dans votre maison parfumée au boeuf bourguignon, vous aurez l'agréable impression que votre mère est passée pendant votre absence pour vous préparer votre plat préféré.
L'influence des odeurs
Les odeurs ont une influence sur notre état d'esprit, j'en suis convaincue. Selon plusieurs chercheurs, notre système olfactif serait directement relié à notre cerveau émotionnel. Nous réagissons à une odeur en fonction du souvenir qu'elle nous rappelle. Le même parfum peut susciter de bons ou mauvais souvenirs, selon le vécu de la personne qui y est exposée.

L'odeur d'un lieu influence aussi nos choix. Elle nous donne envie de nous installer ou de partir au plus vite. Lorsque je cherchais une garderie pour mon premier bébé, il y a déjà quelques années de cela, mon choix a été fortement influencé par l'odeur des lieux. La senteur du désinfectant à plancher dans le premier CPE visité me levait le coeur. Je n'ai pas pu me résoudre à y laisser ma fille, même si les éducatrices étaient merveilleuses. J'avais l'impression de la laisser dans une école, pire, un centre hospitalier. Je lui ai finalement trouvé une place en milieu familial. Après une semaine, j'ai dû revenir sur ma décision et passer par-dessus l'odeur désagréable. Il valait mieux la laisser entre des mains compétentes et chaleureuses que dans une jolie maison parfumée où personne ne prêtait attention à ses besoins.

Je n'avais pas le choix à l'époque. Si j'avais pu, je l'aurais gardée à la maison, près du parfum rassurant de sa mère. J'aurais profité de ces moments précieux, alors que l'odorat fonctionne au maximum de ses capacités, pour emplir ses minuscules narines d'odeurs de lilas, de gâteau au chocolat et de bouillon de poulet maison.

Ces parfums sont rassurants pour tout humain, non ?


jeudi 26 novembre 2009

La maman de Bambi n'aurait jamais dû mourir 1 : première version




La maman de Bambi n'aurait jamais dû mourir


Ni Hiroshima être pulvérisé


Ni Jésus être cloué pour rien


ni même la première guerre survenir


La maman de Bambi n'aurait jamais dû mourir


ni Les parents Rosenberg mourir et abandonner les enfants


ni le fanal s'éteindre dans le noir du monde


ni les enfants devenir objet de désir pervers


ni les pères et les mères se retirer de l'étreinte familiale




Non La maman de Bambi n'aurait jamais dû mourir


elle aurait dû demeurer avec son faon, le chérir, le nourrir, l'aimer,


et finir en belle vieille à ses côtés




Nous n'aurions pas dû donner des armes aux juvéniles


Ni voler du pain aux pauvres et brûler leur maison


Ni renier nos racines et nos pères et nos mères


Ni faire passer le faire avant l'être




Nous n'aurions jamais tuer tous les mamans qui maternent encore


L'enfant aurait quand même son histoire ¸et pour le réalisme ..


il avait bien le temps..




Sinon..on dort les poings ouverts
à suivre ...

mercredi 25 novembre 2009

Les disparus : Un musée de la voix




Daniel Mendelsohn est l'auteur d'une enquête magistrale sur six membres de sa famille massacrés en Pologne par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Entretien avec un réputé universitaire et critique littéraire américain obsédé par l'histoire des siens.


Accueilli dès sa parution par des critiques dithyrambiques, qui l'ont qualifié de chef-d'oeuvre, Les Disparus est un récit biographique bouleversant. Son auteur, l'écrivain new-yorkais Daniel Mendelsohn, a sillonné inlassablement les cinq continents, pendant cinq ans, pour dessiner un visage à six membres de sa famille anéantis par les ténèbres de mort qui se sont abattus au début des années 1940 sur les juifs de l'Europe de l'Est. Ce récit haletant, inspiré des épopées d'Homère et écrit dans une langue envoûtante évoquant celle de Proust, est une quête identitaire puissante et une magnifique ode à la farouche et vaillante résistance du commun des mortels face à la barbarie humaine. Une salutaire leçon d'Histoire et de vie. Exceptionnel.

Selon Élias Levy


Citations de l'auteur sur son ouvrage :


"Je tenais à préserver intactes les voix des témoins que j'ai interrogés. Ce livre est un musée de voix."


"Plus rien ne m'étonne ni me choque. Il ne faut surtout pas discuter avec les assassins de la mémoire juive. Tous ceux qui nient la véracité de l'Holocauste agissent aussi vilement non pas parce qu'ils veulent connaître une vérité historique, mais tout simplement parce qu'ils haïssent les juifs. Leur judéophobie débridée et leur irrationalité priment sur leurs pseudo-arguments ineptes. La seule manière de répondre à leurs assertions fallacieuses, c'est de continuer à recueillir les témoignages des derniers survivants de l'Holocauste. C'est une urgence impérative, car les voix des derniers témoins oculaires de la Shoah s'éteindront bientôt à tout jamais."

Je n'avais jamais entendu parler de cette oeuvre avant aujourd'hui. Je crois que je vais m'y mettre bientôt.

Vivement que je vous en reparle.

mardi 24 novembre 2009

Amour dépassant les âges

Michel Tremblay offre une rentrée saisissante pour le théâtre Jean Duceppe avec sa toute nouvelle pièce, Fragments de mensonges inutiles, racontant l'histoire de deux jeunes qui vivent leur homosexualité à travers le temps.

Amour dépassant les âges

La toute nouvelle création de Michel Tremblay, Fragments de mensonges inutiles, a pris l'affiche, cette semaine, au théâtre Duceppe de la Place des Arts. Fragments de mensonges inutiles, c'est l'histoire de deux jeunes, Jean-Marc (Olivier Morin) et Manu (Gabriel Lessard), qui s'aiment à travers le temps. Oui, vous avez bien lu, à travers le temps, car le premier vit en 1959 et le deuxième en 2009. Comment est-ce possible? Le talent de Michel Tremblay a réussi cet exploit. La scène, virtuellement divisée en deux partie, voit évoluer les deux époques simultanément. D'un côté, un mur beige, orné d'un crucifix; de l'autre, un mur noir, vide. Huit chaises qui se déplacent comme sur un échiquier. Huit personnages: deux mères, deux pères, deux amoureux, un psychologue et un aumônier. Le tout se déroulant en miroir, par duos, quatuors et parfois solos.

Deux époques, mêmes réalités

Dans une mise en scène impressionnante, les répliques s'enchainent et se croisent de part et d'autre de la scène. On a parfois l'impression que les deux jeunes sont aux deux endroits en même temps, surtout quand ils ont affaire au psy/prêtre. Le texte est touchant, empreint de colère, de tristesse et d'amour fou. La détresse des deux jeunes est palpable et le coming out de Manu, qui fond en larmes dans les bras de sa mère paralysée, est terriblement réaliste.Les deux protagonistes, qui tentent d'accepter leur homosexualité, se retrouvent tous les deux seuls face à leur situation. Le premier est pris dans le silence et le mensonge, dans l'impossibilité de révéler au grand jour la peine qui l'afflige. Le second, sorti de l'ombre, se retrouve tout autant face au silence, incompris de sa mère et surprotégé par son père, à qui il ne veut pas se confier. On se rend compte à quel point, malgré les époques, la solitude homosexuelle demeure aussi grande. La réaction de leurs parents, confrontés à cette nouvelle situation, est impressionnante, surtout dans le cas de Nana (Maude Guérin), qui veut tout faire pour protéger son fils de la cruauté autres et qui confronte l'aumônier de manière remarquable dans un monologue à serrer le cœur.
Jeu réaliste des acteurs

Si l'histoire et les textes nous font vite entrer dans l'histoire, l'entremêlement des répliques amène parfois la confusion, surtout lorsque les deux côtés de la scène ne traitent pas du même sujet. La musique de genre opéra est également parfois un peu agaçante. Les nombreuses scènes d'affection entre Manu et Jean-Marc sont grandement appréciées et leurs caresses parfois placées dans des monologues d'autres personnages nous rappellent que l'amour est au centre de cette histoire. Deux jeunes qui s'aiment par-dessus tout, un premier amour fou qui dépasse même le temps.
Une bonne introduction à Michel Tremblay

Cette pièce est une bonne idée de sortie, malgré son prix rédhibitoire, pour les jeunes qui veulent une première expérience de théâtre gai, tout autant que pour les habitués du domaine - même les hétéros - qui désirent se plonger dans un drame classiquement à la Michel Tremblay.
Fragments de mensonges inutiles est présenté au théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts jusqu'au 17 octobre, puis en tournée du 24 octobre au 12 décembre.

Merci à AlterHéros pour le texte.
J'ai manqué cette production, lors de sa création, mais je compte bien me reprendre, puisqu'elle est en tournée, en ce moment. Pour les dates, on peut les avoir sur le site de La Compagnie Jean Ducceppe.






lundi 23 novembre 2009

Album de Florentine par Miyuki TANOBE 2




Le restaurant de Sam Latour (Bonheur d'occasion) 1983



18" x 14"Sérigraphie 44/125

dimanche 22 novembre 2009

Le vieille homme et son gîte






le pourpre gîte

quand il visitait le vieil homme
il s’abritait dans sa maison
dans ses mots
dans son coeur d’ermitage
dans les yeux de ses voyages
il se lovait dans sa lueur

Quand il marchait
dans les parrages azurés du vieil homme
il s’envolait
dans sa tête
dans sa maison
dans son rêve plein de racines
dans son coeur plein d’ancrage

il avait les yeux de son feu
il volait avec lui au-dessus de ses hectares

Quand il parlait
avec le vieil homme dans sa maison
il le buvait
il s’exilait bien loin dans la douceur

et redevenait sa propre maison
son propre vieil homme
dans une autre maison
avec lui

22 juin - 27 oct.95 / 28 fév. - 19 juin 2007

vendredi 20 novembre 2009

marcher pour voler


marcher pour voler

errer
ne plus savoir où se perdre
vouloir errer
marcher
partir courir mourir
vouloir se perdre dans le partir
dans l’éperdu

vouloir se départir des armures
des soudures
des impostures
des sutures
des abris des bris
des pelures des blessures

fuir
pour s’interdire de stagner
de rester
fuir pour s’éplucher
pour s’épurer s’irriguer

je marche avec les miens les aimés
bien vivants
sous mes semelles
bien saignants sous mes paupières

je marche pour voler

beau beauté
bleutée prisme dans mes ailes

je vois mieux d’en haut

tout m’apparaît
tout me parait fabuleux
et mieux

je respire avec des poumons neufs
dérobés
aux nuages

15 déc. 91 / 3 et 8 avril 92 / 16 juin 93 / 6 fév. -5 déc. 94 / 10 et 11 juin 95 /
22 août 96 / 5 mars 07

Les bureaux de poste ruraux en péril?

Les bureaux de poste ruraux en péril?
Les bureaux de poste en milieu rural, comme dans les MRC Mékinac et des Chenaux, pourraient bien fermer d’ici quelques années Photo L'Hebdo / Jonathan Roberge
Les bureaux de poste ruraux en péril?
Le gouvernement du Canada a mis sur pied un projet de révision du service postal en milieu rural. Si la mesure qu’il prévoit est appliquée, il fermera successivement chacun des bureaux de poste en milieu rural d’ici quelques années.
«Ce qu’ils veulent, c’est donner ça à des commerçants, épiceries, dépanneurs, des boîtes sur les coins, etc.», explique Jacques Vézina, secrétaire de la section québécoise de l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints.

Rappelons qu’un moratoire sur la fermeture des bureaux ruraux avait été mis en place il y a 15 ans.

Face au mécontentement qui s’élève devant cette mesure de fermeture des bureaux ruraux, le gouvernement a cédé et mentionné qu’il les laisserait en place.

Cependant, ce qu’il n’a pas mentionné, c’est qu’il voudrait procéder comme suit. Dès qu’un maître poste prend sa retraite ou quitte ses fonctions dans une petite municipalité rurale, son poste n’est pas renouvelé et le bureau ferme ses portes.

«Pourtant, depuis 14 ans, Postes Canada enregistre des profits chaque année, n’est plus subventionné et fonctionne très bien de façon autonome», ajoute M. Vézina, en précisant que le service figure parmi les plus importants employeurs au pays.

Ce que l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints déplore, c’est que les bureaux de poste constituent une présence gouvernementale, souvent la seule dans la municipalité. Il est important de continuer à offrir ce service, et non seulement par des petits comptoirs installés dans les commerces.

jeudi 19 novembre 2009

La sortie d un grand de troisième année 10

J ai enfin une avocate qui daigne s occuper de moi.

  • Elle provient du syndicat.
  • Discussion, une heure au telephone hier matin..
  • De sa part : Ecoute, questionnement pertinent, témoignage de sympathie, compréhension, initiative d'aide, expression d'indignation : enfin un beau festival d'espoir.

Elle propose même de réféléchir à la possibilité e contacter la régie des logemments et l'assurance -groupe qfin que je puisse avoir accès à des médicaments et à de la patience ( la régie ) le temps que le grief soit entendu et la décision rendue. Ce qui peut prendre encore quelques temps.

Oui une demande de grief à plusieurs volets sera lançé sous peu contre mon employeur : Concernant ma rétrogration prématuré ( après seulemment quatre semaines, on décide que je ne suis pas un non enseignant au primaire, et cela pour toujours..), ma mise en congé sans solde illégale et cavalière et cela à deux jours d'avis, et finalemment pour le refus intransigeant de reconnaître ma maldie et de m'octroyer l'assurance à laquelle j'ai droit.

En début de semaine, je me plaignais en haut lieu, de l'inertie de syndicat local à véritablemment m'aider. Cela a porté fruit.

Cela commençe enfin à bouger !

P.s : J'ai reçu ma première prestation d'assurance-emploi, hier. Mensuellemment, et pour une durée de 15 semaine, je recevrai l'équivalent de ce que l'aide-sociale m'offrirait. Pas mal, hein, cela pour un enseignant de 26 ans d'expérience, permanent à sa commissions scolaire et syndiqué, par surcroît.

Le millepatte sur un nénufar

http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/cental/documents/presse_20090321_SoirMagazine.jpg

la nouvelle orthographe

Je suis enragé noir. Je viens juste de lire des articles en ligne sur la nouvelle Orthographe. Je la croyais juste soi-disante, en développement. Mais son essor est plus grand que je ne le croyais. Je vous partage ces informations. Je me remts des mes émotions. Je décante tout cela, et je vous en reparle.


ertaines rectifications ont été apportées à l’orthographe française. Les appliquez-vous lorsque vous rédigez des documents scolaires ou lorsque vous écrivez un simple courriel ? Les nouvelles graphies sont en vigueur et cohabitent maintenant avec les anciennes. L’Office québécois de la langue française (OQLF) a confirmé, dans un communiqué publié le 3 mai 2004, qu’il « estime qu’en cette période de transition, ni les graphies traditionnelles ni les nouvelles graphies proposées ne doivent être considérées comme fautives[2] ». Il n’y a donc pas d’erreur à utiliser l’une ou l’autre des formes, mais la version moderne, plus cohérente avec le système orthographique – c’est le but des rectifications –, tend à être privilégiée. On peut lire également dans le communiqué de l’OQLF que, « dans ses travaux et publications, l’Office donnera désormais la priorité aux nouvelles graphies dans la mesure où elles sont attestées dans les dictionnaires usuels ». Les logiciels, dictionnaires, grammaires se mettent d’ailleurs de plus en plus à jour en la matière.

Outils électroniques

En 2003, les logiciels de correction Antidote Prisme (produit au Québec par Druide informatique inc.) et ProLexis (Europe) ont intégré toutes les nouvelles graphies dans leurs dictionnaires. La correction d’un texte se fait dorénavant selon les choix suivants : corriger en nouvelle orthographe, corriger en orthographe traditionnelle, ou accepter les deux orthographes.

Le géant Microsoft a annoncé cet été qu’il intègrerait lui aussi la nouvelle orthographe dans ses produits. Concrètement, des correctifs seront proposés gratuitement en ligne, ou alors les rectifications seront intégrées à l’occasion de nouvelles éditions, selon les produits (Office, Word, Outlook, Encarta, Works, etc.).

Le communiqué de l’OQLF mentionne pour sa part que « dans Le grand dictionnaire terminologique (GDT), l’Office applique déjà les graphies nouvelles dans le cas des néologismes et des emprunts ».

Dans l’enseignement

La nouvelle orthographe est enseignée depuis plusieurs années dans les cours de grammaire du français écrit du Département de linguistique et de didactique des langues de l’UQAM. Dans les cours de grammaire destinés aux étudiants en éducation, les documents distribués en classe sont rédigés en nouvelle orthographe, l’équipe d’enseignants ayant pris la décision d’être de son temps et d’utiliser une écriture moderne plutôt que traditionaliste.

À l’Université de Montréal, les enseignants des cours de français écrit s’adressant aux futurs maitres ont pour consigne d’enseigner la nouvelle orthographe chaque fois qu’un thème abordé dans un cours est touché par les rectifications orthographiques.

Les tests du SEL (Service d’évaluation linguistique) que doivent passer bon nombre de futurs enseignants au Québec ont été modifiés en 2003 pour prendre en considération la nouvelle orthographe.

Pour sa part, le ministère de l’Éducation (MEQ) tient compte des rectifications orthographiques dans la correction des examens de fin d’année :

  • en 5e secondaire, dans le cas de l’épreuve unique d’écriture, les élèves ayant droit à des dictionnaires et grammaires faisant état des rectifications de l’orthographe ;
  • au collégial, dans le cas de l’Épreuve uniforme de français

Deux-mille mots rectifiés

Les rectifications touchent un peu plus de deux-mille mots. Vous trouverez cette liste complète et l’explication des nouvelles règles dans la brochure de 40 pages intitulée Vadémécum de l’orthographe recommandée (surtitre Le millepatte sur un nénufar), distribuée par le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF)


Résumé des principales règles
Source : Romain Muller, site officiel www.orthographe-recommandee.info/orth.htm

Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union.
Ex. : vingt-et-un, deux-cents, trois-millième (3000e)

Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel.
Ex. : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis

On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe) et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.
Ex. : évènement, crèmerie, je cèderai, ils suggèreraient

L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et dans quelques cas d’ambigüité.
Ex. : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait

Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).
Ex. : j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras

Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français.
Ex. : des matchs, des miss, révolver

La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère, et dans les mots composés avec des éléments « savants ».
Ex. : contrappel, entretemps, tictac, weekend, agroalimentaire, portemonnaie

Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
Ex. : corole ; frisoter, frisotis

Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi- et est ajouté dans quelques mots.
Ex. : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer

Certaines anomalies sont supprimées et quelques familles sont réaccordées.
Ex. : assoir, bonhommie (comme bonhomme), imbécilité (comme imbécile), persiffler (comme siffler)

Des exemples

Les rectifications harmonisent le système orthographique français, et elles ont aussi l’avantage de favoriser une cohérence plus grande d’un dictionnaire à un autre : c’était parfois le désordre, particulièrement pour les mots composés.

On trouvait un cure-dent mais un cure-ongles. En nouvelle orthographe, on a un cure-dent, un cure-ongle ; des cure-dents, des cure-ongles. La formation du singulier et du pluriel est donc régularisée. Pour les mots empruntés, l’alternance singulier/pluriel est francisée : un ravioli, des raviolis.

En orthographe traditionnelle, on écrivait de la même façon 1000/125, 1100/25 et 1125es : mille cent vingt-cinquièmes. En orthographe nouvelle, l’ancienne règle étrange du trait d’union est remplacée par une règle systématique : chaque nombre est une unité lexicale cimentée par des traits d’union, ce qui permet de distinguer mille cent-vingt-cinquièmes (1000/125), mille-cent vingt-cinquièmes (1100/25) et mille-cent-vingt-cinquièmes (1125es).

La paire incohérente souffler, boursoufler fait place à la paire harmonisée souffler, boursouffler. L’ensemble disparate règlement, réglementation, règle, réglera forme dorénavant une série cohérente : règlement, règlementation, règle, règlera. On avait une contremarche, mais du contre-plaqué. On a maintenant du contreplaqué.

On écrivait cime et abîme, chapitre et épître, éperdument et assidûment. Si on fait abstraction de quelques cas d’homographie, force est de constater que les accents circonflexes sur i et u sont devenus désuets et inutiles : ils n’ont plus leur raison d’être de nos jours.

Avantages pédagogiques

Les rectifications orthographiques étendent la portée de plusieurs règles générales connues. Par conséquent, le nombre d’exceptions qui nuisaient à l’apprentissage de la règle par l’élève est réduit, et les heures qui devaient être consacrées à leur enseignement peuvent maintenant être utilisées à d’autres fins plus constructives.

C’est le cas notamment de la régularisation du pluriel des noms composés, dont il fallait jadis mémoriser les incohérences. C’est aussi le cas de la généralisation de la conjugaison avec accent grave pour les verbes en -eler et -eter. Autrefois, il fallait retenir la longue liste des verbes qui redoublent la consonne l ou t devant e muet, et la liste de ceux qui prennent un accent grave dans le même contexte. Comble de malheur, les tableaux de conjugaison se contredisaient parfois d’un ouvrage à un autre. Aujourd’hui, la liste des exceptions est réduite à deux seuls cas, les verbes fréquents appeler, jeter (et leur famille), dont les formes conjuguées étaient déjà bien établies et que les experts ont choisi de ne pas modifier. Pour tous les autres verbes, plus de doutes, plus de recherches : on les aligne sur le modèle de acheter et geler. Ainsi, cacheter, harceler ou ruisseler font je cachète, tu harcèles, il ruissèle. Cette règle générale, qui requiert la présence d’un accent grave devant une syllabe contenant un e muet, assure une cohérence dans la conjugaison des verbes en -eler et -eter, cohérence qu’on retrouve également dans d’autres modèles de verbes, comme céder ou lever, qui font aussi je cède, je lève. On la retrouve même dans des noms comme avènement, crème, et maintenant aussi dans évènement, crèmerie.

CHANTAL CONTANT

professeure en grammaire du français à l’UQAM

Imaginant Coralie, petite 1






mercredi 18 novembre 2009

Quand l'amour prend soin

La chanteuse Chloé Sainte-Marie auprès du cinéaste Gilles... (Photo: Bernard Brault, archives La Presse)

La chanteuse Chloé Sainte-Marie auprès du cinéaste Gilles Carle, souffrant de la maladie de Parkinson. Ce dernier dans un état de santé précaire est actuellement hospitalisé.

Photo: Bernard Brault, archives La Presse



La chanteuse Chloé Sainte-Marie a inauguré, hier, la Maison Gilles Carle, qui accueillera cinq personnes âgées en perte d'autonomie à Saint-Paul-d'Abbotsford en Montérégie. Cette annonce s'est effectuée au moment où l'état de santé de M. Carle est plus précaire que jamais.

M. Carle a été hospitalisé il y a trois semaines après avoir souffert d'une pneumonie d'aspiration et d'un infarctus. «Ça fait trois semaines qu'il n'a pas mangé ni bu», note Mme Sainte-Marie, qui ajoute que son mari ne fait pratiquement que cligner des paupières.

Mme Sainte-Marie raconte qu'elle a «joué à un jeu» avec son époux la semaine dernière: «Je lui ai dit que s'il clignait des yeux, ça voulait dire «oui». Je lui ai demandé: «M'aimes-tu?». Il a cligné des yeux. Plus tard dans la conversation, je lui ai redemandé: «M'aimes-tu?» Il n'a rien fait au début. Puis après quelques secondes, il m'a fait un clin d'oeil!»

Une équipe spécialisée en dysphagie a analysé l'état de M. Carle. «Ils ont dit que Gilles veut manger et vivre. Mais c'est tout son appareil de la bouche qui ne répond pas aux commandes», explique Mme Sainte-Marie.

Tant que M. Carle ne mangera pas, il ne pourra retourner chez lui. Mais malgré tout, Mme Sainte-Marie a inauguré, hier, la Maison Gilles Carle. «La Maison va créer un précédent», assure la chanteuse.

La grande maison canadienne de Mme Sainte-Marie, située au coeur de la nature à Saint-Paul-d'Abbotsford, a été transformée au cours de l'été pour accueillir des personnes en perte d'autonomie.

Les dons du public et d'entreprises privées ont permis d'achever les travaux. Quand les résidants feront leur entrée, leurs contributions permettront de financer l'organisme sans but lucratif.

Parce que Mme Sainte-Marie souhaite que la maison soit accessible aux personnes à moindre revenu, un déficit de 15 000 $ par année par résidant est à prévoir. «On aimerait que le gouvernement nous aide. Une personne qui habite en foyer public coûte entre 60 000 et 85 000 $ par année. Nous demandons 15 000 $ par année par patient... On pense que la Maison Gilles Carle aide le gouvernement. On aimerait que le gouvernement nous aide à l'aider», note Pierre Deslaurier, collaborateur de longue date de Mme Sainte-Marie et bénévole pour la Maison Gilles Carle.

Plusieurs célébrités étaient présentes, hier, pour souligner le travail de Mme Sainte-Marie, dont Donald Pilon, Paul Buissoneau et Louise Portal. La comédienne a d'ailleurs mentionné qu'elle souhaitait réserver sa place dès maintenant dans la Maison Gilles Carle.

En attendant, les cinq résidants qui auront la chance de «vivre dans un concubinage à cinq», comme se plaît à dire Mme Sainte-Marie, n'ont pas encore été choisis. Un comité de sélection nommera très bientôt les futurs occupants.


Ariane Lacoursière
La Presse

Prête-moi ta plume, pour écrire un mot 4




S'il pouvait parler, voici comment un jeune rottweiler se présenterait lui-même.


J'ai surligné les extraits qui me représentent le mieux.


Bonne journée.


Coralie



Je suis un athlète vigoureux et musclé. Vigoureuse oui, sans aucun doute. maîs musclé, pas exactement.Sur ce point, je renie un peu cete origine.



Mon physique imposant m'attire le respect partout où je passe. Ceci ne me surprend pas beaucoup si je considère qu'en rapport avec ma taille moyenne, je suis le chien le plus puissant de la race canine. Si me verriez courir, vous le constateriez. Mon père numain est impressionné chaque fois. Par ma puissance vélocipède, justement.



La plupart de mes ancêtres ont travaillé comme chien de garde, de défense ou de protection de troupeaux. C'est donc normal que je sois doté d'un fort tempérament. Chien spécial, je demande un maître tout aussi spécial que moi,


Et c'est le cas, croyez-moi



un maître qui saura harnacher ma puissance avec intelligence.



Mon esprit résolument protecteur. Résolument pas mal !!






m'oblige à être mis en contact dès mon jeune âge avec d'autres animaux Ceci m'a résolument manqué, justement. C'est pour cela, que j'en ai peur et quand M-A est là, je cherche à le protéger de ces bestioles. Une ancien connaissance de la famille avait l'habitude de dire à cet égard que je n'avais appris le langage animalier, avec ma mère et ma fratrie, quand j'étais petite.






et avec des humains, pour m'habituer à leur présence. Une fois ces bonnes dispositions acquises, elles ne me quitteront jamais car mon caractère est d'une stabilité et d'une prévisibilité exemplaires et reconnu par tous les spécialistes. Toutefois, je ne perdrai jamais mes qualités de gardien émérite. Que voulez-vous, c'est génétique !



Et c'est un trait dominant chez-moi. Pas mal très.




Je n'aime pas regarder les films où mes congénères sont présentés. Habituellement nous y sommes des brutes sanguinaires et féroces. Certes, nous avons un physique fort approprié à ces excès. Cependant, je tiens à affirmer publiquement que dans la réalité les incidents impliquant des Rottweilers sont rarissimes. Hélas, lorsqu'ils surviennent, les journaux à sensation les montent en épingle. Ces publicités négatives ternissent notre réputation collective sans compter qu'elles sont loin de présenter fidèlement les faits et circonstances entourant ces incidents. Quoiqu'il en soit, cette mauvaise presse crée dans le public une représentation erronée qui rejaillit sur nous tous. Qui me côtoiera le moindrement ne pourra que découvrir mon caractère particulièrement stable et agréable.



Comme pour toute race de chiens, les vrais coupables des accidents sont les éleveurs non consciencieux ainsi que les maîtres irresponsables. Hélas, quand un accident survient, c'est toute la race qui est mise au banc des accusés, les maîtres aussi d'ailleurs. Mon principal défi est de trouver un maître (ou une maîtresse, bien sûr) qui me convienne. C'est déjà fait, pour moi. Ce fût en juin 20o7 !




Je recherche une personne confiante, équilibrée et sûre d'elle-même. Le pire qui peut m'arriver est de tomber sur un maître peureux, à la recherche d'un protecteur. Nos caractères seront à coup sûr incompatibles et, tant qu'à moi, il serait préférable qu'il se munisse d'un système d'alarme... Ce dernier peut être désactivé en quelques coups de boutons, moi non car je travaille à plein temps. Hélas, les conséquences peuvent en être dramatiques. Mon maître idéal sera doté d'une forte personnalité. C'est le moins que l'on puisse dire. J'ai la mienne aussi. Qui carbure aux émotions fortes, à la passion.




Il saura se faire respecter par moi, ce qui n'est pas si facile que cela, malgré mon bon caractère. Je n'aime pas les faibles... Remarquez que j'ai bien dit « forte personnalité » et non pas « physique fort », c'est loin d'être la même chose ! Avec moi, la force brute ne mènera à rien. Au contraire, le caractère, le vrai, m'impressionne. Je le détecterai rapidement chez le maître approprié et j'accepterai facilement qu'il devienne mon patron.




Même si je suis loin de l'écouter tout le temps. Hein mon maître ?
Je me ferai une joie de tisser la plus grande complicité avec lui (ou elle !). Bien entendu, cette complicité se bâtira dès les premiers mois de ma vie.




Complices, vous avez dit complice ?




Employer la force physique avec moi pour me dresser ne pourra avoir que des conséquences fâcheuses, ce n'est pas la bonne manière pour faire un bon chien avec moi, loin de là. Bien entendu, je ne recherche pas les passe-droits. Mon maître devra être juste avec moi, me ramener dans le bon chemin quand il le faudra. Il doit aussi être cohérent avec moi, c'est-à-dire m'énoncer clairement ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. Je ne suis pas un chien pour les demie-mesures.




La violence, j'y ai goûté petite. Comme mon papa numain et nous n'en vvoulons plus. Absolument plus.




On ne m'achète pas contre une poignée de dollars, on m'adopte !




Et on est qautre adoptés dans la famille. papa, meux frères félins : Virgile et Claudius ainsi que moi-même.




En effet, je ferai partie intégrante de ma famille d'accueil, j'en serai un membre à part entière. Ceci est essentiel à mon équilibre. Je ne suis pas un chien à temps partiel, je demande beaucoup mais en échange, je donnerai beaucoup. Si vous ne pouvez m'appliquer beaucoup de temps, je ne suis pas pour vous, désolé.





Je déteste être enchaîné alors que vous faites autre chose.




Je suis trop éprise de liberté, pour aimer cela.




La frustration me gagne et altère mon comportement, même après que je sois détaché. Un chihuahua de mes amis me disait l'autre jour qu'il ressentait la même chose que moi. Je crois que c'est normal pour la plupart des chiens, non ? Quoiqu'il en soit, il ne faut pas jouer avec le feu. Je suis un animal à la puissance peu commune, il ne faut pas me négliger et me laisser à moi-même au risque que je devienne un danger...



Dès le premier jour, je m'attends à ce que mon maître me prenne en main. Très tôt, - C'est jamais aussi tôt que je le voudrais, par contre.-il me sortira en laisse afin qu'elle devienne pour moi le signe d'une sympathique ballade avec mon maître et non un instrument de torture.



Je m'attends à ce qu'il fasse preuve de fermeté - elle est très flexible, sa femeté, héhéhé ! -avec moi mais qu'il ne me maltraite pas. Pour tous les autres, il faut absolument éviter d'exacerber inutilement mon agressivité. Si je suis mal contrôlé, je ne sais jusqu'où je pourrais aller. Je suis sûr que pas plus vous que moi ne désirons le savoir, n'est-ce pas ?



Mais, il ne faut pas oublier que votre domicile et votre terrain deviendront ma niche et mon terrain. Mettez-en !



Mon instinct de propriété et de protection est très fort. Veuillez donc prendre la peine d'installer un écriteau du style « Attention ! Chien au travail », il ne sera pas mensonger car je travaille à plein temps à assurer NOTRE sécurité.
Maintenant que je me suis présenté, vous me connaissez mieux. Analysez vos besoins et votre caractère pour vérifier si nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre. Si après mûres réflexions vous le croyez, alors n'hésitez pas une seconde de plus ! Je vous attends les pattes grandes ouvertes ! Nous tisserons ensemble une complicité intense qui ne se démentira jamais, croyez-moi...
Sincèrement vôtre,
Un petit rottweiler

mardi 17 novembre 2009

La sortie d'un grand de troisième année 9

Un mur. Encore. Toujours les murs pour m'empêcher de vivre.
Ma commission scolaire refuse de me verser quelqu'assurance salaire que ce soit. Étant donné que je suis en congé sans solde. J'ai beau leur dire que c'est un congé sans solde illégal et indésirée. Rien à faire.
Rien ne va plus.
Moi qui pensait récupérer des sommes dues depuis le 23 oct.
Et en plus le médecin s'est trompé de date sur le certificat médical.
Y'a pas de place nulle part , pour tous les Ovide Plouffe du monde entier.
Gabriel Arcand se souvient d'Ovide Plouffe

La sortie d'un grand de troisième année 8

Après maintes et maintes insatisfactions de ma part à l'endroit de mon syndicat local. J'ai décidé de jeter la serviette d'une certaine façon. En me rendant à un niveau supérieur pour obtenir de l'aide, du soutien, de tout ordre. Car rien ne va plus avec les intervenantes de mon syndicat immédiat. Ils sont dépassés. Ne font pas grand chose pour faire avancer le dossier. Je dirais même plus et mieux : Elles ne font rien. Même si elles savent que je suis dans la dèche financière, que ma santé décline, que je ne prends plus de médicaments depuis trois semaines avec les conséquences qui viennent avec , que mon alimentation est déficiente , que je risque l'expulsion de mon logement. que je suis acculé à la faillitre personnelle, etc.. Malgré tout cela..Elles vivotent. Font du sur-place. Disent qu'elle me comprennent mais ne sont pas du tout pro-actives. C'est trop politique tout cela et pas assez humanitaire.

De ma propre initiative j'ai contacté mon employeur, ce matin. Et je compte les harceler un petit peu. Pas trop.

Je veux juste mon dû. Ma paye d'invalidité . Pour le moment.
Ensuite ce sera un autre combat plus profond . Plus moral. En temps et lieu.Mais je prépare cela, lentement mais sûrement.

Je n'ai rien à perdre, fondamentalement, car comme le lien de confiance est rompue, qu'ils m'ont cassé, je ne crois plus que je pourrai, dans l'avenir, re-travailler pour eux.

Enfin...

Bonne journée.
xxx

Dormir dans un phare






Corsewall Lighthouse” est un hôtel de charme tout à fait unique et fascinant qui vous offre une expérience sans pareil. Le phare authentique, datant du début du XIXe siècle et situé sur l’une des côtes les plus spectaculaires de l’Écosse, est encore en état de fonctionnement et son feu guide toujours les navires arrivant de l’embouchure du Loch Ryan. De ses galeries et espaces communs les hôtes peuvent profiter d’une gamme de vues tout simplement magnifiques de la péninsule de Kintyre, le fjord Firth of Clyde, les îles d’Arran et d’Ailsa Craig et, quand il fait beau, parfois même la côte de l’Irlande. Pour les passionnés de la nature, les environs du phare historique vantent une flore et une faune abondantes, une grande variété d’espèces maritimes et terrestres.
Et une myriade d’activités vous attend le long du littoral et dans les forêts voisines. Vous pourrez explorer les alentours suggestifs de l’hôtel de luxe à pied ou à cheval/poney, observer les oiseaux et quelquefois des cerfs et d’autres animaux sauvages dans les bois, ou bien, opter pour une excursion en Irlande… - on y trouve quelque chose pour tous les goûts. Amoureusement décorées, les chambres raffinées aux tonalités de bleu et de vert évoquent les riches couleurs de la mer et du paysage captivant écossais, et elles reflètent l’ambiance particulière, presque mystique, qui flotte toujours dans l’ancien phare imposant.
Pourquoi est-ce donc si loin ? Sniff sniff !

lundi 16 novembre 2009

Prête-moi ta plume, pour écrire un mot 3

Voici des informations sur mon hérédité.
Je suis une moitié de bouvier bernois.
Mais j'en ai dedans, tout de même.
Bonne connaissance de moi. Par ricochet.
Coralie
MES ORIGINES

Bouviers (la dénomination véritable du Rottweiler est d'ailleurs Bouvier Allemand )

  • Le nom du Rottweiler vient d une localité nommée Rottweil, située dans le Wurtemberg en République fédérale d Allemagne.

  • Certains historiens prétendent que ce molosse(en Épire, molosse veut dire chien de pays des molosse) accompagnait les légions romaines dans leurs conquêtes, se reproduisant un peu partout dans les avant postes qui s'établissaient tout le long de la marche des armées.
  • Les bouchers de Rottweil remarquèrent que ce chien était un excellent gardien de troupeaux. Comme ils avaient grandement besoin de protection lorsqu'ils rentraient des marchés où ils avaient acheté des bestiaux, ils adoptèrent ces chiens, qui allaient les défendre contre les voleurs de bétail.Ces chiens, qui ne s'appelaient pas encore Rottweiler à l'époque, étaient des idéale pour mener à bon port les bestiaux et leurs propriétaires.Les bouchers de Rottweil eurent en outre l' idée de suspendre au cou des chiens les bourses contenant l'argent dont ils avaient besoin pour acheter leurs bêtes. Dès lors, personne n'attaqua plus les Bouchers à l'aller ni les troupeaux au retour. Ces commerçants, étant les premier à utiliser ce chien, lui donnèrent le sobriquet de Metz-Gerhund , qui signifie( chien de Boucher) , en Allemand.

  • Au début du 20ième siècle, une nouvelle réglementation interdit de transporter le bétail par la route et on dut dès lors asurer le transport de celui-ci par train.Le Rottweiler n'étant plus d'aucune utilité pour les Bouchers, la race commença à décroître. Heureusement, certains Cynologues remaquèrent combien le Rottweiler était facile à dresser.Ils observèrent sont courage et sa ténacité et se rendirent compte que l'on pouvait en faire un gardien et un protecteur redoutable, et même un chien policier, rôle qu'i joue encore aujourd'hui en Autriche et en Allemagne.Les allemands le dressèrent afin de le faire travailler avec des brigades spéciales de police destinées à canaliser les manifestations de rue. Au Brésil, le Rottweiler participe de nous jour aux manœuvres de l'armée et est même entraîné comme chien parachutiste…

  • Certain historiens considèrent comme vraisemblable que le Rottweiler descende des grands molosses qui serais arriver en Europe avec les armées Grecques pendant la querres médiques(les querres médiques ont eu lieu au 5ième siècle avant notre ère ; les mèdes vivaient à l'emplacement de l' Iran actuel).Son ancêtre serait donc originaire de Perse.

  • En Amérique du nord au début des années 30 et l'Americain Kennel Club reconnu la race en 1935.

dimanche 15 novembre 2009

Karl et son saint aiëul




Frère André, le premier saint québécois?

Le frère André pourrait bientôt devenir le premier homme né au Québec à accéder au panthéon des saints de l'Église catholique. (...) Pour les uns, le frère André était simplement le portier du collège Notre-Dame, à Montréal. Pour d'autres, il était le fondateur de l'oratoire Saint-Joseph et... un homme de miracles. Au fil des ans, 10 millions de personnes ont signé des pétitions pour qu'il soit reconnu comme un saint homme. Paul VI l'a déclaré vénérable en 1978, et puis Jean-Paul II l'a béatifié en 1982. Mais depuis, plus de nouvelles. Ou presque.

Des miracles! C'est qu'il faut des miracles pour devenir un saint. Et il en manquait un au dossier du frère André. Or, en février, surprise, une commission médicale du Vatican concluait qu'il y avait bel et bien eu un miracle, et samedi dernier, une autre commission du Vatican a conclu que le miracle pouvait être attribué au frère André. C'est une étape cruciale! Il ne reste qu'une autre étape. Le Vatican doit déterminer si l'histoire du frère André est d'intérêt pour l'ensemble de la communauté catholique. Certains rêvent déjà d'une grande cérémonie, place Saint-Pierre.


Quel personnage! Je ne sais pas si le frère André fait l'unanimité au Québec. Bien des gens ont oublié le personnage, alors que toute une génération n'a aucune idée de ce qu'il a été. Mais quand même... On ne peut pas rester sans réflexion quand on sait qu'à son décès, en 1937, un million de personnes sont venues saluer le petit portier du collège Notre-Dame. UN MILLION! Quelle était la population du Québec à l'époque? Il se pourrait bien que ce soit une des plus grosses cotes d'appréciation de l'histoire du Québec.
Je ne veux rien enlever aux mérites du frère André. Je ne cherche pas non plus à discuter la validité de son oeuvre. Même pas ses miracles. Après tout, croyant ou pas, force est de reconnaître que l'oratoire Saint-Joseph, à Montréal, dont il est l'initiateur, est devenu un monument gigantesque. Des millions de gens y viennent chaque année. Haut lieu de pèlerinage religieux et spirituel. Haut lieu touristique tout court. Aucun doute. Le premier Québécois? Mais voilà. L'année dernière, nous célébrions le 400e de la Ville de Québec. Mégacélébration au cours de laquelle on n'a pas manqué de souligner comment notre société se serait construite sur la foi catholique.
Quatre cents ans et aucun homme né ici au panthéon des saints de l'Église? Jean-Paul II a fait plus de saints et de bienheureux que tous les papes réunis avant lui. Il voulait offrir au monde d'aujourd'hui d'autres modèles d'hommes et de femmes que ceux que nous offrent nos sociétés de consommation. Mais pour le moment, aucun homme né au Québec ne se trouve sur la liste de ces personnalités que l'Église considère comme exceptionnelles. Serait-ce une manière de comprendre le détachement des Québécois qui ne s'identifient plus beaucoup à cette institution? La possible canonisation du frère André est décidément une bonne nouvelle pour l'Église d'ici qui en a bien besoin.
Alain Crevier, Radio-Canada
Petite anecdote personnelle. Il y a quelques années, j'ai eu dans ma classe, l'arrière -arrière ( petit )neveu du Frère André. C'était le frère de son arrière grand-père, ou arrière-arrière. Je ne sais plus. C'est spécial quand tu enseignes, et que tu pales de quelqu'un de connu, de célèbre, et qu'une main se lève et qu'un kid prend la parole pour dire : Il fait partie de ma famille ! Sur le coup, tu te dis, il me niaise, il veut attirer l'attention. Mais si c'était le cas, il aurait sans doute choisi quelqu'un d'autre. un joueur de hockey, un rappeur, je ne sais trop. Pas un religieux d'un autre siècle qui prétendait guérir les malades. Sauf que ce qu'il nous en a raconté, par la suite, était crédible.
Et physiquement, cela se voyait aussi.
En apprenant la nouvelle, j'ai pensé à Karl et à son Aïeul.
Lorsqu'il sera Saint pour vrai, je pourrai dire avoir connu le parent d'un saint.
!!!!!

samedi 14 novembre 2009

Serge Boucher : passer aux aveux

Non seulement Serge Boucher est un dramaturge prolifique... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

Non seulement Serge Boucher est un dramaturge prolifique qui a plus d'une demi-douzaine de pièces derrière lui, mais l'auteur d'Aveux est aussi un verbomoteur impénitent, voire un livre ouvert que l'autocensure ne semble pas avoir trop contaminé.


Avant la série Aveux, Serge Boucher avait beaucoup écrit pour le théâtre mais toujours dit non à la télévision. Même en disant oui à la SRC, il est passé à un doigt d'abandonner, au moins trois fois, un projet qu'il croyait ne pas maîtriser. Heureusement, Serge Boucher a persévéré et accouché, pour notre plus grand bonheur et le sien, de la série la plus fascinante de l'automne.

Serge Boucher, 46 ans, aime raconter qu'il est né à l'âge de 4 ans sur une banquette du resto Chez Denis, à Disraeli. Le restaurant appartenait à ses parents, Denis et Claire, et d'aussi loin qu'il se souvienne, tous ses souvenirs d'enfance partent de ce lieu qui lui offrait aussi bien des visages, des dialogues et des personnages qu'un point de vue sur le monde.

«Le resto était ouvert 24 heures sur 24. On l'appelait le Petit Montréal parce que le monde des environs venait y faire son tour. Moi, je pouvais passer des heures devant le passe-plat à regarder les habitués et les serveuses. Comme le resto servait aussi de terminus d'autobus, le vendredi soir, je voyais les topless débarquer avec leurs postiches et leurs talons hauts. Des années plus tard, à la polyvalente, quand j'ai découvert le théâtre de Michel Tremblay, c'était comme retrouver mon monde à moi.»

L'entrevue vient à peine de commencer, dans la salle de réunion d'une agence, que Serge Boucher m'a déjà déballé avec force détails et un regard attendri tout un pan de sa vie à Disraeli, à Victoriaville et même à Napierville, où il a enseigné le français au secondaire pendant 17 ans.

Constat: non seulement Serge Boucher est un auteur de théâtre prolifique qui a plus d'une demi-douzaine de pièces à son actif, mais il est un verbomoteur impénitent, voire un livre ouvert que l'autocensure ne semble pas avoir trop contaminé.

Pourtant, dans des pièces comme Motel Hélène ou 24 poses, ses personnages parlent abondamment, mais généralement pour ne rien dire ou pour cacher quelque chose: un malaise, un vide, une souffrance, un lourd secret de famille. C'est aussi le cas dans la série Aveux, l'histoire d'un jeune de 18 ans qui a fui sa famille d'adoption et qui, 10 ans plus tard, après avoir refait sa vie sous une autre identité, est rattrapé par son passé.

«Mon moteur, c'est d'abord et avant tout la cellule familiale, mais c'est vrai que j'ai une grande fascination pour le non-dit, pour ce qui est entre les lignes, pour le malaise, en fin de compte. Dans le cas d'Aveux, le malaise est dû à un énorme malentendu et au fait que, si tout le monde avait ouvert sa gueule au bon moment et avoué chacun sa petite affaire, on aurait évité bien des drames.»

Paradoxal

Ironiquement, celui qui sait si bien faire éclater les malaises sur scène ou au petit écran évite de le faire au quotidien.

«Ma plus grande peur, dans la vie, c'est de faire de la peine aux autres et de les blesser avec mes paroles. Je suis le dernier qui veut que ça pète dans les soupers de famille. Je sais que ça peut sembler paradoxal, mais disons que ce n'est pas le seul paradoxe qui m'habite. Enfant, une partie de moi voulait être Joël Denis et danser les claquettes, et l'autre partie voulait être moine.»

Joël Denis a gagné la première manche puisque, à l'adolescence, Boucher a effectivement remporté des championnats de danse à claquettes. À cette époque, ses parents avaient vendu leur resto et tenaient un dépanneur à Victoriaville. Serge, le plus jeune des trois enfants, avait un autre grand rêve après les claquettes: celui d'être le plus grand acteur au monde.

À 17 ans, il est accepté à l'Option-théâtre du cégep Lionel-Groulx et croit que son rêve est sur le point de se réaliser. Erreur.

«Ç'a été ma première grande claque sur la gueule parce que, jusqu'à ce moment-là, je n'avais douté de rien, surtout pas de moi-même ni de ma petite taille. Et là tout à coup, je me voyais comme je ne m'étais jamais vu. Résultat: j'ai passé trois ans à me déconstruire. J'ai perdu toute confiance en moi et, à 20 ans, je suis sorti de l'école avec un cuisant sentiment d'échec. Je savais que je n'avais pas le talent pour devenir acteur, mais j'avais la certitude que ma place était au théâtre. Le problème, c'est que je n'avais aucune idée de la façon d'y parvenir. Ç'a été ma période tunnel.»

Pour sortir du tunnel, Boucher retourne vivre chez ses parents, à Victo, et les aide au dépanneur. Puis, ayant économisé suffisamment d'argent, il s'inscrit à l'UQAM en enseignement de la langue maternelle au secondaire.

«La première année de mon bac, je me suis mis à écrire ma première pièce de théâtre dans le sous-sol de mes parents . Et tout de suite, devant cet univers hyperréaliste qui était en train de prendre forme, j'ai senti que je tenais quelque chose comme une couleur personnelle.»

De l'école à la télé

Sa première pièce s'intitule Natures mortes. C'est Michel Tremblay, lui-même en personne, qui la met en scène au Quat'Sous. Entre-temps, Serge Boucher a commencé à enseigner à temps plein à l'école secondaire Pierre-Bédard, à Saint-Rémi. Il a une centaine d'élèves divisés en quatre groupes. Et contre toute attente, l'enseignement le comble.

«J'ai commencé à enseigner pour gagner ma vie, mais j'ai été pris à mon propre piège. J'ai aimé ça. L'école a été ma bouée, ma base, ma sécurité. J'ai pris un plaisir immense à enseigner, mais je dois avouer aussi que ça a fait mon affaire d'être enseignant. Je veux dire : d'avoir cette étiquette-là et d'être quelqu'un de normal, sans démesure, plutôt qu'une bébitte. Mon besoin de me conformer était tel que j'ai mis des années à assumer que, en plus d'être enseignant, j'étais aussi auteur de théâtre.»

Pourtant, l'auteur de théâtre ne chôme pas. À partir de 1998, Boucher écrit pratiquement une pièce par année. Toutes seront couronnées de succès depuis Motel Hélène, Les bonbons qui sauvent la vie, Avec Norm, et 24 poses, qui fera l'objet d'une captation télé et qui lui ouvrira les portes de la télévision.

En réalité, les portes de la télévision lui sont ouvertes depuis longtemps, mais Boucher n'a pas envie de faire le saut. Il gagne bien sa vie dans l'enseignement. Écrire pour le théâtre le comble entièrement. Pourquoi prendre le risque d'aller nager dans des eaux inconnues et de s'y noyer? Après avoir longtemps hésité, il finit par se laisser convaincre d'écrire une suite télé à 24 poses. Mais, six mois plus tard, il abandonne le projet et propose plutôt l'ébauche de ce qui deviendra Aveux.

«Je suis parti avec la question: comment peut-on passer à côté de ce que les autres sont en train de vivre ou de mourir? Mais au bout de trois épisodes, j'ai voulu tout lâcher. Je me regardais écrire et j'entendais une petite voix qui me critiquait tout le temps et qui me disait que j'étais en train de fabriquer une maison Bonneville plutôt qu'une authentique maison en bois. Et puis, juste au moment où j'allais tout abandonner, est arrivée Myriam Pavlovic, une femme d'une grande humanité et conseillère à la scénarisation hors pair, qui m'a rebranché sur le projet et redonné la foi. Je ne la remercierai jamais assez.»

Au bout du compte, Serge Boucher a mis cinq ans de sa vie à écrire Aveux, cinq ans où il n'a jamais vu ou imaginé une seule image dans sa tête.

«Au théâtre, ce qui compte avant tout, c'est le ton. On écoute plus qu'on regarde. C'est pour ça que de voir ce que j'avais écrit mis en images par Claude Desrosiers a été un choc autant qu'une révélation.»

Depuis, Serge Boucher l'avoue sans ambages: Aveux lui a donné la piqûre de la télévision. Il n'abandonne pas le théâtre pour autant. Sa nouvelle pièce, Excuse-moi, sera montée chez Duceppe au printemps. En attendant, il planche déjà sur une nouvelle série. Le titre de travail? Apparences. Le sujet? Impossible de lui faire avouer...


Nathalie Petrowski
La Presse

Trouble d'adaptation






Quand je vois toutes ces casquettes, ou couvre-chefs sévir dans les endroits publiques !



Quand j'entends tout le silence des merci et des s'il-vous-plait des grandes personnes !



Quand j'ai de la misère à marcher sur un trottoir..à cause des cyclistes , des patineurs à roues, des promeneurs de chienchiens ou des simples passants qui te fonçent dessus !



Quand j'entends tous ces TU des jeunes commis, caissiers, serveurs, etc..






Je me sens fort vieux, et inadapté.



Incapable de vivre dans mon temps et d'accepter..les modes, les changements. Les nouvelels valeurs derrière.






Mais je ne sais pas pourquoi, mais ce sont les saudites casquettes qui me mettent le plus en rogne. Après la saudidite gomme.



Il y en a partout. Tout le temps. Qu'il fasse chaud, qu'il fasse frette. Qu'il vente ou non. Elles recouvrent les têtes, invariablement. Pour le look uniquement, ma foi. Mais c'est laid et pas très chic.






Je dois viellir. J'aurai 50 ans, dans deux ans. ¸



Chaque génération vit son choc culturel, un jour ou l'autre, j'imagine.






Mais quand on ne veux pas s'adapter, qu'est-ce que l'on fait ?



À part de chiâler ?



Je n'ai tellement pas été éduqué ainsi.

jeudi 12 novembre 2009

Non, non. Au secours ! Pitié, surtout !!!!

Denis Coderre veut diriger le Parti libéral


Denis Coderre estime que la venue d'un nouveau chef de cabinet au bureau de... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)

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Photo: Robert Mailloux, La Presse


Hugo de Grandpré
La Presse

Denis Coderre estime que la venue d'un nouveau chef de cabinet au bureau de Michael Ignatieff lui donne raison d'avoir dénoncé la trop grande influence de Toronto dans les affaires du Parti libéral du Canada, lors de sa démission comme lieutenant, il y a un peu plus d'un mois.

À l'émission Christiane Charette à la radio de Radio-Canada, le député de Montréal a aussi clairement exprimé son désir de devenir un jour chef du Parti libéral - moins de deux jours après les résultats médiocres obtenus par sa formation lors des quatre élections partielles qui se sont tenues au pays.

M. Coderre, qui a réitéré son appui à Michael Ignatieff, a encore une fois indiqué qu'il ne regrettait pas la manière dont il a remis sa démission à titre de lieutenant du Québec, il y a un peu plus d'un mois.

Le député de Bourassa s'était attiré les foudres de plusieurs de ses collègues libéraux en dénonçant le contrôle de l'establishment de Toronto sur les affaires du parti au Québec.

«J'ai lancé un message clair par rapport à un certain processus et trois semaines plus tard, M. Ignatieff procédait à un changement en règle de son cabinet. Donc, il y a une réalité là», a souligné M. Coderre.

Il y a deux semaines, le chef de cabinet de M. Ignatieff, Ian Davey, un avocat de Toronto, a été remplacé par l'ancien directeur des communications de Jean Chrétien, Peter Donolo. Bien que certains n'aient pas encore dévoilé leurs intentions, il y a fort à prévoir que M. Davey et son entourage reprendront le chemin de la capitale ontarienne.

Questionné par l'animatrice pour savoir si l'arrivée du nouveau chef de cabinet lui était entièrement attribuable, M. Coderre l'a en partie nié. «Pas juste à cause de moi, a-t-il dit. Mais c'est sûr que la venue de Peter Donolo me donne raison et pour moi, c'était un geste draconien mais qui pouvait devenir une opportunité pour M. Ignatieff, et je pense qu'il a saisi la balle.»

Par ailleurs, M. Coderre a exprimé de manière on ne peut plus claire sa volonté de devenir un jour chef du Parti libéral du Canada. «Je n'ai jamais caché que je voulais mener la destinée de mon parti, mais j'ai toujours été loyal envers mes chefs», a-t-il indiqué.

Mais «la vie nous apprend à être patient», a ajouté le député.

Denis Coderre s'est dit encouragé par la réaction de la population et les nombreux témoignages d'appui qu'il a reçus sur le site de réseautage Facebook, dont il est un utilisateur assidu.

«J'ai toujours dit que je voulais faire de la politique et que je voulais être une voix pour ceux qui n'en avaient pas, ceux qui en avaient moins. Alors, je suis député toujours», a-t-il lancé.